Culture

Il explore les thèmes de la mémoire, de l’identité et de l’appartenance: «Rue Málaga» de Meryem Touzani arrive dans les salles à partir du 22 avril

© D.R

Cinéma
Les salles de cinéma marocaines s’apprêtent à accueillir le nouveau long-métrage de la réalisatrice Meryem Touzani, intitulé «Zanqat Malaga», dont la sortie nationale est prévue le 22 avril. Cette arrivée sur les écrans intervient après un parcours international remarqué, confirmant la place croissante du cinéma marocain sur la scène culturelle mondiale.


Après un parcours remarqué dans des festivals prestigieux (Mostra de Venise, Toronto, Mar del Plata), le troisième film «Rue Málaga » ou «Zanqat Malaga» de Meryem Touzani débarque bientôt dans les salles nationales. Il sera projeté à partir du 22 avril, selon Ali n’Productions. Tourné au Maroc en langue espagnole, ce long métrage est produit par Nabil Ayouch. Il s’agit d’une coproduction entre Ali n’Productions au Maroc, Les Films du nouveau monde en France, Mod Producciones – Simon de Santiago et Fernando Bovaira en Espagne, One Two Films – Fred Burle, Sol Bondy en Allemagne, et Velvet Films en Belgique.

Dans cette œuvre, Meryem Touzani livre un film profondément humain, explorant les thèmes de la mémoire, de l’identité et de l’appartenance. L’histoire suit Maria, une Espagnole âgée de 79 ans, née et ayant grandi à Tanger dans le contexte historique ayant suivi la Guerre civile espagnole. Au fil des années, elle développe un attachement singulier à cette ville cosmopolite qui devient le cœur de sa vie. Le récit plonge dans le quotidien de cette femme qui a choisi de rester à Tanger, où elle a fondé une famille. Confrontée à la solitude après la disparition de son époux et le départ de sa fille pour l’Espagne, Maria tente de combler le vide en tissant des liens chaleureux avec son entourage et en entretenant la mémoire de son passé. Au-delà d’un simple portrait intime, le film propose une réflexion sensible sur la condition des femmes âgées, mettant en lumière les mutations émotionnelles et existentielles liées à cette étape de la vie. Il souligne également la capacité de l’être humain à se réinventer et à se réconcilier avec lui-même, même dans les moments de fragilité.

À travers le choix de Tanger comme décor principal, la réalisatrice met en avant une ville symbole de brassage culturel et de rencontre entre les identités. Le film interroge ainsi les notions d’ancrage, de solitude et d’espoir, en offrant le portrait d’une femme qui résiste au passage du temps avec dignité et attachement à la vie. La réalisatrice Meryem Touzani avait déclaré que ce long-métrage est avant tout une ode à l’amour et à la possibilité de renaître à soi-même, quel que soit l’âge, rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour aimer ou pour recommencer.

Le film a par ailleurs connu un parcours international notable, avec une sélection à Mostra de Venise, une distinction du public au Festival international du film du Caire, ainsi qu’une projection lors du Festival international du film de Marrakech. Il a également représenté le Maroc dans la présélection des Oscars dans la catégorie du meilleur film international.

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