Les crédits immobiliers se sont redressés de 3,5 % pour atteindre les 332,68 MMDH, soit un encours additionnel de l’ordre de 10,87 MMDH.
Financement : Selon Bank Al-Maghrib, la dynamique du crédit bancaire au secteur non financier s’accèlère en ce début d’année. Une évolution portée par la bonne tenue des crédits à l’équipement au moment où les prêts immobiliers affichent une stagnation et les crédits à la consommation ralentissent.
La croissance du crédit bancaire au secteur non financier en accélération. Les données relevées par Bank Al-Maghrib laissent apparaître une progression de 5,3 % après 4,7 %. L’encours s’établit dans ce sens autour de 996,3 MMDH dont 871,7 MMDH accordés au secteur privé. Les sociétés non financières privées en détiennent 456,8 MMDH contre 369 MMDH aux ménages. Pour ce qui est des crédits accordés aux particuliers et MRE, l’encours grimpe de 4 % pour atteindre les 365,2 MMDH dont 30,8 MMDH alloués aux entrepreneurs individuels. Pour ce qui est du secteur public, l’encours des prêts accordés à fin janvier s’élève à 124,6 MMDH dont 41,8 MMDH des administrations locales et 82,9 MMDH pour les sociétés non financières publiques.
« Par objet économique, l’évolution du concours bancaire au secteur non financier traduit l’accélération des crédits à l’équipement, l’atténuation de la baisse des facilités de trésorerie, la quasi-stagnation de la progression des prêts immobiliers et le ralentissement de la croissance des crédits à la consommation», peut-on relever de Bank Al-Maghrib. Globalement, l’encours des crédits bancaires s’est hissé à 1.228,64 MMDH, en consolidation de 95,09 MMDH, en glissement annuel. Les crédits immobiliers se sont redressés de 3,5 % pour atteindre les 332,68 MMDH, soit un encours additionnel de l’ordre de 10,87 MMDH. Les crédits à l’habitat se sont ainsi établis à 256,13 MMDH dont 30,02 MMDH de financement participatif à l’habitat ( +19,6 %). Les crédits aux promoteurs immobiliers ont pour leur part progressé de 5,1 % pour atteindre les 60,73 MMDH.
Les crédits à l’équipement se sont chiffrés à 306,38 MMDH, en amélioration de 25,9 %, gagnant 63,06 MMDH en glissement annuel. Les crédits à la consommation sont estimés à 61,02 MMDH, en hausse de 3,8 %. S’agissant des créances en souffrance (CES), elles se sont accrues de 4,6 % atteignant à fin janvier les 101,88 MMDH. Les créances diverses sur la clientèle se sont appréciées de 7,2 % se situant au premier mois de l’année autour de 188,78 MMDH. Il est à noter que les dépôts bancaires ont poursuivi leur trend haussier début 2026. A fin janvier, la collecte s’est établie à 1.348,7 MMDH, en amélioration de 8,6 %. Se référant à Bank Al-Maghrib, les dépôts des ménages ont enregistré, d’une année à l’autre, une hausse de 7,2 % pour s’établir à 983,9 MMDH dont 223,9 MMDH détenus par les MRE. Pour les entreprises non financières privées, leurs dépôts ont atteint 253,1 MMDH, soit une progression annuelle de 12,8 %.
Selon les données disponibles, le taux de rémunération des dépôts à terme (DAT) à 6 mois a marqué, d’un mois à l’autre, une baisse de 34 points de base pour revenir à 2,19 %, tandis que celui des DAT à 12 mois a progressé de 12 points de base pour s’établir à 2,76 % à fin janvier 2026. Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61 % pour le premier semestre 2026, soit une baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent.










