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Des progrès qui reposent sur des infrastructures solides : Le PDRTE-ER, un programme au bilan très positif

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Le programme est en bonne voie pour atteindre ses objectifs, consacrant le Maroc comme une référence régionale en matière d’électrification et de transition énergétique. 

Référence régionale : Depuis son lancement, le programme a permis l’électrification de 937 villages, dépassant ainsi de 30% la cible initiale de 720 localités. En même temps, près de 20.000 foyers ont été raccordés au réseau électrique.

Le Programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale (PDRTE-ER), coordonné par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD), enregistre de très grandes avancées. C’est une étape importante dans la transformation énergétique et territoriale du Maroc.
La BAD salue l’avancement du programme de développement des réseaux de transport d’électricité et d’électrification rurale. Dans son dernier rapport sur l’état d’exécution du projet, la Banque estime que l’opération, d’un coût global de 352,33 millions d’euros, progresse de manière satisfaisante permettant à ce jour d’importantes réalisations. Environ un millier de villages raccordés, un taux d’électrification rurale avoisinant les 100% et une part d’énergies renouvelables de 45,5%… tels sont les résultats du Programme de développement de transport d’électricité et d’électrification rurale piloté pat l’ONEE. Les données récentes publiées par la BAD soulignent un bilan positif, mêlant progrès technique, développement rural et transition énergétique.
De fait, depuis son lancement, le programme a permis l’électrification de 937 villages, dépassant ainsi de 30% la cible initiale de 720 localités. En même temps, près de 20.000 foyers ont été raccordés au réseau électrique, et le taux d’électrification rurale a atteint presque 100%, un niveau proche de l’universalité. Ces progrès reposent sur des infrastructures solides : 1.261 km de lignes moyenne tension, 3.898 km de lignes basse tension et 719 postes de transformation.
Le programme contribue ainsi à améliorer l’accès aux services essentiels, à favoriser l’émergence de micro-entreprises et à moderniser l’agriculture dans les zones rurales. Avec 254 km de lignes haute tension déjà construits, dont 244,85 km en 400 kV, ainsi qu’un poste 225/60 kV, on peut dire que ces installations renforcent la stabilité du réseau national et facilitent l’intégration des énergies renouvelables, dont la part dans la capacité installée a progressé à 45,5%, contre 33,84% initialement, en ce qui concerne le transport électrique. Ce déploiement repose sur un maillage étendu comprenant 1 .261 km de lignes moyenne tension, 3.898 km de lignes basse tension et 719 postes de transformation, contribuant à l’amélioration des conditions de vie et au développement d’activités économiques locales.

Une mutation structurelle de l’économie énergétique marocaine

Le programme a également un impact économique direct. Selon la BAD, il a permis la création de 243 emplois permanents et 744 emplois temporaires, principalement dans les secteurs de l’énergie et du bâtiment. La construction et la maintenance des infrastructures offrent des débouchés durables aux entreprises locales, tandis que la disponibilité d’une électricité stable favorise l’implantation d’activités industrielles et commerciales dans les zones desservies. Pour les promoteurs d’énergies renouvelables, l’expérience du PDRTE-ER confirme la faisabilité d’intégrer massivement les sources vertes, limitant les risques pour les futurs projets solaires et éoliens. La stabilité du réseau et la capacité de transit élevée représentent des atouts pour les investisseurs nationaux et internationaux, tout en contribuant à la transition énergétique nationale.

Quelques ajustements restent toutefois en cours, notamment autour de la ligne 225 kV «Laawamar Oulad Haddou», affectée par des contraintes techniques et de passation.
Le rapport de la BAD note que des mesures correctives ont été engagées par l’ONEE afin de respecter l’échéance de décaissement fixée au 30 juin 2028. Malgré ce point de vigilance, l’institution estime que le programme demeure «en bonne voie» pour atteindre ses objectifs, consacrant le Maroc comme une référence régionale en matière d’électrification et de transition énergétique. De manière générale, le PDRTE-ER dénote une mutation structurelle de l’économie énergétique marocaine. Car, outre les infrastructures, le programme génère des retombées économiques directes, avec 243 emplois permanents et 744 emplois temporaires recensés. Le rapport relève également un taux d’engagement des marchés de 93,60% et un niveau de décaissement de 45,23%, confirmant la cadence d’exécution du projet.

Classé «non potentiellement problématique», le dispositif consolide la fiabilité du Maroc auprès des bailleurs de fonds internationaux. Il combine la sécurisation de l’approvisionnement électrique, l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables et l’inclusion des territoires ruraux.
Autrement dit, l’avancée de l’électrification et la gestion proactive des risques témoignent de la maîtrise opérationnelle du programme et renforcent la crédibilité du Maroc auprès des partenaires financiers.

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Un développement socio-économique inclusif

Bénéfices : Le Royaume se rapproche d’un système énergétique plus résilient, plus vert et plus équitable, dans deux ou trois ans maximum. La consolidation des réseaux et l’intégration des énergies renouvelables annoncent un développement socio-économique inclusif, offrant aux zones rurales de nouvelles opportunités et aux acteurs industriels des conditions de production plus stables et durables. Le PDRTE-ER apparaît ainsi comme un modèle de transformation énergétique et territoriale, dont les retombées dépassent largement les seuls indicateurs techniques, tout en jetant les bases d’un futur énergétique intégré et durable pour le Maroc. En d’autres termes, on est face à une consolidation de la fiabilité pour l’industrie, des débouchés garantis pour les EnR et la construction, de nouveaux marchés et une qualité de vie améliorée en milieu rural, sans parler de la confiance renforcée chez les investisseurs et les partenaires financiers. Voilà, en gros, les bénéfices concrets et immédiats de la transformation profonde et mesurable du paysage énergétique et territorial marocain en cours.