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Éducation : Le programme «Collèges Pionniers» amorce une nouvelle phase d’extension

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L’année scolaire 2025-2026 marquera une première extension du programme, avec l’intégration de plus de 500 nouveaux collèges.

Apprentissages : Lancé en septembre 2024, le programme avait entamé une phase expérimentale ayant concerné 232 collèges à l’échelle nationale. Inscrit dans la feuille de route 2022-2026, il ambitionne de réduire l’abandon scolaire au cycle collégial, d’améliorer les apprentissages et de promouvoir le bien-être et l’épanouissement des élèves.

Le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports (MENPS) poursuit le déploiement de son programme «Collèges Pionniers» et s’apprête à renforcer son dispositif de mise en œuvre. Pour ce faire, le ministère entend se faire accompagner pour le pilotage stratégique et opérationnel de ce programme et son amélioration continue. Lancé en septembre 2024, le programme a entamé une phase expérimentale ayant concerné 232 collèges à l’échelle nationale. Inscrit dans la feuille de route 2022-2026, il ambitionne de réduire l’abandon scolaire au cycle collégial, d’améliorer les apprentissages et de promouvoir le bien-être et l’épanouissement des élèves.
Selon le ministère, «le programme Collèges Pionniers repose sur une approche multidimensionnelle et cohérente, déployée au niveau de chaque établissement, combinant des interventions préventives et curatives, ainsi qu’un accompagnement régulier fondé sur l’exploitation des données». Cette approche s’articule autour de plusieurs composantes clés. La composante pédagogique curative prévoit notamment une période de remédiation intensive en début d’année scolaire, destinée à garantir la maîtrise des fondamentaux et des prérequis par l’ensemble des élèves avant l’introduction des nouveaux apprentissages. Cette phase s’appuie sur une pédagogie différenciée, adaptée au niveau réel des élèves.
Les enseignants bénéficient à cet effet de formations spécifiques, d’un accompagnement sur le terrain assuré par les inspecteurs, ainsi que d’outils pédagogiques et de tests élaborés par le MENPS. Pour ce qui est de la composante pédagogique préventive, elle concerne les périodes d’enseignement des nouveaux apprentissages. Elle repose aussi sur des programmes expérimentaux révisés, alignés sur les standards internationaux et fondés sur les principes de l’enseignement efficace. Le programme intègre également une dimension parascolaire, visant à offrir aux élèves des activités parascolaires et sportives régulières et de qualité. Dans ce cadre, des enseignants sont formés et dotés de contenus pédagogiques couvrant plus de dix domaines parascolaires. Par ailleurs, un dispositif de veille contre l’abandon scolaire et d’accompagnement personnalisé des élèves en difficulté inclut la constitution d’équipes locales et provinciales chargées d’identifier les élèves à risque et de leur proposer un accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques. Comme l’explique la même source, la phase expérimentale du programme a fait l’objet d’une évaluation d’impact indépendante menée par le Morocco Evaluation & Innovation Lab, affilié à J-PAL et à l’UM6P.
Les résultats de cette étude font état d’effets positifs et prometteurs, notamment une réduction de l’abandon scolaire de plus d’un tiers, ainsi qu’une amélioration significative du bien-être et des compétences socio-émotionnelles des élèves. Forte de ces résultats, l’année scolaire 2025-2026 marquera une première extension du programme, avec l’intégration de plus de 500 nouveaux collèges. Cette phase permettra de couvrir près de 35 % des établissements du cycle collégial.
Une extension supplémentaire, actuellement en préparation, portera à terme le nombre de collèges concernés à plus de 1.200, soit plus de la moitié du parc national. Dans ce contexte d’élargissement, le ministère souligne la nécessité de renforcer la qualité de la mise en œuvre, de professionnaliser la gestion du programme à tous les niveaux et d’ajuster ses différentes composantes en tenant compte des retours du terrain. L’objectif est de maintenir, voire d’amplifier, l’impact observé lors de la phase pilote. Le MENPS prévoit ainsi une planification rigoureuse des opérations stratégiques, le déploiement d’outils numériques et de mécanismes de gouvernance permettant un suivi étroit du programme, tout en posant les bases de sa pérennisation et de son institutionnalisation au sein des différentes structures impliquées. A noter que globalement, la réforme du système éducatif vise des objectifs chiffrés ambitieux. Pour atteindre ces objectifs, elle s’articule autour de trois axes majeurs: l’élève, l’enseignant et l’établissement. L’axe «élève» ambitionne de garantir à chaque enfant la maîtrise des apprentissages fondamentaux et l’achèvement de la scolarité obligatoire. Dès le collège, la réforme introduit des parcours diversifiés et adaptés aux profils des élèves, afin de prévenir l’échec et l’abandon scolaire. Le renforcement de l’appui social vise à améliorer les conditions de scolarisation, à travers une meilleure intégration des dispositifs de transport, de restauration, d’internat et d’accompagnement social. L’axe « enseignant » place le développement professionnel et la valorisation du corps pédagogique au cœur de la réforme. Il inclut une refonte de la formation initiale et continue, avec un renforcement de la dimension pratique et du rôle des inspecteurs dans l’accompagnement de terrain.
La réforme ambitionne également de rendre le métier plus attractif. Parallèlement, des approches pédagogiques rénovées et des outils numériques doivent renforcer l’autonomie des enseignants, favoriser l’innovation en classe et soutenir le développement d’un écosystème national basé sur les nouvelles technologies. Pour ce qui est de l’axe «établissement», il vise à faire de l’école un espace moderne, sécurisé et ouvert sur son environnement. L’école est ainsi appelée à devenir un véritable lieu de vie, offrant des activités éducatives, culturelles et sportives au-delà du temps scolaire, en lien avec le tissu associatif local.