Session ordinaire. Lors de la session ordinaire du conseil national du RNI organisée samedi à Rabat, le président du parti a annoncé un nouveau cap baptisé «la voie de l’avenir». Cette réunion a été l’occasion de faire le point sur les réalisations accomplies et les perspectives à venir. Les détails.
Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a tenu, samedi à Rabat, la session ordinaire de son conseil national, un rendezvous que son président Aziz Akhannouch a qualifié d’étape organisationnelle majeure dans le parcours du parti. Lors de cette réunion, le président du parti a lancé «la voie de l’avenir» après celles de la confiance, de développement et des réalisations. Selon lui, cette rencontre traduit la volonté constante du RNI de poursuivre la construction d’une médiation partisane responsable, dans un contexte national marqué par des transformations profondes et une confiance renouvelée dans l’avenir du pays. Intervenant à cette occasion, M. Akhannouch a souligné que le Maroc franchit un nouveau palier dans sa marche de développement, illustré notamment par l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et les préparatifs engagés pour l’accueil de la Coupe du monde 2030. Ces échéances sportives majeures, a-t-il estimé, consacrent l’émergence d’une nouvelle génération de réformes nationales.
Engagements et avancées
Le président du RNI est également revenu sur les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs stratégiques, affirmant que si les premières années de l’action gouvernementale ont été riches en réformes structurelles, l’année 2026 s’annonce comme une opportunité décisive pour consolider ces acquis, accélérer le décollage économique et concrétiser la transition sociale attendue. Évoquant les investissements publics, M. Akhannouch a indiqué que le volume de 380 milliards de dirhams prévu au titre de l’exercice budgétaire en cours ne relève pas de simples données statistiques, mais traduit une décision gouvernementale ferme, guidée par des priorités réelles et durables. Il a insisté sur le fait que l’action publique a toujours été orientée vers des choix concrets, loin des slogans de circonstance.
Sur le plan macroéconomique, le président du RNI a affirmé que le Maroc a su faire face aux différents chocs conjoncturels mondiaux, enregistrant une amélioration notable des indicateurs de croissance, avec une moyenne attendue avoisinant les 5% en 2025 et 2026. Cette dynamique s’explique principalement par les performances des secteurs non agricoles, dont la croissance moyenne s’est établie à 4,8% entre 2021 et 2024, ainsi que par la reprise du secteur agricole, dont la valeur ajoutée a atteint 6,3% en 2025.
M. Akhannouch a par ailleurs mis en avant la baisse progressive de l’inflation, passée de 6,6% en 2022 et 6,1% en 2023 à 0,9% Cette rencontre traduit la volonté constante du RNI de poursuivre la construction d’une médiation partisane responsable, dans un contexte national marqué par des transformations profondes et une confiance renouvelée dans l’avenir du pays. (D.R) en 2024 et 0,8 % entre janvier et novembre 2025. Cette évolution, a-t-il souligné, a contribué à la protection du pouvoir d’achat des ménages, grâce notamment à la compensation ayant atteint près de 132 milliards de dirhams entre 2021 et 2025, permettant de stabiliser les prix des produits de première nécessité. Cette trajectoire a été soutenue par des réformes budgétaires et fiscales ayant permis de réduire le déficit budgétaire à 3,8 % en 2024, contre 5,5 % en 2021, avec une projection de stabilisation autour de 3,5 % en 2025.
Dans le même temps, le taux d’endettement a reculé progressivement, passant de 72,2 % en 2020 à 67,7 % en 2024, avec des prévisions de 65,9 % en 2026. Les recettes fiscales ont, quant à elles, suivi une tendance haussière, atteignant 317 milliards de dirhams en 2024, avec des perspectives de 376 milliards en 2026. Le président du RNI a également relevé les performances record du secteur touristique et des transferts des Marocains résidant à l’étranger, qui ont atteint respectivement 113,3 milliards de dirhams en 2024 et 103 milliards à fin octobre 2025. Les investissements directs étrangers ont, de leur côté, progressé de manière significative, passant de 32,5 milliards de dirhams en 2021 à 45,4 milliards à fin octobre 2025. Abordant la question hydrique, M. Akhannouch a indiqué que les récentes précipitations ont permis de porter le taux de remplissage des barrages à près de 44 %, un indicateur qu’il a qualifié de positif et révélateur de l’efficacité de la gestion anticipative des ressources en eau.
La dignité du citoyen marocain en priorité
Sur le volet social, le président du RNI a rappelé que la dignité du citoyen marocain demeure au coeur de l’action gouvernementale, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a souligné que l’accès à la protection sociale est désormais un droit effectif pour l’ensemble des Marocains. Plus de 11 millions de citoyens en situation de vulnérabilité bénéficient ainsi du régime AMO-Tadamon, avec une prise en charge étatique des cotisations avoisinant 27 milliards de dirhams entre 2022 et 2025. À cela s’ajoute l’extension de la couverture au profit d’environ 4 millions de travailleurs non-salariés et de leurs ayants droit, leur garantissant l’accès à l’assurance-maladie obligatoire.
Dans un souci de justice sociale et d’inclusivité, le gouvernement a également mis en place le régime AMO-Chamil, qui couvre aujourd’hui plus de 345.000 assurés, afin de garantir qu’aucun citoyen ne soit laissé en marge des dispositifs de protection sociale, a indiqué le président du RNI, Aziz Akhannouch. Pour renforcer l’impact de cette transformation sociale, le programme royal de soutien social direct a été lancé dans l’objectif de lutter contre l’exclusion et la pauvreté, tout en améliorant les conditions socio-économiques des familles ciblées. À fin 2025, ce programme a bénéficié à plus de 3,8 millions de familles, représentant près de 12 millions de personnes, à travers des aides financières mensuelles comprises entre 500 et 1.200 dirhams, selon la composition du ménage. M. Akhannouch a précisé que ce dispositif a concerné 1,4 million de familles comptant environ un million de personnes âgées, ainsi que 2,4 millions de familles comprenant 5,6 millions d’enfants, pour un budget global estimé à 40,5 milliards de dirhams.
Par ailleurs, quelque 390.000 veuves ont bénéficié de ce soutien, dont 300.000 sans enfants (78 %) et 87.000 avec enfants, avec un engagement gouvernemental de revalorisation progressive des allocations en 2026. Le président du RNI a également souligné que le gouvernement a tenu ses engagements envers les orphelins et les enfants abandonnés pris en charge par les établissements de protection sociale, en leur garantissant une allocation mensuelle directe de 500 dirhams, destinée à les accompagner vers l’âge adulte et à leur assurer un socle minimal de protection sociale.
Une dynamique qui se poursuit
Les grands chantiers sociaux ont été accompagnés par une réforme profonde et globale du système national de santé, soutenue par une mobilisation accrue des ressources financières. Le budget alloué à la santé publique est ainsi passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026, soit une hausse de 115 %. Cette nouvelle approche a permis le lancement de projets d’investissement d’envergure, contribuant au renforcement des ressources humaines, à l’amélioration de leurs conditions professionnelles, à l’extension du réseau hospitalier régional et provincial, à l’augmentation de sa capacité d’accueil, à la modernisation des équipements et au renforcement de la gouvernance du secteur.
La réhabilitation de 1.400 centres de santé de proximité, ainsi que la généralisation des centres hospitaliers universitaires et des facultés de médecine à l’échelle nationale constituent des leviers majeurs pour restaurer la confiance des citoyens dans les services de santé. S’agissant de l’éducation nationale et de l’enseignement préscolaire, le budget y afférent a été porté à plus de 97 milliards de dirhams, enregistrant une augmentation d’environ 65 % entre 2021 et 2026. Cette enveloppe permettra de renforcer l’investissement dans les infrastructures et l’offre pédagogique, tout en améliorant les conditions de travail et en valorisant le métier des enseignants et des cadres éducatifs.









