Hausse des salaires, protection sociale, aides directes aux ménages, santé, éducation : Pour sa 11ème étape dédiée à l’Oriental, le parti revendique l’efficacité gouvernementale et des réformes déjà visibles dans le quotidien des citoyens
Nador, 13 décembre 2025 : C’est dans cette ville pivot de l’Oriental que le RNI a choisi de faire escale pour la 11ème et avant-dernière étape de son road trip, la «Voie des réalisations » (Massar Al-Injazate) mis en marche il y a neuf mois depuis l’extrême sud du Maroc à Dakhla.
Plus qu’un simple rassemblement partisan, cette étape, comme les dix qui l’ont précédée, était un moment d’auto-évaluation, voire d’un exercice politique volontaire et courageux de reddition des comptes en revenant sur quatre années d’action gouvernementale, chiffres à l’appui. À Nador, ce jour-là, le message a été clair : l’heure n’est plus aux promesses, mais à l’évaluation des actes, de ce qui a été réalisé, de ce qui ne l’a pas été, de ce qui est en cours de l’être et même de ce qui a dépassé les objectifs initialement fixés.
D’entrée de jeu, le président Aziz Akhannouch a tenu à replacer le débat dans son contexte. « En 2021, chaque mot que nous avons prononcé était un engagement. Et chaque engagement est devenu pour nous une promesse à honorer », a-t-il rappelé. Une manière de souligner que le programme électoral n’a pas été conçu comme un discours de circonstance, mais comme une véritable feuille de route engageant l’action publique dans la durée.

L’investissement dans l’humain reste, selon le Chef du gouvernement, le choix fondateur.
Au centre de cette trajectoire, l’investissement dans l’humain reste, selon le Chef du gouvernement, le choix fondateur. « L’investissement le plus rentable, le plus durable, c’est celui qui concerne l’être humain », a-t-il insisté, plaçant ainsi la réforme de l’éducation au cœur du projet gouvernemental. Revalorisation du métier d’enseignant, réforme de la formation, amélioration des conditions d’apprentissage : autant de chantiers annoncés en 2021 et aujourd’hui concrétisés.
Les hausses de salaires d’au moins 1.500 dirhams dont ont bénéficié près de 330.000 fonctionnaires en est l’exemple le plus parlant. « Redonner de la considération à l’enseignant, c’était, là, une condition essentielle pour réussir la réforme de l’école », a affirmé Aziz Akhannouch. À cela s’ajoute la mise en place d’un nouveau parcours de formation sur cinq années après le baccalauréat, ainsi qu’un effort soutenu en milieu rural. Construction d’écoles et d’internats, développement des écoles communautaires, renforcement du transport scolaire : le nombre de bénéficiaires de ce dernier a progressé de 54%, traduisant une volonté affichée de réduire les inégalités territoriales dès le plus jeune âge.
L’autre pilier central du mandat concerne l’État social. Sur ce registre, le Chef du gouvernement a été catégorique : « La protection sociale n’est plus un slogan. C’est aujourd’hui un droit effectif pour tous les Marocains ». La généralisation de la couverture sanitaire repose sur un principe clair : chacun contribue selon ses moyens, tandis que l’État prend en charge l’adhésion de près de 4 millions de familles en situation de vulnérabilité.
Dans la même logique, le soutien social direct s’impose comme l’une des réformes sociales les plus structurantes de ces dernières années. « Nous avons voulu passer d’une aide ponctuelle à un mécanisme régulier, digne et transparent », a expliqué Aziz Akhannouch. Aujourd’hui, près de 4 millions de familles perçoivent une aide mensuelle comprise entre 500 et 1.200 dirhams, conformément aux Hautes Orientations Royales en matière de solidarité et de justice sociale.
Sur le plan économique, le discours s’est appuyé sur des indicateurs présentés comme des outils de lecture du quotidien des citoyens. « Les chiffres ne sont pas une fin en soi. Ce qui compte, c’est ce qu’ils changent dans la vie des Marocains», a souligné le président du RNI. En 2024, le PIB a enregistré une croissance de 7,9 %, le pouvoir d’achat a progressé de 5,1 % et l’investissement privé a augmenté de 20 % par rapport à 2023. Autant de signaux qui, selon lui, traduisent une dynamique de confiance et de création de richesse.
Pour autant, le ton est resté mesuré. «Nous ne sommes pas satisfaits à 100%. Les attentes sont fortes et nous devons aller plus vite », a reconnu Aziz Akhannouch, assumant la pression citoyenne comme un levier d’amélioration de l’action publique.
«Nous ne sommes pas satisfaits à 100%. Les attentes sont fortes et nous devons aller plus vite », a reconnu le président du RNI, assumant la pression citoyenne
comme un levier d’amélioration de l’action publique.
L’étape de Nador a également permis de faire le point sur les chantiers structurants engagés dans la région de l’Oriental, présentée comme une priorité à part entière. « Cette région a la même importance que toutes les autres régions du Royaume », a-t-il insisté. En matière d’infrastructures, 726 kilomètres de routes ont été réalisés pour désenclaver les territoires. Dans le secteur de la santé, l’hôpital provincial de Nador est proche de l’achèvement, tandis que les travaux se poursuivent à Berkane, Taourirt et Guercif, avec de nouveaux établissements programmés à Aïn Beni Mathar et Figuig.
La question de l’eau, cruciale dans l’Oriental, a occupé une place centrale. « L’eau est un enjeu de souveraineté et de stabilité sociale », a rappelé le Chef du gouvernement. Programmes d’urgence, renforcement du barrage Mohammed V, extension de l’irrigation goutte-à-goutte à 82.000 hectares avec un soutien public dépassant 4 milliards de dirhams : l’objectif est de sécuriser l’approvisionnement tout en préservant l’activité agricole et les revenus des petits exploitants.
Sur le front de l’emploi, la stratégie repose sur l’industrialisation et l’investissement productif. La zone d’accélération industrielle de Nador West Med, étendue sur 600 hectares, accueille déjà des unités industrielles majeures et génère des milliers d’emplois. Elle est complétée par l’extension de zones industrielles à Selouane, Oujda, Berkane et Jerada. Le tourisme bénéficie également d’un appui ciblé, avec une augmentation de 60 % de la capacité aérienne et l’accompagnement de dizaines de projets dans le cadre du programme « Go Siyaha ». L’artisanat et l’économie sociale, forts de plus de 8.600 coopératives et 80.000 artisans, complètent ce tissu économique régional.
Le message politique est resté constant : « Nous avons choisi l’action plutôt que le discours ».
Enfin, la jeunesse s’impose comme l’horizon stratégique du développement. « L’avenir du Maroc commence avec sa jeunesse », a affirmé Aziz Akhannouch. Universités, École nationale de l’intelligence artificielle à Berkane, formations aux métiers du digital, Cité des métiers et des compétences et centres d’insertion sociale et sportive visent à mieux aligner la formation sur les besoins du marché du travail.
En conclusion, le message politique est resté constant : « Nous avons choisi l’action plutôt que le discours ». Présent sur le terrain en dehors des échéances électorales, le RNI revendique une méthode fondée sur l’écoute, la proximité et l’évaluation. À Nador, plus qu’un bilan, c’est une trajectoire qui a été défendue : celle d’un Maroc en transformation, d’un État social en consolidation et d’un développement territorial plus équilibré.









