Les banques ont déclaré une hausse de la demande pour tous les objets hormis les prêts à la promotion immobilière où ils auraient stagné.
Financement : La dynamique du crédit bancaire se confirme en ce début d’année. Porté par la progression des financements aux entreprises et aux ménages, l’encours des crédits au secteur non financier dépasse pour la première fois les 1.000 milliards de dirhams à fin février, tandis que la collecte des dépôts poursuit son renforcement.
Les crédits alloués au secteur non financier franchissent le seuil des 1.000 milliards de dirhams au deuxième mois de l’année. Cet encours s’inscrit en progression de 5,8 % comparé à février 2025, portée par une progression soutenue aussi bien des concours aux entreprises non financières privées que ceux des ménages. Selon les récents indicateurs dévoilés par Bank Al-Maghrib, les crédits attribués aux entreprises non financières se sont établis à 544,6 milliards de dirhams (+4,1 %) dont 456,1 milliards de dirhams pour le secteur privé et 88,4 milliards de dirhams pour les entreprises non financières publiques. «Les concours aux entreprises non financières privées ont marqué une progression annuelle de 3,6 %. Cette évolution résulte de la hausse de 13,6 % des crédits à l’équipement et de 7,2 % des prêts à la promotion immobilière.
En revanche, les facilités de trésorerie ont enregistré un repli de 4,7 %», commente Bank Al-Maghrib dans ce sens. Et de rappeler que «l’enquête sur les conditions d’octroi de crédit au titre du quatrième trimestre 2025 démontre que les critères d’octroi auraient été assouplis pour les crédits de trésorerie et à l’équipement et maintenus inchangés pour les prêts à la promotion immobilière». L’assouplissement des conditions est également visible pour les Grandes entreprises et les TPME. Pour ce qui est de la demande, les banques ont déclaré une hausse pour tous les objets hormis les prêts à la promotion immobilière où ils auraient stagné. Par taille, la demande aurait augmenté tant pour les Grandes entreprises que pour les TPME. En s’appuyant sur les résultats de son enquête de conjoncture menée au dernier quart de l’année, la Banque centrale affirme que l’accès au financement bancaire aurait été jugé « normal » par la majorité des entreprises et le coût du crédit aurait été en stagnation.
Notons qu’au quatrième trimestre 2025, les taux appliqués aux nouveaux crédits ont enregistré une hausse trimestrielle de 6 points de base, à 4,94 %. Ils se sont établis à 4,74 % pour les Grandes entreprises et à 5,22 % pour les TPME. Du côté des ménages, les crédits accordés ont enregistré une progression annuelle de 3,4 % s’établissant ainsi autour de 397 milliards de dirhams. Cette amélioration intervient, selon Bank Al-Maghrib, en lien avec la hausse de 3,9 % des prêts à la consommation et de 3,2 % de ceux de l’habitat. Ces derniers se chiffrent à 256,8 milliards de dirhams dont 30,4 milliards de dirhams de financement participatif destiné à l’habitat sous forme de Mourabaha immobilière (+19,4 %). Pour ce qui est des dépôts bancaires, la collecte s’est consolidée de 8,4 % en glissement annuel pour atteindre les 1.350,9 milliards de dirhams. Se référant à Bank Al-Maghrib, les dépôts des ménages ont enregistré, d’une année à l’autre, une hausse de 7,8 % pour s’établir à 989,8 milliards de dirhams dont 225,8 milliards de dirhams détenus par les MRE. Pour les entreprises non financières privées, leurs dépôts ont atteint 246,9 milliards de dirhams, soit une progression annuelle de 9 %. Il est à souligner que le taux de rémunération des dépôts à terme (DAT) à 6 mois a marqué, d’un mois à l’autre, une baisse de 2 points de base pour revenir à 2,17 %, tandis que celui des DAT à 12 mois a progressé de 9 points de base pour s’établir à 2,85 % à fin février 2026.
Le taux minimum de rémunération des comptes d’épargne a été fixé à 1,61 % pour le premier semestre 2026, marquant une baisse de 30 points de base par rapport au semestre précédent.










