Atelier à Rabat sur les enquêtes financières et les investigations en sources ouvertes
Sécurité : Les travaux d’un atelier de travail consacré aux enquêtes financières et investigations en sources ouvertes dans les crimes de traite des êtres humains et de trafic des migrants ont été lancés, lundi à Rabat, avec la participation des représentants de plusieurs institutions nationales concernées et d’experts internationaux.
La Commission nationale chargée de la coordination des mesures de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains (CNCLT) indique que l’organisation d’un atelier de travail (6-9 avril) vise à renforcer les capacités des enquêteurs, des responsables de l’application de la loi et des analystes financiers en matière d’enquêtes financières parallèles.
L’objectif est également de suivre les flux financiers illicites liés aux réseaux de traite et de trafic de migrants, en plus de développer des compétences dans l’usage des sources ouvertes pour la collecte et l’analyse des données afin de soutenir les investigations criminelles, selon la même source. L’organisation de cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts du Maroc pour la lutte contre la criminalité organisée transnationale, souvent liée à des profits illicites que les réseaux criminels tentent de dissimuler ou de blanchir par divers canaux, explique le communiqué, notant que les enquêtes financières constituent un outil essentiel pour traquer ces revenus et démanteler la structure financière de ces réseaux.
Cette initiative intervient également dans le sillage de la mise en œuvre du Plan national de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains, qui repose sur une approche holistique incluant la prévention, la protection, les poursuites judiciaires et le renforcement de la coordination entre les différents intervenants, en plus de la consolidation des capacités institutionnelles et humaines. Cet atelier a réuni 25 représentants d’institutions nationales, notamment l’Autorité nationale du renseignement financier, la Présidence du ministère public, la Direction générale de la sûreté nationale, la gendarmerie royale et le ministère de la justice. Au programme de cet événement figurent des présentations d’experts nationaux et internationaux, ainsi que des études de cas et des exercices pratiques destinés à échanger les expertises et à s’informer des meilleures pratiques en matière d’enquêtes financières et de collecte d’informations en sources ouvertes.
Cette rencontre constitue une opportunité pour renforcer la coopération et l’échange des expériences entre les institutions nationales et celles internationales, et contribuer ainsi au développement des mécanismes de coordination pour faire face aux crimes de traite des êtres humains et de trafic des migrants, tout en soutenant les efforts de protection des victimes.









