Près de 2.500 infrastructures sportives et sociales réhabilitées, création de 800 terrains de proximité… le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, détaille les politiques gouvernementales dans le sport
Parlement : Le succès de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations organisée par le Maroc (CAN Maroc-2025) est le fruit de la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et d’un long processus d’investissements publics, a affirmé, mardi à Rabat, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.
S’exprimant lors d’une séance plénière à la Chambre des conseillers consacrée aux questions orales sur la politique générale sur le thème «Politiques gouvernementales dans le domaine du sport : réalisations et enjeux», M. Akhannouch a souligné que le succès de la CAN 2025 procède d’une conviction profonde que le sport est le cœur battant du projet de développement global. Il a relevé, à cet égard, que les responsables sportifs, les médias, les experts et les supporters ont été unanimes à affirmer que l’édition abritée par le Royaume a été l’une des meilleures de l’histoire de cette manifestation continentale, que ce soit en termes de qualité des stades, de fluidité du transport, de sécurité, de services, d’affluence record ou de couverture médiatique. M. Akhannouch a, en outre, précisé que la preuve de ce succès continental éclatant réside dans l’expression sincère et claire par Sa Majesté le Roi Mohammed VI de cette réussite en affirmant que le Royaume a accompli à travers l’organisation de la CAN non pas un exploit national, mais un succès pour toute l’Afrique et a présenté une image honorable d’un continent capable de célébrer et d’organiser les plus grands événements sportifs dans un climat de fraternité reflétant la profondeur de l’appartenance africaine. Dans ce sens, M. Akhannouch a souligné que face au dénigrement et à certaines tentatives de discrédit, le Souverain a rappelé que les desseins hostiles ne parviendront jamais à leurs fins et que rien ne saurait altérer la proximité cultivée au fil des siècles entre les peuples africains. Le message le plus fort porté par cette organisation exceptionnelle, a noté le Chef du gouvernement, est que le Maroc, fidèle à la vision clairvoyante de Sa Majesté le Roi, avance avec détermination pour ériger le sport en levier de développement et de rayonnement continental, ainsi qu’en outil de renforcement de la confiance en l’Afrique et en ses potentialités, notant que la transformation profonde de la place du sport dans les politiques publiques est le fruit de la Haute Sollicitude dont le Souverain entoure ce secteur depuis Son accession au Trône de Ses Glorieux Ancêtres. Cette Haute Sollicitude Royale, a poursuivi M. Akhannouch, repose sur une vision claire de la réalité du sport, de ses rôles et des catégories concernées, faisant du sport une condition essentielle de l’amélioration de la qualité de vie, un vecteur pour la promotion de l’individu au sein de la société et un outil pour le renforcement de la cohésion sociale. Le débat sur le sport ne peut plus se limiter à l’aspect technique ou occasionnel lié à un championnat ou à un résultat, mais doit être un débat stratégique plaçant le sport au cœur du modèle de développement du Royaume, ce qui explique la transformation majeure qu’a connue ce secteur au cours des dernières années, a conclu M. Akhannouch.
Réforme
Par ailleurs, M. Akhannouch, a affirmé que le gouvernement s’est engagé ces dernières années dans un processus de réforme visant à passer d’une approche fragmentée de la gestion sportive à un système intégré fondé sur l’organisation, l’encadrement, l’élargissement de la base de pratique et l’amélioration de l’offre sportive. Dans son exposé présenté devant la Chambre des conseillers lors de la séance mensuelle des questions de politique générale, M. Akhannouch a indiqué que le premier indicateur de cette transformation est l’évolution de la structure organisationnelle du sport national, le Maroc disposant aujourd’hui de 57 fédérations sportives nationales qui supervisent les différentes disciplines, encadrent les compétitions, accompagnent la formation et veillent à la représentation du Maroc aux niveaux continental et international. Aux côtés de ces fédérations, a ajouté le Chef du gouvernement, il existe 261 ligues régionales, un chiffre qui reflète l’étendue territoriale du système sportif et confirme que l’organisation n’est plus limitée au centre. Dans le même contexte, M. Akhannouch a souligné l’importance du tissu associatif proche des citoyens et capable d’accueillir la pratique quotidienne, précisant que le nombre d’associations sportives a connu une évolution remarquable, passant d’environ 4.745 associations en 2021 à plus de 7.000 en 2025, soit une hausse de plus de 53%. Ce tissu compte aujourd’hui environ 500.000 adhérents, a-t-il relevé, estimant que ce chiffre «reflète l’ampleur de la pratique, mais nous place en même temps face à une grande responsabilité en matière d’encadrement, de qualité et de gouvernance».
Au niveau de l’offre sportive, M. Akhannouch a noté que près de 2.500 infrastructures sportives et sociales ont été réhabilitées ou ont bénéficié de soutien au cours de la même période, soulignant que le Maroc dispose désormais d’un réseau étendu et diversifié d’installations, comprenant plus de 1.050 terrains de proximité, 157 salles multisports et 717 centres socio-sportifs de proximité, sans compter les installations sportives dans lesquelles les collectivités territoriales ont investi leurs propres ressources. Dans ce sillage, il a insisté sur le fait que l’importance de ces chiffres réside dans le fait qu’ils reflètent un choix clair d’orienter une partie essentielle de l’effort public vers le sport de proximité. Ainsi, le programme de création de 800 terrains de proximité dans les zones rurales et périurbaines, entre 2021 et 2025, constitue un chantier stratégique qui concrétise la vision publique de l’État consacrant l’accessibilité du sport à l’ensemble des citoyens, a expliqué M. Akhannouch. L’orientation des investissements publics vers les terrains de proximité et les centres socio-sportifs au sein des communes rurales et des quartiers urbains sous-équipés est l’expression d’une volonté politique claire visant à faire de la pratique sportive un droit effectif, indépendamment du lieu ou du pouvoir matériel, a-t-il soutenu. M. Akhannouch a insisté sur l’importance de connecter les terrains de proximité aux autres composantes du système sportif, en particulier les écoles et les associations, soulignant que l’approche intégrée faisant du terrain de proximité un trait d’union entre l’élève, l’association et le quartier est de nature à transformer lesdites structures en de véritables outils d’éducation, de prévention et de construction du capital humain local.









