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La BCP lance à Rabat les troisièmes Régionales de l’investissement

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Cette édition intervient dans un contexte jugé porteur, marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement

Entrepreneuriat : La Banque Populaire a lancé à Rabat les troisièmes édition des Régionales de l’investissement, une tournée nationale dédiée à la promotion de la Charte de l’investissement en faveur des TPME. L’événement a réuni des responsables institutionnels et experts autour de keynotes, panels sur l’appui à l’investissement et l’internationalisation des entreprises. Deux conventions de partenariat ont été signées lors de cette rencontre.

 

Le 16 février à Rabat, la Banque Populaire a donné le coup d’envoi de la troisième édition des « Régionales de l’investissement », première étape d’une série de rencontres destinées à fédérer les acteurs économiques autour des enjeux du développement territorial. Cette édition a été consacrée à la présentation de la nouvelle Charte de l’investissement dédiée aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). L’occasion de mettre en lumière les solutions de financement proposées par le groupe, mais aussi l’ensemble des dispositifs d’appui et d’accompagnement déployés à l’échelle régionale pour stimuler l’initiative entrepreneuriale et renforcer la dynamique d’investissement.

La banque mise sur l’action et la proximité

En ouverture des travaux de cette édition, la présidente du Groupe BCP, Nadia Belkziz, a rappelé le sens de cette mobilisation. «Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est d’abord pour parler d’investissement. Mais au fond, nous parlons aussi d’initiatives, de courage entrepreneurial, de création de valeur et d’emplois dans nos régions », a-t-elle souligné. Fière d’un siècle d’engagement aux côtés du tissu économique national, la Banque Populaire revendique son ancrage territorial. «Depuis 100 ans, à travers nos Banques populaires régionales, nous accompagnons les petites et moyennes entreprises là où elles naissent, au plus près des réalités économiques locales. Nous avons toujours affirmé notre identité de banque partenaire de l’économie réelle », a-t-elle insisté, évoquant un engagement constant auprès de l’agriculture, de l’industrie, du commerce, des services et de l’artisanat, avec un objectif clair : soutenir les porteurs de projets et favoriser une création de richesse durable. Cet engagement ne se limite pas au financement. Il y a 35 ans, la création de la Fondation pour la création d’entreprises marquait déjà une approche pionnière en matière d’accompagnement non financier des TPME. « Très tôt, nous avons compris qu’un financement, aussi essentiel soit-il, ne suffit pas. L’entrepreneur a besoin de conseil, de formation et d’orientation», a rappelé la présidente. Dans cette continuité, le groupe a franchi une nouvelle étape avec le lancement récent des premiers centres « Al Moukawil Chaabi». Ces structures visent à renforcer le conseil de proximité, structurer l’accompagnement, faciliter l’accès au financement et offrir aux TPE un écosystème complet capable de transformer leurs ambitions en projets viables et pérennes. Les Régionales de l’investissement s’inscrivent pleinement dans cette dynamique. Cette troisième édition intervient dans un contexte jugé porteur, marqué par l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement. L’ambition est double : présenter de manière opérationnelle les mécanismes de la charte afin que chaque entrepreneur en maîtrise les opportunités, et favoriser un passage rapide à l’action. Au-delà des conférences, la tournée régionale prévoit ainsi des séances d’accompagnement dédiées, des rencontres B2B et des consultations d’experts pour accélérer la concrétisation des projets. «En réunissant autour de la même table porteurs de projets et acteurs de l’écosystème, nous pouvons réduire les délais, lever les obstacles, clarifier les procédures et accélérer les investissements », a affirmé Nadia Belkziz.
L’ambition est claire : faire de ces Régionales un véritable catalyseur d’initiatives locales. Car, selon la présidente, le développement du Maroc passera avant tout par la vitalité de ses territoires. Une vitalité qui repose, selon elle, sur des TPME solides, structurées, innovantes et pleinement accompagnées.

Capital humain : Le potentiel encore sous-exploité des compétences marocaines

Intervenant lors des Régionales de l’investissement, le ministre de l’industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a placé la confiance et le capital humain au cœur de son intervention, soulignant que le premier actif stratégique du Maroc réside dans la compétence de ses ressources humaines. Selon lui, de nombreux investisseurs internationaux misent aujourd’hui sur l’expertise marocaine, preuve d’une crédibilité solidement établie. Le ministre a également insisté sur la profonde transformation que connaît le Royaume, impulsée par SM Mohammed VI. À titre d’exemple, il a évoqué la signature récente d’un projet d’usine dédiée à la fabrication de trains d’atterrissage. «Il ne s’agit pas seulement de célébrer un aboutissement, mais de montrer à tous les Marocains le degré de maturité et de complexité que notre industrie a atteint», a-t-il affirmé. Cette montée en gamme, validée par des leaders mondiaux qui s’appuient sur des compétences nationales à tous les niveaux de responsabilité, témoigne selon lui de la capacité du Maroc à produire parmi les composants les plus complexes au monde. « Nous avons tous les ingrédients pour réussir des choses exceptionnelles », a-t-il assuré, rappelant que ces produits de haute technicité reposent sur un savoir-faire local éprouvé. Au-delà des infrastructures et des investissements, le ministre a tenu à mettre en avant la qualité de la formation marocaine. Il a souligné que l’essentiel des chaînes de management et de prise de décision dans ces projets industriels repose sur des compétences formées au Maroc, en grande majorité issues du système d’enseignement public. Une démonstration, selon lui, de la solidité du vivier national.

Dans ce sens, Ryad Mezzour a invité les chefs d’entreprise à porter un nouveau regard sur leurs propres équipes. « Lorsque je visite une usine, je me demande toujours ce qui est réellement produit ici et ce qui est importé », a-t-il confié, appelant à identifier et valoriser les « pépites » présentes au sein des entreprises. Plutôt que de retenir les talents dans des fonctions limitées, le ministre encourage à les accompagner vers des responsabilités plus ambitieuses, voire vers la création d’entreprise. Une vision fondée sur l’effet d’entraînement: transformer les compétences internes en leviers de croissance, soutenir l’initiative et, pourquoi pas, investir dans les projets portés par ces talents. Pour lui, c’est ainsi que l’écosystème industriel marocain pourra continuer à gagner en profondeur, en innovation et en compétitivité. Deux panels ont rythmé les échanges durant cette journée : le premier a porté sur les dispositifs d’appui à l’investissement, tandis que le second a été dédié à la promotion des exportations et à l’internationalisation des entreprises, leviers stratégiques pour renforcer la compétitivité du tissu économique national. Cette rencontre a également été marquée par la signature de deux conventions de partenariat. La première convention a été signée entre la BCP et l’AMDIE et la deuxième a été actée entre la BCP et Maroc PME. A noter que des workshops, offrant un espace d’échange direct entre experts, institutionnels et entrepreneurs, ont aussi été organisés dans le cadre de cette conférence.