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Intelligence académique: Dans un contexte d’incertitude, il faut former autrement…

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Contenu pédagogique
Dr Samar Mouchawrab, PhD ingénieure et vice-présidente des affaires académiques à Mundiapolis, revient sur cette notion pour expliquer ce qui gagnerait à être changé dans la manière de former la jeunesse dans un environnement en perpétuel changement et donc marqué par l’incertitude.

Comment cultiver les esprits dans un avenir incertain ? C’est la thématique retenue par Dr Samar Mouchawrab, lors de la 5ème édition du Congrès international de développement personnel et professionnel en tant que panéliste.

Pour elle, il est impératif de former autrement compte tenu du fait que les technologies, émergentes, disparaissent en quelques années. Les métiers évoluent, certains disparaissent, d’autres apparaissent. Le monde est frappé par de grands changements. Et c’est dans ce contexte que l’académicienne préconise de redéfinir l’intelligence. Elle en révélera cinq dans son exposé : l’intelligence cognitive, l’intelligence émotionnelle, l’intelligence sociale, l’intelligence adaptative et enfin l’intelligence éthique. L’intelligence cognitive est celle sur laquelle on se base aujourd’hui mais qui peut donner du sens à ce savoir sans l’intelligence émotionnelle. Cette dernière agit en effet sur l’incertain et le stress. L’intelligence sociale renvoie au fait que les individus vivent dans un monde interconnecté. «Il faudra avoir cette intelligence sociale pour s’accorder à d’autres individus», affirme Dr Mouchawrab.
L’intelligence adaptative est celle qui va permettre aux personnes de s’adapter et d’évoluer dans un monde en perpétuel mouvement. Les contenus pédagogiques eux-mêmes changent en fonction de cette nouvelle donne.
L’intelligence éthique est aussi à inculquer dans le cadre académique car elle permet d’évoluer tout en respectant les valeurs et les principes régissant un écosystème donné. Ce n’est que de cette manière que l’Etat de droit sera instauré et préservé dans une cité donnée.

L’experte abordera aussi l’IA qui aujourd’hui change les paradigmes. Cette dernière apporte beaucoup de savoirs mais c’est à nous d’apporter du sens et du jugement dans ce contenu. Pour l’intervenante, c’est cette intelligence qui doit venir se rajouter aux autres intelligences pour faire face à l’univers incertain dans lequel nous évoluons désormais.
L’experte expliquera qu’ «au fil des ans les académiciens ont compris qu’un cheminement s’est opéré du savoir au pouvoir d’apprendre. Pendant longtemps, enseigner signifiait transmettre : je sais, tu apprends. Mais aujourd’hui, apprendre signifie évoluer. Et la compétence la plus précieuse n’est plus ce que l’on sait. Il s’agit plutôt de la capacité à apprendre continuellement». Les pédagogies doivent être pensées pour l’incertain.

C’est ainsi que les programmes pédagogiques intègrent désormais l’interdisciplinarité parce que le réel ne rentre jamais dans une seule matière. L’apprentissage expérientiel et par projet est aussi retenu dans les processus académiques parce que l’action de faire transformer est meilleure qu’écouter. La collaboration est aussi indiquée désormais parce que l’avenir sera collectif. Les académiciens ont tout aussi à gagner à retenir l’évaluation par progression et non uniquement par performance. «Car un zéro ne dit rien sur le potentiel d’une personne», précise la vice-doyenne. Enfin, l’approche humaine et l’intelligence artificielle ne doivent pas être placées en compétition mais en complémentarité plutôt. Beaucoup de personnes pensent que l’IA va remplacer l’humain mais il s’agit d’un non-sens. «Il faut voir cette IA comme un amplificateur de capacités et non un adversaire».

En guise de conclusion, l’experte est catégorique dans le fait que «former un esprit ce n’est pas seulement le remplir c’est l’aider à s’éveiller, à réfléchir et à créer son propre chemin…». Elle valorisera plusieurs qualités que devrait désormais avoir l’apprenant pour réussir dans ce nouveau monde en perpétuel mouvement. Tout d’abord la curiosité est très importante pour entretenir l’envie d’explorer. Le sens permet à l’étudiant de savoir pourquoi il apprend. La confiance fait évoluer l’individu de la situation «je peux essayer à je peux progresser». L’humilité acquise chez l’individu permet de le pousser vers l’apprentissage encore et encore. Enfin la résilience est le fait de pouvoir continuer même quand c’est difficile.

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