Une organisation sans faille a permis aux milliers de congressistes de vivre pleinement ce moment
Vie partisane : Samedi 7 février, congrès extraordinaire du Rassemblement national des indépendants. Extraordinaire, ce congrès l’a été à bien des égards.
D’abord d’un point de vue organisationnel. Le RNI est passé maître en matière d’organisation de grands meetings ce qui reflète sa grande capacité d’organisation, de rigueur et de professionnalisme. La rétrospective projetée a d’ailleurs mis en lumière le chemin parcouru par le parti au cours des 10 dernières années. Une organisation sans faille a permis aux milliers de congressistes représentant les 13 régions, qui ont fait le déplacement jusqu’à El Jadida, de vivre pleinement ce moment. A 16h00, la salle est pleine à craquer. Les regards en disent long, entre fierté du chemin parcouru et conscience des défis restants. Sur les visages se dessinent de très légers sourires, reflets d’un mélange de nostalgie et de détermination. L’émotion est palpable, une certaine fébrilité s’installe… Les personnes présentes savent qu’elles s’apprêtent à vivre un moment unique. Mais elles sont loin d’imaginer le tsunami d’émotions qui va les submerger… Parce ce qui aura marqué cette journée ce n’est pas seulement la symbolique démocratique du passage de flambeau. Ce qui aura marqué les esprits, c’est ce grand moment de communion, cet instant de convergence, de cohésion, d’union de milliers de personnes autour de leur leader politique. Ce samedi 7 février, la salle du Centre de Conférences d’El Jadida a frémi d’une vibration commune.
Les congressistes ont parlé un langage commun, celui du cœur, et ont vibré d’une émotion commune, celle de personnes fières et confiantes dans l’avenir. C’est à cela qu’a ressemblé le congrès extraordinaire du 7 février, une date qui marquera désormais l’histoire du parti mais aussi celle de la politique marocaine. Ce sera désormais un repère symbolique, le jour où un leader politique a marqué les esprits et l’histoire. Ce sont des moments que l’on ne peut décrire, que l’on ne peut transcrire ou traduire. Ce sont des moments que l’on peut juste ressentir, pleinement, intensément. Ces moments ne se décrètent pas, ne se préparent pas et ne se commandent pas, ils arrivent tout simplement et ils se vivent. D’un point de vue scientifique, les sciences sociales parlent d’une énergie collective qui n’est en rien une énergie abstraite. C’est une énergie réelle qui se traduit par un sentiment de lien renforcé entre des personnes, un sentiment de sens partagé.
C’est une énergie qui relie et qui unit. Dans des moments pareils, de simples mots prononcés prennent une portée très forte. Et lors de son intervention, Aziz Akhannouch a choisi de parler la voix du cœur. Il est revenu sur son expérience à la tête du parti, a rappelé les moments forts qui ont jalonné cette décennie en tant que président du RNI, il s’est livré sur ses moments de fierté, de réussite mais aussi sur ses moments d’incertitude. Mais surtout il a parlé d’une voix vraie, une voix forte et stable mais qui n’aura tout de même pas réussi à masquer son émotion palpable. Il a parlé … et les congressistes ont écouté, adhéré et approuvé. Ce samedi 7 février, des milliers de personnes ont fait le même choix, celui de la cohésion… et ont regardé dans la même direction, la direction de l’avenir.









