Eau potable, électricité, assainissement liquide…
Aide à la décision : La Société régionale multiservices Rabat-Salé-Kénitra (SRM-RSK) s’apprête à se doter d’un schéma directeur d’implantation de ses services. Cet outil stratégique de planification spatiale, fonctionnelle et prospective constituera un véritable levier d’aide à la décision, destiné à accompagner le pilotage et l’évolution du réseau à moyen et long termes.
La Société régionale multiservices Rabat-Salé-Kénitra (SRM-RSK) se dotera d’un schéma directeur d’implantation de ses services. Pour ce faire, la SRM-RSK vient de lancer une étude. Il s’agit de s’équiper d’un outil de planification spatiale, fonctionnelle et prospective, véritable outil d’aide à la décision. Couvrant actuellement plus de 1,2 million de clients, répartis sur un territoire comprenant les préfectures de Rabat, Salé et Skhirate-Témara, à l’exception du périmètre du contrat de la gestion déléguée «REDAL», ainsi que les provinces de Kénitra, Khemisset, Sidi Slimane et Sidi Kacem, la SRM-RSK est un opérateur public régional chargé de la distribution d’eau potable, de l’électricité et de la gestion de l’assainissement liquide. «Dans un contexte marqué par une urbanisation accélérée, une croissance démographique soutenue et une évolution rapide des attentes des usagers, la SRM-RSK s’inscrit dans une démarche globale de modernisation, de mutualisation et d’optimisation des services hérités des anciens opérateurs (RAK, ONEE-BE et ONEE-BO). Cette démarche s’inscrit dans la consolidation du modèle régional de gestion intégrée, avec l’intégration de la REDAL au sein de la SRM-RSK prévue pour 2028, conformément à la stratégie nationale de régionalisation avancée des services publics», explique la SRM-RSK notant que l’évolution du territoire régional marqué par la densification urbaine, étalement périurbain, émergence de nouveaux pôles d’habitat et d’activités impose aujourd’hui de réinterroger la cohérence spatiale du maillage actuel des agences de service. «Ces dernières, issues d’historiques institutionnels différents, présentent des disparités notables en termes de localisation, de capacité d’accueil, de fréquentation et de gamme de services proposés», affirme la même source. Le projet en perspective vise à garantir une couverture territoriale équitable et cohérente à l’échelle régionale, et renforcer la proximité client, notamment dans les zones rurales et périphériques.

Cette démarche vise aussi à accompagner la stratégie de digitalisation et l’intégration multicanal (agence, mobile, numérique) et orienter les futurs investissements selon des critères objectifs et mesurables. Dans ce sens, l’étude lancée s’appuiera sur une approche combinée géomarketing et SIG, mobilisant l’analyse spatiale de l’offre (localisation, accessibilité, couverture) et de la demande (répartition, densité, profils des clients) afin d’identifier les zones à fort potentiel ou celles nécessitant un renforcement de la présence de service. « Cette approche territoriale intégrée constituera un socle d’aide à la décision, au service des choix d’implantation, de redéploiement ou de mutualisation des points de service SRM-RSK, dans une logique d’efficacité, d’équité territoriale et de performance durable», relève la même source. Cette démarche vise aussi plusieurs objectifs stratégiques. Elle entend d’abord optimiser la localisation et la typologie des agences, en définissant la répartition entre agences principales, annexes, relais et mobiles selon des critères objectifs de couverture territoriale, d’accessibilité et de performance.
Elle s’appuie également sur une analyse fine de l’offre et de la demande à l’échelle territoriale, grâce à une approche intégrée de SIG et de géomarketing. Celle-ci permet de cartographier la densité de la clientèle, d’identifier les besoins et les flux, et de repérer les zones sous-desservies ou, au contraire, saturées. Le dispositif vise par ailleurs à identifier les zones prioritaires de déploiement ou de redimensionnement du réseau, en tenant compte des dynamiques urbaines, démographiques et économiques locales afin d’orienter les futures implantations et les ajustements nécessaires.
La rationalisation du maillage territorial constitue un autre enjeu clé. Elle passe par l’optimisation des flux clients et des volumes d’activité, en intégrant les canaux alternatifs, notamment les agences mobiles et digitales, pour une gestion plus efficiente des ressources. Par ailleurs, la mise en place d’un modèle SIG paramétrable permettra de disposer d’un système de données géographiques évolutif, facilitant la mise à jour, le suivi et la planification continue des implantations actuelles et futures. Ce dispositif sera complété par des outils opérationnels (géodatabases, cartes, tableaux de bord et scripts) destinés à renforcer l’aide à la décision et le pilotage des recommandations du schéma directeur.









