Selon l’ANP, le projet vise à transférer l’actuel port de pêche de Jorf Lasfar vers une zone avoisinante.
Stratégie : L’ANP poursuit sa stratégie de développement. Elle vient de lancer une étude d’impact environnemental et social de la construction du nouveau port de pêche dans le site de Sidi el Abed. Cette étude s’inscrit dans une perspective d’accompagner l’évolution du port de Jorf Lasfar pour lui donner la vocation d’un port pour vrac industriel.
L’Agence nationale des ports (ANP) a lancé une étude d’impact environnemental et social (EIES) relative au projet de construction d’un nouveau port de pêche sur le site de Sidi El Abed. « Cette étude s’inscrit dans une perspective d’accompagner l’évolution du port de Jorf Lasfar pour lui donner la vocation d’un port pour vrac industriel », indique l’ANP. Cette démarche s’aligne donc sur la stratégie de transformation du port de Jorf Lasfar, appelé à renforcer sa vocation de plateforme dédiée au vrac industriel et aux activités minéralières. Selon l’ANP, le projet vise à transférer l’actuel port de pêche de Jorf Lasfar vers une zone avoisinante. Un repositionnement qui répond à un double objectif, à savoir consolider le rôle industriel et minéralier du port de Jorf Lasfar, tout en remédiant aux multiples dysfonctionnements que connaît aujourd’hui l’infrastructure dédiée à la pêche. Dans ce sens, l’Agence évoque notamment les contraintes liées à la navigation, en raison de l’implantation du port de pêche au fond de la darse, ainsi que l’incompatibilité croissante entre l’activité halieutique, sa commercialisation et la future orientation industrielle du port. À cela s’ajoutent l’éloignement du site (situé à près de 15 kilomètres des principaux pôles urbains) et les difficultés de contrôle des flux de personnes et d’usagers.
Pour ce faire, l’étude d’impact devra se conformer au cadre législatif et institutionnel en vigueur, incluant les lois et décrets nationaux relatifs aux EIES, les conventions internationales applicables, ainsi que les normes environnementales exigées aux niveaux national et international. Elle comportera, dans un premier temps, une description détaillée de l’état initial du site susceptible d’être affecté par le projet, afin de définir précisément le périmètre de l’étude et la zone d’impact prévisible. De même, un diagnostic approfondi des données existantes sera ensuite réalisé. Il portera sur le milieu physique ( qualité de l’air, des eaux marines, environnement littoral et climat), le milieu biologique, le paysage, ainsi que le milieu humain, incluant les activités économiques, la qualité de vie, le bruit, la sécurité des riverains, l’emploi, les revenus et les infrastructures. Le niveau d’analyse devra permettre d’apprécier avec précision les effets potentiels du projet sur l’environnement et le tissu socio-économique local.
Parallèlement, le projet sera décrit dans toutes ses dimensions incluant la nature de l’activité envisagée, le coût estimatif, les travaux et aménagements projetés, justification économique, le choix du site d’implantation et différentes phases de réalisation. S’agissant des impacts environnementaux et sociaux, l’analyse couvrira l’ensemble du cycle du projet passant de la conception à l’exploitation. Elle évaluera les effets positifs et négatifs, directs et indirects, temporaires ou permanents, y compris les impacts cumulatifs. Une attention particulière sera portée à l’intensité, à l’ampleur, à la durée et à la réversibilité de chaque impact, ainsi qu’aux risques et bénéfices en matière de santé, de sécurité et de bien-être des populations. Chaque impact devra être identifié, mesuré et comparé aux standards de qualité environnementale et sociale en vigueur, notamment les seuils réglementaires, la protection des espèces menacées et les incidences sur le milieu social.
Dans la même logique, un plan de suivi et de surveillance environnementale et sociale sera élaboré. Il définira les modalités de contrôle tout au long des phases de réalisation et d’exploitation du projet, ainsi que les conditions de mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES). Ce dispositif permettra de vérifier l’efficacité des mesures de protection, d’atténuation ou de compensation prévues, à travers un suivi régulier de l’état de l’environnement, de la qualité des rejets et des eaux dans les zones adjacentes au site. Notant aussi qu’un programme spécifique de suivi du PGES devra également garantir, sur le terrain, le respect des engagements environnementaux, l’atteinte des indicateurs de performance et la conformité aux exigences de la réglementation nationale en vigueur. L’ouverture des plis relatif à cet appel d’offres s’effectuera le 8 janvier dans les bureaux de la direction générale de l’Agence nationale des ports à Casablanca.










