CouverturePolitiqueUne

lancement des préparatifs pour les législatives

© D.R

Révisions des listes, campagne de communication…

Politique. Les prochaines élections législatives représentent un véritable enjeu politique et électoral pour le Royaume face aux risques croissants d’ingérence partout dans le monde. Le points sur les préparatifs.

A quelques mois du scrutin, les préparatifs pour les législatives vont bon train. Une étape cruciale pour consolider le choix démocratique mais également et surtout la souveraineté politique et électorale du Royaume dans un monde en pleine contraction et redistribution des cartes. L’une des étapes, préalable mais décisive, concerne bien évidemment les listes électorales. Dans le cadre de la révision annuelle des listes électorales générales, le ministre de l’intérieur appelle les citoyennes et citoyens non-inscrits sur ces listes, répondant aux conditions légales requises et âgés d’au moins 18 ans ou atteindront cet âge le 31 mars 2026, à présenter leurs demandes d’inscription durant la période du 18 au 24 janvier 2026.

Dans un communiqué, le ministre de l’intérieur précise que les demandes d’inscription des personnes concernées peuvent être déposées auprès des autorités administratives locales dont relèvent leurs lieux de résidence ou via le site électronique «www.listeselectorales.ma». De même, le ministre de l’intérieur rappelle les électrices et électeurs inscrits sur les listes électorales générales qu’ils ont la possibilité de s’assurer de leur inscription sur lesdites listes soit à travers l’envoi d’un SMS au numéro gratuit 2727 ou via le site électronique dédié aux listes électorales générales.

Par ailleurs, toute personne estimant que son nom a été barré de la liste électorale de manière illégale est en mesure de déposer une réclamation auprès de la commission administrative compétente dans le même délai, soit du 18 au 24 janvier, note la même source. Les nouvelles demandes d’inscription et réclamations soumises aux commissions administratives seront examinées lors des réunions qui se tiendront par celles-ci entre les 10 et 14 février 2026, en vue de prendre les décisions nécessaires à leur sujet, conclut le communiqué.

Corps électoral
Le lancement de cette opération intervient quelques semaines seulement après le passage du ministre de l’intérieur au Parlement. Disposer de listes électorales fidèles à la réalité du corps électoral national constitue un préalable à la préparation d’élections saines et transparentes, à même de garantir un taux de participation acceptable, avait affirmé, il y a quelques jours, à la Chambre des conseillers le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit. La bonne préparation du corps électoral appelé à élire la prochaine Chambre des représentants a occupé une place centrale dans les concertations politiques ayant accompagné l’élaboration du dispositif législatif des élections de 2026, a-t-il indiqué lors de la séance hebdomadaire des questions orales.

Ces consultations, menées avec les leaders des partis politiques conformément aux Hautes directives royales, ont insisté sur la nécessité d’assainir les listes actuelles et de réussir l’opération d’inscription, en vue d’assurer le succès du scrutin, a rappelé le ministre. En réponse à ces deux exigences, M. Laftit a souligné que son département s’est engagé à la fois à déployer tous les efforts nécessaires pour épurer les listes locales dans le cadre de la révision annuelle en cours et à prendre les mesures requises pour garantir la réussite de l’inscription lors de la révision exceptionnelle précédant le scrutin.

Les services compétents du ministère ont procédé à un traitement informatique approfondi des listes électorales actuelles via le système d’information central, en les croisant avec d’autres bases de données, ce qui a permis d’identifier l’ensemble des situations susceptibles de constituer des dysfonctionnements, a-t-il précisé. Il a ajouté que ces situations concernent principalement, et dans une large majorité des cas, des personnes ayant changé de lieu de résidence effective d’une commune à une autre, ou d’un arrondissement à un autre, qu’elles aient ou non introduit des demandes d’inscription auprès des nouvelles collectivités d’accueil. Selon le ministre, ces cas sont essentiellement liés à la mobilité résidentielle continue, aux opérations de relogement des habitants des bidonvilles, à la restructuration de certains quartiers ainsi qu’à l’ouverture de nouveaux ensembles résidentiels dans plusieurs régions.

Il s’agit aussi d’erreurs matérielles dans les noms de certains inscrits, dans les données de la carte nationale d’identité ou dans d’autres informations, outre des cas de décès enregistrés au cours des années précédentes sans notification en temps opportun aux commissions administratives chargées de la radiation, ainsi que des situations d’inéligibilité pour des motifs légaux ou judiciaires, a-t-il poursuivi. M. Lafti a souligné que les autorités administratives compétentes ont été appelées à mener un examen global et minutieux des listes relevant de leur ressort territorial, en veillant à l’application stricte du principe de l’inscription sur la base de la résidence effective.

Calendrier électoral
L’objectif étant de s’assurer que les électeurs remplissent toujours cette condition dans la commune ou l’arrondissement où ils sont inscrits, tout en tenant compte des exceptions prévues par la loi en faveur des Marocains résidant à l’étranger et des personnes relevant des communes situées dans des zones de transhumance habituelle. Afin de préserver les droits des électeurs déjà inscrits, M. Laftit a fait savoir qu’aucune radiation ne peut être opérée en raison de leur absence du territoire communal ou de l’arrondissement, sauf après vérification du départ effectif et définitif de l’intéressé. Il a, par ailleurs, salué les efforts consentis par les commissions administratives, présidées par des magistrats, à l’échelle de l’ensemble des communes et arrondissements du Royaume, soulignant que l’opération d’épuration des listes a été menée loin de toute contrainte liée au calendrier électoral.

Revenant sur l’engagement de son ministère à veiller au succès de l’inscription lors de la révision exceptionnelle préalable au scrutin, le ministre a relevé que l’objectif principal de cette opération de mise à jour du corps électoral national est de créer des conditions favorables à l’inscription du plus grand nombre possible de citoyens non encore inscrits, hommes et femmes, en particulier les jeunes. Il a précisé que cette révision se déroulera selon un calendrier fixé par arrêté ministériel, qui sera publié au Bulletin officiel suffisamment à l’avance.

Cet arrêté détermine notamment les périodes de dépôt des demandes d’inscription, soit directement auprès des bureaux administratifs, soit via le site électronique dédié aux listes électorales, la loi fixant cette période à 30 jours. Le même arrêté fixe également les dates de réunion des commissions administratives, ainsi que les délais et modalités de recours devant les juridictions compétentes, en plus de la date d’arrêt définitif des listes électorales qui serviront de base à l’élection des membres de la Chambre des représentants.

Médias
Dans une autre registre, le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, avait indiqué que son département compte organiser une vaste campagne médiatique et de communication sur l’ensemble des supports, en vue d’inciter et de sensibiliser le plus grand nombre de citoyens, en particulier les jeunes, à s’inscrire sur les listes électorales. Répondant à des questions orales à la Chambre des conseillers sur «l’inscription sur les listes électorales», le ministre a précisé que cette campagne sera lancée durant les jours précédant l’ouverture de la période de dépôt des demandes d’inscription et se poursuivra tout au long de la période prévue à cet effet.

Cette opération revêt une dimension nationale particulière, dans la mesure où elle devrait relever le défi d’augmenter considérablement le nombre d’inscrits sur les listes électorales générales, dans la perspective du renforcement de la participation au scrutin, a-t-il expliqué. Elle requiert, outre la mobilisation de l’administration, la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les partis politiques, tant au niveau de leurs structures centrales que de leurs représentations aux niveaux régional, provincial et communal, ainsi qu’un accompagnement continu et incitatif de la part des médias et des supports de communication publics et privés, en plus de l’implication de la société civile, a relevé M. Laftit.

Des millions d’inscrits
Révision. Le nombre total provisoire des citoyens inscrits sur les listes électorales générales à l’échelle nationale a atteint près de 16,5 millions au cours de la phase actuelle de l’opération de révision annuelle desdites listes, a indiqué à la Chambre des conseillers le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit. Répondant à des questions orales sur «l’inscription sur les listes électorales», M. Laftit a fait savoir que le taux d’inscription est de 54% pour les hommes, contre 46% pour les femmes, précisant que le corps électoral national provisoire est réparti entre le milieu urbain, avec 55% du total des inscrits, et le milieu rural, avec un taux de 45%. Il a ajouté que le nombre des nouveaux inscrits a atteint un total de 382.170 électeurs, dont 254.740 inscrits via le site électronique consacré aux listes électorales et 127.430 inscrits à travers le dépôt de demandes écrites auprès des bureaux administratifs. S’agissant du bilan de l’opération de mise à jour des listes, le ministre de l’intérieur a souligné qu’elle a abouti à la radiation de 1,4 million de cas pour des motifs légaux, notamment la perte de la condition de résidence effective dans la commune ou l’arrondissement d’inscription, la double inscription, le décès et la perte de l’éligibilité électorale, notant que cette opération contribuera amplement à une meilleure conformité des listes électorales avec la réalité du corps électoral national.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux

Articles les plus lus