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Marché de l’emploi: Au Maroc ou en France, la Génération Z  a d’autres attentes

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Baromètre
Les résultats de l’enquête menée en décembre 2025 auprès de 2.569 jeunes actifs de la Génération Z, avec une mise en perspective des tendances observées en France par l’équipe dédiée de ReKrute, démontrent que la Génération Z ne tourne pas le dos au travail mais en redéfinit plutôt les règles. Au Maroc comme en France, les jeunes attendent un travail plus aligné avec leur équilibre de vie, leur développement personnel et leurs valeurs, sans renoncer à la performance. Les détails.

La Génération Z interrogée par ReKrute ne rejette pas le travail. Agée de 22 à 25 ans (59%), cette population fortement diplômée (près de 70% Bac+3 et plus, dont 47% Bac+5) évolue principalement dans les grands pôles économiques. D’après l’enquête elle demeure déjà engagée professionnellement et formule des attentes structurées vis-à-vis des entreprises, révélant une génération consciente de sa valeur et de son employabilité. «Au Maroc, 56% des répondants associent encore le travail à un devoir collectif, contre 45% en France où la dimension de développement individuel est davantage mise en avant.

Ce différentiel culturel ne masque toutefois pas une tendance lourde commune: dans les deux pays, la Génération Z ne rejette ni l’engagement ni l’effort, mais attend un travail porteur de sens, capable de concilier performance et épanouissement personnel». C’est ce qu’il ressort de l’enquête menée par ReKrute. Pour cette catégorie de personnes actives, il n’est plus question d’une carrière unique et linéaire. «Au Maroc, 43% des jeunes se projettent avec 3 à 5 employeurs sur l’ensemble de leur parcours, traduisant une forme de stabilité conditionnelle: la fidélité est possible, mais dépendante des conditions offertes». En France, ce taux est de 35%. «Dans les deux contextes, la carrière se construit désormais comme une succession de choix et d’alignements, et non comme un engagement à long terme par défaut», poursuivent les auteurs de l’enquête. Autre paramètre qui entre en ligne de compte, le travail hybride. Ce dernier signe une nouvelle ère en terme d’attentes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «Au Maroc, 55% des répondants le considèrent comme le modèle idéal. En France, la préférence est encore plus nette, avec 82% souhaitant au moins un jour de télétravail par semaine».

Ce plébiscite traduit moins une recherche d’isolement qu’un besoin de flexibilité maîtrisée. La Génération Z refuse un modèle rigide qui ne prendrait pas en compte la qualité de vie. En termes de leadership, les attentes vis-à-vis des dirigeants et managers illustrent une évolution profonde du rapport à l’autorité. Selon les résultats de l’enquête, «le dirigeant idéal au Maroc est avant tout inspirant et fédérateur, avec le leadership (28%), la vision (23%) et l’esprit d’équipe (23%) comme piliers. En France, les priorités sont davantage orientées vers la performance (44%) et l’engagement (42%), tout en accordant une place centrale à l’intégrité (36%) et à la vision stratégique (35%)». Ces différences révèlent la légitimité managériale qui repose désormais autant sur les résultats que sur la cohérence humaine et la capacité à donner du sens.

Autre fait déterminant dans les attentes de laGénération Z, l’intelligence artificielle. «Au Maroc, l’IA est perçue principalement comme un outil de productivité (50%) et de créativité (33%), sans être encore un critère décisif de choix d’employeur (5%). En France, elle est largement intégrée aux représentations du travail: 75% l’associent à la compétitivité, 69% en font un critère de choix d’emploi, tout en restant non indispensable pour une partie des répondants (63%). Dans les deux cas, l’IA est acceptée tant qu’elle augmente l’humain, sans le remplacer».
Tout est dit. Les recruteurs ont désormais des critères précis pour retenir cette matière grise qui souvent revient au pays mais finit par repartir à cause d’un management qui ne correspond pas à ses attentes. Ceux qui sont déjà là finissent par être démotivés pour les mêmes raisons.

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