Cinéma
Le cinéaste Hicham Lasri entame une tournée d’avant-première dans les Instituts français du Maroc pour des rencontres et échanges avec le public autour de son film « Thank you Satan ». Une œuvre qui mêle comédie noire et réflexion politique. Il aborde des questions liées à l’identité, à la peur et aux mécanismes qui peuvent conduire à la radicalisation.
Du 6 au 14 avril 2026, l’Institut français du Maroc accueille la projection du nouveau film «Thank you Satan», la nouvelle comédie noire du réalisateur et scénariste marocain Hicham Lasri. L’histoire suit le parcours d’un personnage français qui évolue progressivement vers la violence. « 1993, France. Serge et May sont heureux malgré leur fragilité financière. L’arrivée d’un bébé ne va pas arranger les choses. Serge commence un travail de réceptionniste de nuit dans un grand hôtel parisien. Mais l’horizon reste sombre : la maison où ils vivent n’est pas convenable pour accueillir un bébé et le nouveau roman de Serge est refusé par son éditrice.
Un soir, il s’aperçoit qu’un nouveau client de l’hôtel n’est autre que Rahman, un écrivain sur qui a été lancée une Fatwa, avec une rançon faramineuse», lit-on dans le synopsis. Il faut dire que Hicham Lasri signe son retour dans le paysage cinématographique avec ce nouveau long métrage sorti dans les salles. Il poursuit ainsi sa démarche artistique audacieuse, marquée par la liberté de ton et la profondeur de réflexion. Le film qui mêle comédie noire et réflexion politique, aborde des questions liées à l’identité, à la peur et aux mécanismes qui peuvent conduire à la radicalisation.
Le film qui est une coproduction franco-marocaine met en vedette Thomas Scimeca, aux côtés d’Alizé Coste, Nadia Kounda et Aboubakr Benssaï. Julie Gayet, Henry Libman, Hassan Badida et Salah Ben Salah figurent également au casting. Pour rappel, Hicham Lasri, réalisateur né à Casablanca, développe un cinéma libre et incisif, ancré dans les réalités sociales marocaines. Révélé avec The End (2011) puis C’est eux les chiens (2013), sélectionné à Cannes (ACID), il s’impose rapidement sur la scène internationale avec des films présentés à la Berlinale et à Toronto.










