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Les réserves ont dépassé 8 milliards de m³ : Le taux de remplissage des barrages a atteint 48,1% au 20 janvier 2026

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Plusieurs barrages sont remplis à hauteur de 100%, à savoir les barrage Oued El Makhazine, Charif El Idrissi, Chefchaouen , Nakhla, Ibn Battouta. 

Retenues : Le taux de remplissage global s’établit désormais à 48,1% grâce aux précipitations et aux chutes de neige qui ont joué un rôle déterminant dans l’amélioration de la situation hydrique du Maroc.

Grâce aux dernières précipitations, les réserves d’eau dans les barrages continuent de progresser. A la date du 20 janvier 2025, le taux de remplissage global des barrages au niveau national a atteint 48,1% selon les données de la plateforme du ministère de l’équipement et de l’eau, Maadialna. Actuellement, les réserves de l’ensemble des barrages se situent à 8,068 milliards de mètres cubes. S’agissant du taux de remplissage par bassin, pour les barrages du bassin Loukkos, le taux de remplissage global est de 64,3%, représentant 1228,7 millions de m³. Plusieurs barrages sont remplis à hauteur de 100%, à savoir les barrage Oued El Makhazine, Charif El Idrissi, Chefchaouen , Nakhla, Ibn Battouta. Pour ce qui est des autres barrages, le barrage Smir est rempli à hauteur de 77%, Tanger Med 70%, Kharroub 66%, Neuf Avril 1947, 24%. S’agissant des barrages du bassin Oum Er Rbia, le taux global de remplissage a atteint 23,7% avec un volume estimé à 1178,1 millions de mètres cubes. Pour sa part, le deuxième plus grand barrage du Royaume, à savoir le barrage Al Massira, affiche un taux de remplissage de 10%. A noter que le barrage Ait Messaoud affiche un taux de remplissage de 95%, Sidi Idriss 97%, Timinoutine 89%, Douarat 92%, Moulay Youssef 93%, Sidi Said Maachou 65%, Imfout 51%, Ahmed El Hanssali 47%, Hassan 1er 33%, Bin El Ouidane 28%.

Concernant les barrages du bassin Souss-Massa , le taux global est de 52,3% avec 382,4 millions de mètres cubes. Il est à noter que le barrage Moulay Abdallah affiche un taux de remplissage de 100%, Oulouze 100%, Dkhila 65%, Youssef Ben Tachfine 44%,Abdelmoumene 27% et Med Mokhtar Souissi 10%. S’agissant des barrages du bassin Moulouya, le taux de remplissage est 38,5% (276,1 millions m3). Ainsi, le barrage Mohammed V a enregistré un taux de remplissage de 54%, le barrage Hassan 2, 19 % et Tamalout 19%. Par ailleurs, les barrages du bassin Sebou affichent un taux global de remplissage de 57% avec des réserves estimées à 3167,2 millions de mètres cubes. Ainsi , le barrage Bouhouda est rempli à hauteur de 100%, Allal El Fassi 98%, Garde Sebou 83%, Michlifen 57%, Al Wahda 60%, Sidi Echahed 47%, Sahla 49%, Idriss 1er, 47%, Asfalou 37%. Les bassins du Bouregreg ont affiché un taux de remplissage de 95,5% avec des réserves totalisant 1.033,5 millions de mètres cubes. Dans les détails, le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah est rempli à hauteur de 99%, Oued El Maleh 64%, Tamesna 64% et Al Himer 20%.

Rappelons que lundi 12 janvier 2026, le ministre de l’équipement et de l’eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des représentants, avait indiqué que les précipitations cumulées entre le 1er septembre et le 12 janvier ont atteint 108 mm, soit un excédent de 95% par rapport à la même période de l’année précédente et de 17,6 % par rapport à la moyenne habituelle. Selon le ministre, «ces niveaux permettent d’affirmer que le Maroc a dépassé le stade de la sécheresse. Une année est considérée comme sèche lorsque le déficit pluviométrique dépasse 20 % par rapport à la moyenne. Or, cette année, nous enregistrons un excédent positif». Les chutes de neige ont également joué un rôle déterminant dans l’amélioration de la situation hydrique.

Des couvertures neigeuses exceptionnelles ont concerné jusqu’à 55.495 km² du territoire national, avant de se stabiliser autour de 25.000 km², avec des hauteurs atteignant un à deux mètres dans les zones montagneuses situées au-delà de 2.500 mètres d’altitude. Cette dynamique s’est traduite par une forte augmentation des apports en eau dans les barrages. Ces apports permettent au Maroc de « gagner en moyenne une année d’eau potable au niveau national », selon le ministre, tout en confirmant la nécessité de poursuivre les stratégies structurelles, notamment le dessalement de l’eau de mer et les projets de transfert inter-bassins.