Abus sexuel
Elle est encore adolescente, détournée par une jeune fille et jetée entre les griffes des agresseurs. Un verre de soda mélangé à un somnifère suivi d’un abus sexuel. Mais ceux-ci ne vont pas tarder à être pris à leur propre jeu.
Cette mineure qui n’a pas encore seize ans sort ce lundi 2 février, le matin de son domicile, au village Sidi Taïbi relevant de la province de Kenitra. Toutefois, elle ne retourne pas chez elle, ni en début de l’après-midi, ni le soir, ni la nuit. Elle n’a pas l’habitude de s’attarder dehors. Evidemment ses parents s’inquiètent de son absence d’autant plus que son téléphone sonne mais personne ne répond. Minuit sonne sans qu’ils aient la moindre information sur leur fille. Alors qu’ils imaginaient les pires scénarios, vers 2 h du matin le téléphone de l’une des filles vibre. En fait, elle reçoit un message, puis un autre de la sœur disparue. Des mots tapés à la hâte, depuis un endroit qu’elle ne connaît pas. Elle n’en pas croit pas ses yeux: sa sœur l’informe qu’elle est séquestrée dans une maison et qu’elle va être violée.
Pas une seconde à perdre, le père de la fille disparue se rend au centre de la gendarmerie royale pour les alerter. Le parquet général près la Cour d’appel de Kenitra est informé. Il donne ses instructions pour diligenter une enquête et mener les investigations nécessaires. Peu de temps plus tard, l’adolescente retourne chez elle, dans un état de santé déplorable. Elle a été conduite chez les gendarmes. Qu’est-ce qui lui est arrivé au juste ?
Par un pur hasard, sur son chemin, elle a croisé une jeune fille de dix-neuf ans. Avec un sourire trop facile, elle est arrivée à l’attirer dans un piège. Avec la complicité de deux jeunes hommes, demeurant également à Sidi Taïbi, elle l’a convaincue de l’accompagner à une maison, à l’intérieur de laquelle il y avait un troisième jeune homme. Celui-ci lui a administré un somnifère dans un verre de soda. Après qu’elle a perdu en partie connaissance, il l’a sodomisée.
La machine judiciaire s’est mise en branle. Les enquêteurs ont décidé d’inverser le piège. La victime est devenue l’appât. Elle a envoyé un message au violeur en proposant un rendez-vous. Certes, il a pris ses précautions et changé le lieu de rencontre. La vigilance des enquêteurs a toutefois permis de l’arrêter sur-le-champ. Par la même ruse, la jeune fille de dix-neuf ans est tombée plus tard. Son compagnon, à qui elle a fait croire qu’elle a été libérée et qu’ils pouvaient se voir au café, est également tombé dans leurs filets. Et le troisième jeune homme a facilement été épinglé.
Le mardi 3 février les trois jeunes hommes et la jeune fille ont été placés en garde à vue. Ils ont été traduits, vendredi 6 février devant le parquet général près la Cour d’appel de Kenitra.









