L’ambition est de faire bâtir une filière céréalière marocaine résiliente et compétitive, capable de garantir la durabilité de la production, la rentabilité des agriculteurs et la sécurité alimentaire nationale.
Filière céréalière : Lors de la conférence nationale de la Comader, le ministre Ahmed El Bouari a lancé un appel à la transformation stratégique de la filière céréalière marocaine, soulignant l’urgence de renforcer sa compétitivité, sa durabilité et sa capacité à garantir la sécurité alimentaire et la rentabilité pour les agriculteurs.
Un appel franc pour une transformation stratégique de la filière céréalière au Maroc a été lancé jeudi lors de l’ouverture de la conférence nationale de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader). L’ambition étant de faire bâtir une filière céréalière marocaine résiliente et compétitive, capable de garantir la durabilité de la production, la rentabilité des agriculteurs et la sécurité alimentaire nationale. «L’enjeu majeur actuel consiste à bâtir une filière céréalière plus flexible et compétitive, capable de garantir la durabilité de la production et d’améliorer la rentabilité pour l’agriculteur, tout en préservant l’équilibre du marché et en renforçant la sécurité alimentaire nationale», a souligné dans ce sens Ahmed El Bouari, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
Évoquant l’attention soutenue accordée à cette filière par les pouvoirs publics, le ministre a rappelé que « le Plan Maroc Vert a constitué une étape fondamentale pour asseoir les bases de son développement et renforcer sa base productive.
Cette dynamique s’est vue consolidée par la stratégie «Génération Green 2020-2030». Et d’ajouter que «celle-ci met un accent particulier sur la durabilité de la production, l’amélioration de la rentabilité, la qualité des récoltes et la valorisation des produits agricoles».
À cet égard, le ministre a fait savoir qu’un dispositif de programmes intégrés a été déployé avec succès, englobant le soutien à la recherche agronomique, le développement des variétés améliorées, l’élargissement de l’utilisation des semences sélectionnées et l’adoption du semis direct.
«Ces efforts constants ont été judicieusement accompagnés par le développement de l’irrigation d’appoint, le renforcement des capacités de stockage et l’amélioration de l’organisation des circuits de commercialisation», a-t-il ajouté.
Malgré ces avancées significatives, le ministre a estimé que la filière céréalière est appelée à poursuivre son adaptation face aux défis liés aux changements climatiques, à la volatilité des marchés et à la hausse des coûts de production. Pour sa part, Rachid Benali, président de la Comader, a mis en exergue la nécessité de bâtir un modèle intégré et durable pour la filière céréalière, notant que le développement de cette filière stratégique s’inscrit dans une dynamique visant à construire un système solide pour le stock stratégique et à garantir un approvisionnement sûr et stable pour les citoyens.
Cet essor, a-t-il expliqué, s’aligne pleinement sur les objectifs de la stratégie «Génération Green 2020-2030» pour améliorer la productivité, valoriser les produits et renforcer la résilience de l’agriculture marocaine. Afin de pérenniser cette filière aux rôles économiques et sociaux cruciaux, il a notamment plaidé pour un renforcement des investissements dans les infrastructures de stockage et de logistique, ainsi que pour une meilleure intégration entre la production agricole, l’industrie de transformation et le marché.
Cette a conférence a été marquée par la signature d’un accord de modération entre Omar Yacoubi, président de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL), Mohamed Fikrat, président du directoire du Crédit Agricole du Maroc (CAM), et Moulay Abdelkader Alaoui, président de la Fédération nationale de la minoterie (FNM).
Ledit accord est relatif à la collecte et à la commercialisation de la production nationale de blé tendre, illustrant l’engagement conjoint des pouvoirs publics et des professionnels à améliorer l’organisation du marché et les conditions de valorisation de la production nationale, notamment à travers le renforcement des capacités de stockage, l’appui au financement et l’adaptation des mécanismes de régulation.
Cette rencontre a rassemblé l’ensemble des parties prenantes concernées, notamment les départements ministériels, les institutions publiques, les organisations professionnelles agricoles, les opérateurs économiques ainsi que des experts et chercheurs.










