Depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI, l’engagement du Maroc en faveur de la coopération Sud-Sud s’est davantage intensifié. Il est surtout traduit par les actions du Souverain pour plaider en faveur d’une solidarité agissante à l’égard de l’Afrique subsaharienne.
Engagement : Sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, la vocation africaine a pris une nouvelle dimension en s’inscrivant dans le cadre d’une vision de long terme qui s’appuie sur les vertus de la coopération Sud-Sud et sur l’impératif du développement humain, dans l’établissement de rapports économiques équitables justes et équilibrés.
Depuis son indépendance, le Maroc n’a cessé de réaffirmer son identité africaine. Il met le continent au cœur de ses choix stratégiques. Il a toujours accordé une importance primordiale au développement de ses relations avec ses confrères africains à travers la consolidation de ses relations politiques et l’établissement de partenariats diversifiés et féconds, fidèle en cela aux liens historiques profonds qu’il entretient avec ces pays. Et depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI, l’engagement du Maroc en faveur de la coopération Sud-Sud s’est davantage intensifié. Il est surtout traduit par les actions du Souverain pour plaider en faveur d’une solidarité agissante à l’égard de l’Afrique subsaharienne. Il est clair que le Maroc est convaincu de l’intérêt stratégique de la coopération Sud-Sud.
C’est pour cette raison qu’il l’a érigée en tant qu’axe principal de sa politique extérieure et s’emploie, par divers moyens, à renforcer cette coopération aux niveaux régional et interrégional. Il faut dire que sous le règne de SM le Roi Mohammed VI, la vocation africaine a pris une nouvelle dimension en s’inscrivant dans le cadre d’une vision de long terme qui s’appuie sur les vertus de la coopération Sud-Sud et sur l’impératif du développement humain, dans l’établissement de rapports économiques équitables justes et équilibrés. Le Souverain a ainsi multiplié les déplacements dans plusieurs pays africains, en introduisant dans la coopération du Maroc avec les pays africains, un nouvel aspect, celui de la coopération en matière de développement humain en plus de la coopération sectorielle visant plusieurs domaines.
Dans son discours lors du 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple (août 2016), le Souverain avait dit «… l’Afrique, pour le Maroc, c’est bien davantage qu’une appartenance géographique et des liens historiques. Elle évoque, en vérité, des sentiments sincères d’affection et de considération, des liens humains et spirituels profonds et des relations de coopération fructueuse et de solidarité concrète. Elle est, somme toute, le prolongement naturel et la profondeur stratégique du Maroc.
Ce lien pluridimensionnel fait que le Maroc est au cœur de l’Afrique, et ménage à l’Afrique une place dans le cœur des Marocains. Et c’est pourquoi Nous l’avons inscrite au centre de la politique étrangère de notre pays…».
Une image plus fidèle de l’activisme du Maroc
On peut en déduire que le choix de l’ancrage africain pour le Maroc participe d’une logique qui s’accorde avec les reconfigurations actuelles de l’économie mondiale caractérisées par le rattrapage économique des pays émergents et l’évolution vers un système mondial multipolaire où notre continent est appelé à se positionner en tant que nouveau pôle mondial de croissance. De ce fait, la stratégie économique développée par le Maroc en direction du continent africain ambitionne d’ériger notre pays en hub régional, au service du co-développement dans les différents domaines clés pour notre avenir commun (la sécurité alimentaire, les infrastructures, la bancarisation et l’inclusion financière, les énergies renouvelables, la croissance verte…). Les investissements directs sur le continent africain projettent donc une image plus fidèle de l’activisme du Maroc, parce que la grande majorité des grandes entreprises marocaines opère dans des métiers de services (banque ou télécommunications) ou doit produire localement (ciment, extraction minière, grands projets d’infrastructure).
En Afrique, les grandes entreprises marocaines sont présentes dans les secteurs de la banque, de l’assurance, des télécommunications, de l’outsourcing, de la fabrication d’engrais, de l’extraction minière, des travaux publics et de la construction, pour ne citer que les principaux investissements.
Au final, les relations du Maroc avec les pays d’Afrique dépassent le simple cadre des relations économiques pour englober des dimensions structurantes : l’aide au développement des pays d’Afrique subsaharienne, la dimension spirituelle de la coopération, l’accueil au Maroc de plusieurs milliers d’étudiants de près d’une cinquantaine de pays africains dont une large majorité a bénéficié de bourses marocaines, la formation de plusieurs milliers de cadres du secteur public originaires de plus de 30 pays, la contribution effective du Royaume au renforcement de la paix et de la stabilité en Afrique et le lancement par le Maroc d’une stratégie d’immigration, selon une approche humanitaire et des droits de l’Homme. Le Maroc réunit les conditions pour un développement durable des relations du Maroc avec l’Afrique. Il renforce les capacités compétitives de l’offre exportable marocaine, et ne cesse de poursuivre la diversification à l’international des groupes marocains en Afrique. Le Maroc choisit également des modes d’insertion appropriés dans l’économie africaine en comptant sur la création de joint-ventures avec les firmes étrangères.
L’agribusiness marocain monte en puissance
Moteur: Au moment où l’univers agricole fait face à des mutations profondes, l’agribusiness marocain ne cesse de confirmer sa progression, portée par des réformes structurelles, des investissements publics et privés ainsi que par une meilleure intégration des chaînes de valeur. Dans le rapport «Enabling the Business of Agriculture» de la Banque mondiale, le Maroc se classait déjà parmi les meilleurs pays africains à faciliter l’activité agricole à travers des cadres réglementaires favorables aux semences, à l’irrigation, aux machines et aux marchés : le Royaume avait obtenu un score global de 64,02 % dans cette évaluation. L’agribusiness marocain est un moteur essentiel de développement économique et social. Par son rôle dans la création d’emplois, l’augmentation des revenus ruraux, et sa contribution aux exportations, il constitue un pilier stratégique du modèle de croissance nationale. Les efforts pour améliorer l’environnement des affaires agricoles, combinés à l’adoption de pratiques durables et à l’intégration des acteurs privés, placent le Maroc dans une trajectoire ascendante sur la scène africaine et internationale.









