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Revenu des ménages : des gains en milliards DH entre 2022 et 2024

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140 milliards DH de plus en deux ans et un pouvoir d’achat en nette amélioration de 5,1 points

Pouvoir d’achat : Une amélioration nette du revenu disponible brut (RDB) des ménages est observée avec une hausse significative durant la période 2022-2024. Les détails.

Alors qu’il n’était que de 913 301 millions de dirhams en 2022, le revenu disponible brut (RDB) des ménages au Maroc a bondi en 2024. C’est ce qui ressort de la dernière publication du HCP au sujet de l’arrêté des comptes nationaux des secteurs institutionnels de l’année 2024. Dans le détail, le revenu disponible brut (RDB) des ménages a enregistré une évolution de 6,7% en 2024 pour atteindre 1059,7 milliards DH. «La rémunération des salariés a contribué à hauteur de 45,3% à ce revenu, avec une progression de 6,7%. Le revenu mixte, incluant l’excédent brut du service de logement, a représenté 39,4% du RDB des ménages et a connu une évolution de 4%. Par ailleurs, les revenus de la propriété nets ont enregistré une forte progression de 10,6%, ces revenus ajoutés aux prestations sociales et autres transferts nets ont contribué de 32,9% au RDB des ménages», note le HCP. «La dépense de consommation finale des ménages a absorbé 89,2% du revenu disponible brut des ménages. Ainsi, le taux d’épargne des ménages s’est situé à 11,3%.

Le taux d’épargne des ménages s’est situé à 11,3%. 

De leur côté, les transferts sociaux en nature ont évolué de 9,5% contre 4,0% en 2023. Par conséquent, la consommation finale effective des ménages a atteint 1080 milliards DH contre 1014,9 l’année précédente. Par habitant, le revenu disponible des ménages a atteint 28808 DH en 2024 au lieu de 27176 DH en 2023 enregistrant ainsi une hausse de 6%. Suite à l’évolution de 0,9% de l’indice général des prix à la consommation en 2024, le pouvoir d’achat des ménages s’est amélioré de 5,1 points contre 1,8 points enregistrés en 2023», poursuit la même source. Il faut préciser que l’arrêté des comptes nationaux des secteurs institutionnels de l’année 2024, qui représentent la séquence complète des comptes non financiers et financiers, montre que le produit intérieur brut (PIB), aux prix courants, a enregistré une valeur de 1596,8 milliards DH en 2024, en hausse de 7,9% par rapport à l’année 2023. De même, les sociétés financières et non financières ont créé 45,7% de la richesse nationale et ont disposé de 16,6% du revenu national brut disponible.

Elles ont contribué pour 60,3% à l’épargne nationale et pour 59,2% à l’investissement (formation brute du capital fixe). Pour sa part, le secteur des administrations publiques a créé 14,8% du PIB et 20,3% du revenu national brut. Sa part dans la FBCF nationale était de 14,7%. De leur côté, les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ont produit 28,4% de la richesse nationale et ont disposé de 63,1% du revenu national brut disponible. Ils ont participé à la création de 26,8% de l’épargne nationale et de 26,1% de l’investissement. Aussi, le pouvoir d’achat des ménages s’est amélioré de 5,1 points au lieu de 1,8 points en 2023.

PIB

Selon le HCP, l’économie nationale a affiché un produit intérieur brut (PIB) en valeur de 1596,8 milliards DH en 2024, en augmentation de 7,9% par rapport à 2023. Le secteur des sociétés (financières et non financières), premier producteur de la richesse nationale, a enregistré une contribution au PIB de 45,7%. Celle des administrations publiques s’est établie à 14,8% du PIB au lieu de 15% en 2023. La participation des ménages et ISBLSM s’est située à 28,4% du PIB au lieu de 29,5% une année auparavant et les impôts nets de subventions sur la production et les importations ont augmenté de 1,2 point par rapport à 2023 pour atteindre 11,1% du PIB. «L’épargne nationale, avec 461,7 milliards DH en 2024, s’est améliorée de 11,6% par rapport à l’année précédente. Les sociétés financières et non financières y ont contribué à hauteur de 60,3%, les ménages et les ISBLSM à 26,8%, et les administrations publiques à 12,9%.

Le besoin de financement de la nation a été de 18,5 milliards DH en 2024 et a représenté 1,2% du PIB. 

La formation brute du capital fixe (FBCF), de son côté, s’est établie à 422,5 milliards DH en 2024, en amélioration de 13,9% par rapport à 2023. Ceci est dû à une forte reprise des investissements des sociétés à la hausse de 19,9%, d’une évolution de 7,9% de la FBCF du secteur des ménages et ISBLSM et d’une évolution de 3,2% de la FBCF des administrations publiques», précise la même source ajoutant que les sociétés (financières et non financières), ont contribué de 59,2% de la FBCF nationale en 2024.
De leur côté, les ménages et ISBLSM ont contribué de 26,1% au lieu de 27,5%, celle des administrations publiques s’est située à 14,7% au lieu de 16,2%.

Besoin de financement

Globalement, le besoin de financement de la nation a été de 18,5 milliards DH en 2024 et a représenté 1,2% du PIB au lieu de 0,9% une année auparavant. Cette détérioration résulte principalement du passage du secteur des sociétés non financières d’une capacité de financement de 11,9 milliards DH à un besoin de financement d’environ 8,2 milliards DH. De leur part, les sociétés financières ont connu un creusement de leur besoin de financement qui a atteint 9,1 milliards DH en 2024. Alors que le secteur des Administrations publiques a connu un allègement de son besoin de financement de 12,2 milliards DH en 2024. Aussi, les ménages (y compris ISBLSM) ont vu leur capacité de financement s’améliorer de 10,9 milliards DH. Par ailleurs et pour couvrir leurs besoins de financement, le secteur des administrations publiques a toujours eu recours à l’endettement intérieur et extérieur. «En effet, les émissions du trésor public dans le marché intérieur ont marqué une hausse importante, affichant ainsi un flux net de l’ordre 48,8 milliards DH en 2024 contre 40 milliards DH en 2023. De sa part, l’endettement extérieur de ce secteur a enregistré un flux net de l’ordre 19 milliards DH en 2024 contre 34,9 milliards DH en 2023. A ce niveau, le flux net des titres de créances négociables émis à l’international a affiché une valeur négative de -9.4 milliards DH en 2024 contre 24,1 milliards DH en 2023», conclut la note du HCP.

C’est le titre de la boite

Sociétés non financières

Statistiques. Les sociétés non financières (SNF) ont affiché une baisse remarquable des crédits bancaires. Ainsi, le flux net des crédits accordés aux SNF a enregistré 12,9 milliards DH en 2024 contre 19,9 milliards DH en 2023, représentant ainsi 15,1% et 38,7% de leurs engagements, successivement pour 2024 et 2023. L’endettement des ménages (y compris les entrepreneurs individuels) auprès des banques a affiché une légère augmentation.

A ce propos, le flux net des crédits a enregistré 13 milliards DH en 2024 contre 12 milliards DH en 2023. Cependant, les dépôts ont enregistré une forte augmentation, affichant un flux net de l’ordre de 86,8 milliards DH en 2024 contre 66,9 milliards DH en 2023, ce qui représente 92,5% et 88,3% de leurs avoirs respectivement. En outre, les sociétés financières (SF) ont enregistré une régression importante des crédits contre une forte amélioration des dépôts. En effet, le flux net des crédits accordés par ce secteur est passé de 65,5 milliards DH en 2023 à 41,9 milliards DH en 2024. En revanche, les dépôts auprès de ces établissements ont affiché un flux net de l’ordre de 152,3 milliards DH en 2024 contre 88 milliards DH une année auparavant.

Performances

Richesses nationales

Le secteur des sociétés (financières et non financières), premier producteur de la richesse nationale, a enregistré une contribution au PIB de 45,7%.

Epargne

L’épargne nationale, avec 461,7 milliards DH en 2024, s’est améliorée de 11,6% par rapport à l’année précédente. Les sociétés financières et non financières y ont contribué à hauteur de 60,3%.

Revenu national brut

Les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) ont produit 28,4% de la richesse nationale et ont disposé de 63,1% du revenu national brut disponible.