Musique
Le 13 février, l’artiste marocain basé à New York, Samir LanGus, a présenté son nouvel album «Gnawa Love». Ce projet vibrant et profondément émouvant propose un voyage à travers les sonorités ancestrales et les fusions contemporaines, établissant un pont entre les traditions musicales du Maroc et les influences mondiales.
L’artiste d’origine marocaine basé à New York, Samir LanGus, revient sur la scène musicale avec un nouvel album intitulé «Gnawa Love». Il représente un voyage vibrant et émouvant à travers les sons ancestraux, la fusion contemporaine et la guérison universelle. Ancrée dans les traditions sacrées de la musique Gnawa souvent appelée «le blues marocain», la musique de LanGus puise dans les rythmes profonds et la résonance spirituelle de son héritage tout en ouvrant un dialogue avec le jazz moderne, le funk, le folk et les fusions musicales du monde. «Gnawa Love» est né d’une nostalgie persistante, celle du pays, de la guérison et d’un lien profond avec le monde qui m’entoure. C’est mon offrande pour garder cet esprit vivant pour moi-même, et pour tous ceux qui recherchent quelque chose de plus profond», indique l’artiste. Pour donner vie à Gnawa Love, LanGus a collaboré avec des artistes partageant sa vision d’une connexion par le rythme.
On y trouve le légendaire Maâlem Hamid El Kasri qui a apporté sa voix et son esprit sur le titre «Trance», le trompettiste trinidadien Etienne Charles qui livre un solo puissant sur «Habibi», le collectif rythmique brésilien Miamibloco et le producteur/artiste Proda insufflent à l’album des textures globales et une énergie vibrante. Ensemble, ils créent ce que LanGus décrit comme «un voyage vers la racine commune», un son où les traditions marocaines, ouest-africaines et diasporiques rencontrent la pulsation de New York. Au-delà de sa richesse sonore, Gnawa Love est profondément personnel. L’album est un acte de mémoire, de résilience et de reconnexion, un retour musical aux sources qui honore mes ancêtres tout en célébrant l’avenir de la collaboration africaine dans la musique mondiale. «Les Africains méritent d’entendre nos propres traditions puissantes transformer le monde. La musique Gnawa est un portail. Ce n’est pas seulement d’où je viens, c’est aussi là où nous pouvons aller ensemble», dit-il.
Un héritage réinventé
LanGus a grandi à Aït Melloul, au Maroc, immergé dans la culture traditionnelle Gnawa. En tant qu’apprenti auprès du Maâlem Hamid El Kasri, l’un des plus grands maîtres Gnawa au monde, il a appris la puissance du Sintir, un luth à trois cordes recouvertes de peau de chameau qui soutient les rythmes hypnotiques de la musique Gnawa ainsi que des Krakebs, castagnettes métalliques dont le son évoque à la fois mémoire et résistance. Après avoir déménagé à New York il y a une dizaine d’années, LanGus a commencé à fusionner ces traditions sacrées avec l’énergie débordante et les croisements culturels de la ville. Ses arrangements intègrent désormais trompette, synthétiseur, guitare, batterie, voix harmoniques et improvisation, élargissant la pulsation intemporelle de la musique Gnawa vers de nouvelles dimensions.
À propos de l’artiste
Carte de visite Samir LanGus est un musicien et compositeur de musique Gnawa, né au Maroc et basé à New York. S’inspirant de la profonde spiritualité et des rythmes d’Afrique du Nord et de l’Ouest, LanGus crée des paysages sonores mêlant rituels ancestraux et création contemporaine. Ses performances captivent les publics du monde entier grâce à leurs grooves hypnotiques et leur intention thérapeutique.










