Relations historiques.
Le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique célèbrent, au cœur du Congrès US, un partenariat stratégique et les relations historiques liant les peuples. L’occasion a été de mettre en exergue la solidité de ce partenariat, fondé sur des valeurs communes, un dialogue politique constant et une coopération stratégique multiforme. Les détails.
Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis sont enracinées dans l’histoire. Pour célébrer cette amitié, une rencontre a été organisée, mardi soir, au Congrès US mettant en exergue le partenariat stratégique entre les deux peuples. À cette occasion, l’ambassadeur Youssef Amrani ainsi que plusieurs membres du Congrès et sénateurs des États-Unis ont tenu à rendre un vibrant hommage à l’amitié séculaire et aux relations privilégiées qui unissent le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique. Cette cérémonie, qui était suivie d’un dîner, a constitué un moment fort de célébration des 250 ans de relations historiques entre les deux pays. Elle a permis de mettre en exergue la solidité du partenariat maroco-américain, fondé sur des valeurs communes, un dialogue politique constant et une coopération stratégique multiforme.
C’est ainsi que tout le gratin politique de la capitale fédérale américaine s’est donné rendez-vous dans la fastidieuse « Kennedy Caucus Room» pour un honneur rare accordé par le Congrès US à un partenaire étranger. S’inscrivant dans le cadre de l’initiative « Project Legacy Morocco », cette soirée de gala a réuni des dignitaires politiques, sénateurs, congressmen, hauts responsables militaires, diplomates, ainsi qu’une représentation élargie de la communauté marocaine aux États-Unis. Une présence de très haut niveau qui témoigne de l’unanimité dont jouit le Royaume du Maroc auprès des décideurs américains, toutes formations politiques confondues, et du partenariat exceptionnel liant Rabat et Washington, érigé en modèle abouti de relations agissantes et structurées autour d’une vision claire et d’un engagement constant.
Des perspectives ambitieuses
Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc à Washington, a indiqué que grâce aux choix et à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, « il est aujourd’hui possible de célébrer non seulement les acquis innombrables d’un partenariat stratégique ancré dans l’histoire mais également les perspectives ambitieuses d’une relation d’amitié et de confiance singulière ». Et de relever : « Près de 250 ans de relations diplomatiques ne s’improvisent pas: ils se construisent, se renforcent et se préservent, tant ils reflètent avant tout un engagement qui n’a jamais flanché, une amitié qui n’a jamais hésité, et une vision qui a toujours fait valoir un sens particulier de loyauté, de compréhension et de respect ». L’ambassadeur du Maroc à Washington a ainsi rappelé que pour le Maroc, le partenariat stratégique avec les États-Unis est « le prolongement naturel d’un choix irréversible, constamment enrichi, valorisé et structuré par la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et celle de ses augustes prédécesseurs, de Feu Sa Majesté le Roi Hassan II à Sidi Mohammed Ben Abdallah, père fondateur de cette idylle diplomatique ». « Rien ni personne ne pouvait, il y a 250 ans, prévoir que deux nations si éloignées géographiquement deviendraient les partenaires d’exception qu’elles sont aujourd’hui, avec tout le particularisme qui caractérise leurs relations », a-t-il fait remarquer. Seul pays africain à avoir conclu un accord de libre-échange avec les États-Unis, le Maroc est également, explique M. Amrani, le premier pays à avoir lancé le plus grand exercice militaire conjoint sur le continent avec Washington. « Là où des âmes naïves verraient le fruit du hasard, des lectures géopolitiques plus averties comprennent qu’il s’agit d’une diplomatie d’action, d’une amitié de conviction et, surtout, d’une imbrication sans précédent des volontés et des visions atlantiques de part et d’autre de l’Atlantique », ajoute le diplomate.
Un degré de compréhension qui, comme l’a rappelé l’ambassadeur, a permis d’atteindre des niveaux de convergence avancés sur les questions les plus structurantes, tant pour le Maroc que pour les États-Unis. La reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud constitue une illustration explicite, a-t-il précisé notant que «nos deux pays se connaissent profondément, se comprennent excellemment et se soutiennent durablement, faisant prévaloir un dialogue constant qui ne s’inscrit ni dans la conjoncture ni dans des intérêts étriqués». Partant de là, Rabat et Washington restent unis par «un socle de valeurs, d’acquis et d’ambitions partagées qui permet de se projeter dans une dynamique continuellement ascendante de réalisations conjointes, laissant penser qu’aussi exceptionnels qu’aient été les 250 ans écoulés, ils ne constituent que le prélude à un avenir partenarial qui, à l’horizon, ne se fixe aucune limite », a affirmé l’ambassadeur.
Le Maroc, un allié incontournable
Dans des allocutions à cette occasion, plusieurs sénateurs et congressmen républicains et démocrates ont tenu à saluer l’amitié séculaire et la relation spéciale entre les Etats-Unis et le Maroc, qui trouvent leur origine dans la décision historique du Royaume de devenir en 1777 la première nation à reconnaître l’indépendance de la jeune République américaine. Dans ce sens, le sénateur républicain Tim Sheehy a tenu à rappeler qu’à une époque où « la nation américaine cherchait à s’imposer sur la scène internationale, le Maroc a été l’un des rares pays à lui apporter son soutien et à reconnaître sa légitimité ». Et de relever : « Aujourd’hui, et en ces temps d’incertitudes, qu’il s’agisse de la guerre contre le terrorisme ou de nouvelles menaces, il est plus important que jamais d’investir dans nos alliances et de rester fermes dans ces relations ». Pour sa part, le sénateur démocrate Tim Kaine a insisté sur l’importance stratégique de l’axe Rabat-Washington, relevant l’intérêt pour les Etats-Unis, qui marquent en 2026 le 250ème anniversaire de leur indépendance, de célébrer également cette relation spéciale avec «notre plus ancien partenaire diplomatique».
M. Kaine, également ancien gouverneur de la Virginie, a souligné que la relation avec le Royaume du Maroc reste « très importante pour les Etats-Unis et elle ne fera que gagner en importance». De son côté le congressman démocrate Jimmy Panetta a expliqué que près de 250 ans plus tard, le Maroc reste aujourd’hui l’un des plus anciens alliés de l’Amérique «avec lequel nous entretenons des relations de grande qualité tant au niveau diplomatique, militaire qu’économique ». Il souligne à cet égard que le Royaume du Maroc reste le seul pays du continent africain à être lié par un accord de libre-échange avec les États-Unis.









