Cet événement a réuni l’ensemble de l’écosystème africain de la cybersécurité autour d’un dialogue stratégique consacré à la défense numérique.
Défense numérique : L’écosystème africain de la cybersécurité s’est réuni au Strategic Digital Defence AI Readiness (STAR) Summit. Organisé en marge du Gitex Africa Morocco, cet événement a enclenché la réflexion sur les stratégies de défense numérique face à la montée des menaces digitales.
Face à la montée des menaces numériques, le Maroc mise sur une approche globale de la cybersécurité. Cette orientation a été mise en exergue lors du Strategic Digital Defence AI Readiness (STAR) Summit. Cet événement, organisé en marge du Gitex Africa Morocco en partenariat avec la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI), a réuni l’ensemble de l’écosystème africain de la cybersécurité autour d’un dialogue stratégique consacré à la défense numérique. Intervenant dans ce sens, le Général de Brigade Abdellah Boutrig, directeur général de la DGSSI, a affirmé que « la cybersécurité est devenue bien plus qu’un enjeu technique. Elle touche directement à la souveraineté, à la stabilité et au développement économique de nos pays». Et de poursuivre : «Faire face à ces défis dépasse le seul cadre unilatéral, la résilience cyber, en tant qu’impératif stratégique, se construisant incontestablement autour de plusieurs pays, dans le cadre d’une approche globale». Se référant au responsable, cette approche inclut une gouvernance adaptée, un cadre stratégique clair, un corpus réglementaire fédérateur, des capacités opérationnelles et un investissement continu dans le renforcement des capacités. «Le Maroc a fait le choix d’agir sur tous ces fronts simultanément», a-t-il indiqué.
Et d’ajouter: «Cette approche holistique couvre aussi bien le cadre juridique que les capacités opérationnelles, la coopération internationale ou encore le développement des compétences. Cela s’est concrètement reflété sur notre posture nationale en matière de cybersécurité, permettant au Royaume de gagner en maturité». Face au caractère transfrontalier des défis posés par la cybersécurité, M. Boutrig a mis en avant les efforts considérables du Royaume en matière de coopération et de coordination régionale et internationale, notamment en Afrique où le Maroc contribue activement aux travaux du Réseau africain des autorités de cybersécurité (ANCA) dont il assure la vice-présidence depuis 2022. Il s’agit d’une logique de solidarité au service de la résilience du continent. Le responsable insiste à cet effet sur l’importance de la vitalité de l’écosystème privé dans chaque pays et la solidité de son capital humain en tant que leviers essentiels. «Ne pouvant reposer uniquement sur l’effort de l’Etat, la cybersécurité nationale a besoin d’un tissu industriel et entrepreneurial dense, dynamique et ancré dans la réalité locale», a-t-il dit. Le directeur général de la DGSSI a, en outre, pointé le «déficit» des profils qualifiés en cybersécurité opérationnelle, appelant à cet égard à renforcer la formation initiale et continue, à adapter le curricula académique aux besoins du terrain et à favoriser la spécialisation des compétences.










