5 parcs industriels ont été sélectionnés conjointement par le ministère de l’industrie et du commerce et l’ONUDI.
Industrie verte : À travers cette initiative, le Maroc, le gouvernement de la Confédération suisse et l’ONUDI réaffirment leur engagement commun à accompagner la transformation durable des territoires industriels marocains, à renforcer la compétitivité de l’industrie nationale et à accroître sa résilience face aux effets du changement climatique.
Le programme mondial des parcs éco-industriels (GEIPP II) est officiellement lancé au niveau national. Porté par une coopération internationale solide et une vision commune, ce projet structurant ambitionne de renforcer la compétitivité, la résilience et la performance environnementale des zones industrielles marocaines, tout en favorisant un développement inclusif et durable fondé sur les principes de l’économie circulaire. Pour officialiser la mise en œuvre de ce programme, un accord a été conclu, lundi à Rabat, entre le ministère de l’industrie et du commerce, le gouvernement de la Confédération suisse à travers le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI). «Ce nouveau projet constitue un jalon stratégique dans le cadre d’une coopération de longue date entre le Royaume du Maroc, la Confédération suisse et l’ONUDI. Il s’inscrit dans une vision partagée visant à promouvoir une industrie plus compétitive, plus résiliente et plus respectueuse de l’environnement», relève-t-on dans ce sens. Et de préciser que «le GEIPP II vient consolider les acquis du Programme de partenariat pays (PCP Maroc) signé entre l’ONUDI et le ministère de l’industrie et du commerce, dans lequel les parcs éco-industriels (PEI) constituent un levier clé de transformation industrielle durable».
Dans ce sens, 5 parcs industriels ont été sélectionnés conjointement par le ministère de l’industrie et du commerce et l’ONUDI. Etablie selon un processus rigoureux et concerté, la sélection s’est faite à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt lancé conjointement par les deux instances et ce afin de sélectionner les zones industriel à plus haut potentiel pour un accompagnement et un suivi de 3 ans. Le choix s’est ainsi porté sur la Zone franche de l’Atlantique de Kénitra, la zone industrielle de Jorf Lasfar, les zones industrielles Tassila I et II à Agadir, le parc d’Ain Johra à Khémisset et la zone industrielle de Selouane à Nador. Au-delà de ces parcs pilotes, le programme ambitionne de renforcer un écosystème national favorable au développement des parcs éco-industriels, en favorisant les synergies avec les politiques publiques et les initiatives nationales existantes. Il s’inscrira également dans une dynamique de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Groupe de la Banque mondiale et la GIZ. Portant sur un budget indicatif de trois millions de francs suisses, le programme sera mis en œuvre sur une période de trois ans (2026-2028).
Il vise, en effet, à améliorer la performance environnementale et économique des zones industrielles grâce à l’efficience des ressources, aux synergies industrielles et à une gestion intégrée. L’ambition étant de promouvoir les approches d’économie circulaire au sein des industries. Le dispositif tend également à réduire l’empreinte climatique du secteur industriel ainsi qu’à renforcer la capacité des parcs industriels à s’adapter aux effets du changement climatique. Il contribuera ainsi à un développement industriel inclusif et durable, fondé sur les principes de l’économie circulaire. L’intervention prendra également en compte la dimension sociale du développement, en répondant aux besoins prioritaires du pays dans ce domaine. Conçu sur la base des enseignements tirés de la phase pilote au Maroc « EIP light touch» et des interventions dans les autres pays (Colombie, Pérou, Ukraine, Vietnam et Afrique du Sud), le projet permettra de capitaliser sur les résultats obtenus, d’ancrer davantage l’approche des parcs éco-industriels (PEI) dans le contexte marocain et d’en assurer un déploiement progressif à l’échelle nationale.










