Nouveau film
Après «Moroccan badass girl» sorti en 2023, le cinéaste Hicham Lasri s’apprête à projeter dans les salles «Al Matroud Min Rahmat Allah» ou «Le banni de la miséricorde de Dieu», un film mêlant comédie noire et réflexion politique.
Le réalisateur et scénariste marocain Hicham Lasri signe son retour sur le paysage cinématographique avec son nouveau long métrage « Al Matroud Min Rahmat Allah » ou « Le banni de la miséricorde de Dieu ». À travers cette œuvre, il poursuit sa démarche artistique audacieuse, connue pour remettre en question les discours traditionnels dans le cinéma marocain. Sur les réseaux sociaux, le cinéaste a annoncé que les projections nationales du film devraient débuter au mois d’avril prochain dans plusieurs salles à travers le Maroc, offrant ainsi au public l’occasion de découvrir son œuvre, fidèle à son style cinématographique marqué par la liberté de ton et la profondeur de réflexion. Le film mêle ainsi comédie noire et réflexion politique. Il aborde des questions liées à l’identité, à la peur et aux mécanismes qui peuvent conduire à la radicalisation.
L’histoire suit le parcours d’un personnage français qui évolue progressivement vers la violence. À travers ce récit, le film cherche à confronter le spectateur à une réalité inquiétante autour de l’identité humaine et de l’extrémisme, tout en évitant les généralisations simplistes ou les effets sensationnalistes. Ce film, une coproduction franco-marocaine, met en vedette Thomas Scimeca, aux côtés d’Alizé Coste, Nadia Kounda et Aboubakr Benssaï. Julie Gayet, Henry Libman, Hassan Badida et Salah Ben Salah figurent également au casting. Avant sa sortie nationale, le réalisateur Hicham Lasri organise une tournée culturelle durant le mois de Ramadan, comprenant la projection d’extraits du film ainsi que des rencontres ouvertes avec le public. Cette initiative a débuté à Rabat avant de se poursuivre à Casablanca, afin de présenter les thématiques du film et d’échanger autour de sa vision de l’identité et de la violence. Dans cette œuvre, le cinéaste s’appuie sur son langage cinématographique audacieux pour représenter la désintégration psychologique du personnage principal.
Il explique que le film constitue en quelque sorte une réaction artistique à la violence du monde contemporain, s’inspirant notamment de la montée du terrorisme, de la fragilité de l’artiste et de diverses problématiques globales. Sur le plan esthétique, le film reflète la descente psychologique du personnage: l’image se transforme progressivement en un espace à la fois oppressant et poétique, tandis que la dimension sonore occupe une place centrale pour intensifier l’expérience cinématographique et renforcer la tension narrative. Par ailleurs, Hicham Lasri s’apprête également à revenir sur le petit écran avec une nouvelle production télévisuelle abordant l’une des questions les plus actuelles: l’impact des technologies et de l’intelligence artificielle sur la vie des individus dans la société marocaine contemporaine.
Il s’agit d’une mini-série de quatre épisodes intitulée «Manal», qui mêle drame et comédie dans une approche artistique originale. Cette série s’appuie notamment sur l’utilisation de la technologie du deepfake, permettant de modifier les visages et de falsifier les voix. L’œuvre adopte toutefois une approche dramatique qui cherche à dépasser l’usage sensationnaliste de cette technologie, pour privilégier une lecture plus humaine des paradoxes du monde numérique.










