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Industrie automobile : Les exportations atteignent les 26 milliards de dirhams à fin février

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Les expéditions du secteur affichent à fin février une hausse de 10,3%, soit une consolidation de l’ordre de 2,43 milliards de dirhams en glissement annuel.

Commerce extérieur : A fin février, les exportations automobiles affichent une nette amélioration revenant en tête des secteurs exportateurs. Une dynamique suivie du secteur de l’aéronautique au moment où les expéditions de la branche électronique et électricité ressortent stables.

26 milliards de dirhams, telle est la valeur globale des exportations automobiles au titre du deuxième mois de l’année. Les expéditions du secteur reprennent en ce début d’année affichant à fin février une hausse de 10,3%, soit une consolidation de l’ordre de 2,43 milliards de dirhams en glissement annuel. Cette dynamique est portée par l’ensemble des composantes de la branche et ce à l’exception du Powertrain qui a vu ses exportations baisser de 18,5%. En parallèle, les ventes du segment câblage à l’export se sont hissées à 10,66 milliards de dirhams, en amélioration de 14,8%, soit un additionnel de 1,37 milliard de dirhams. Le segment construction a contribué pour sa part à hauteur de 9,44 milliards de dirhams aux exportations automobiles, en progression de 14,8%.
Ces évolutions , relevées par l’Office des changes dans son bulletin mensuel du commerce extérieur, propulsent l’industrie automobile à la tête des secteurs exportateurs. Suivie de l’aéronautique qui a réalisé un chiffre de l’ordre de 5,25 milliards de dirhams à l’export, en amélioration de 16,5% reflétant ainsi une hausse de 27,2% du segment assemblage (3,64 milliards de dirhams) et une baisse de 2,1% pour le segment Electricla Wiring Interconnection system (1,59 milliard de dirhams). L’Office des changes relève par ailleurs une quasi-stabilité des exportations électronique et électricité. Ces dernières se sont chiffrées à 2,75 milliards de dirhams, en hausse de 2,5%.

Cette progression est en effet portée par la hausse des exportations des fils et câbles (+88 millions de dirhams) et des moteurs et machines génératrices électriques (+20 millions de dirhams) au moment où les exportations des groupes électrogènes et convertisseurs rotatifs ont affiché une baisse de -24 millions de dirhams. En parallèle, les exportations de l’agriculture et agroalimentaire ont baissé de 3,7% se situant autour de 17,54 milliards de dirhams suite à la baisse des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-631 millions de dirhams) et de la pêche, aquaculture(-31 millions de dirhams). Pour ce qui est des phosphates et dérivés, les exportations ont fléchi de 16,5% revenant à 9,57 milliards de dirhams. Se référant à l’Office des changes, cette évolution est due, essentiellement, à la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-1,49 milliard de dirhams) et de l’acide phosphorique (-272 millions de dirhams). Tenant compte de ces évolutions, la valeur globale des exportations s’est établie à 74,84 milliards de dirhams, en amélioration de 2%. Malgré cette hausse, les importations continuent à prendre le dessus avec des achats de l’ordre de 126,41 milliards de dirhams (+1,9%).

On relève dans ce sens une hausse de 14,5% des achats de produits finis d’équipement(31,48 milliards de dirhams) et de 9,3% de ceux des produits finis de consommation (32,36 milliards de dirhams). Les importations des produits bruts ont augmenté de 32,9% atteignant à fin février les 7,93 milliards de dirhams au moment où celles des demi-produits et produits alimentaires ont baissé respectivement de 5,5% et 14,4%. Pour ce qui est de la facture énergétique, elle ressort allégée tournant autour de 15,59 milliards de dirhams, en baisse de 15,7%. Un allégement qui résulte de la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de -14% sous l’effet prix en recul de-16,2%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +2,6%.

Le déficit commercial en hausse de 1,7%

L’Office des changes relève par ailleurs une lègère augmentation du déficit commercial. Il s’est en effet accentué de 1,7% passant en année de 50,72 milliards de dirhams contre 51,57 milliards de dirhams à fin février. La balance des services est toujours excedentaire affichant un accroissement de 3,3 milliards de dirhams, soit 26,25 milliards de dirhams à fin février contre 22,95 milliards de dirhams une année plus tôt. Ceci résulte d’une hausse de 12,1% des importations de services contre 13,3% des exportations.
Quant à la balance voyage, le solde a grimpé de 31,9% marquant une consolidation de 16,27 milliards de dirhams contre 12,34 milliards à la même période de l’année précédente. Cette évolution est tirée par les recettes. Elles se sont en effet appréciées de 22,2% pour atteindre les 21,38 milliards de dirhams. Les dépenses ont pour leur part fléchi de 1% totalisant les 5,11 milliards de dirhams. En ce qui concerne les transferts des MRE, ils se sont situés autour de 18,54 milliards de dirhams contre 17,80 milliards de dirhams, soit une évolution de 4,2%.

Les IDE en berne

Du côté des investissements, les IDE ont vu leur flux net baisser de 30,8% ressortant ainsi autour de +4,5 milliards de dirhams contre 6,5 milliards de dirhams à fin février. Ceci résulte d’un repli de 28,4% des recettes (6,85 milliard de dirhams) et de 23,4% des dépenses (2,34 milliards de dirhams). Les IDME ont vu en revanche leur flux net s’améliorer de 69,8% atteignant les 1,48 milliard de dirhams contre 874 millions de dirhams. Leur recette ont en effet fléchi de 16,1% à fin février s’établissant à 2,45 milliards de dirhams alors que les dépenses ont grimpé à 3,94 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de 3,6%.

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