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Portée principalement par le rebond de l’activité agricole : Une croissance de 5% enregistrée au premier trimestre 2026

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Cette performance intervient malgré la remontée des prix de l’énergie observée en mars.

Accélération : L’économie marocaine a enregistré une accélération de sa croissance au premier trimestre 2026, atteignant 5 % après 4,1 % fin 2025, selon le Haut-Commissariat au Plan. Cette performance repose principalement sur le fort rebond de l’activité agricole, favorisé par une pluviométrie exceptionnelle, ainsi que sur la résilience des services et le maintien d’une demande intérieure dynamique. À court terme, la croissance devrait se maintenir à un niveau solide, autour de 4,7 % au deuxième trimestre, sous réserve d’une stabilisation des prix de l’énergie.

L’économie marocaine a entamé l’année 2026 sur un rythme de croissance renforcé. Selon la dernière note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan, le produit intérieur brut (PIB) aurait progressé de 5 % au premier trimestre, après 4,1 % au quatrième trimestre 2025. Cette performance intervient malgré la remontée des prix de l’énergie observée en mars, la dynamique économique ayant été soutenue par l’accélération de l’activité agricole et la bonne tenue des services, dans un contexte de demande intérieure toujours solide. À court terme, les perspectives demeurent favorables. Sous l’hypothèse d’une stabilisation des prix énergétiques, la croissance devrait atteindre 4,7 % au deuxième trimestre 2026.

Elle serait principalement portée par les retombées positives du redressement agricole, tant sur l’activité que sur l’emploi. Au cours du quatrième trimestre 2025, l’économie avait déjà montré des signes de résilience. Les industries manufacturières, après un net ralentissement durant l’été, ont enregistré un rebond plus marqué qu’anticipé (+4,1 %), soutenu notamment par le rattrapage des filières agroalimentaire et pharmaceutique. Cette reprise a contribué à un retournement du cycle de stockage et à un raffermissement du commerce et des services associés. En parallèle, les services non marchands sont restés dynamiques, tandis que les industries extractives et le secteur du bâtiment ont subi les effets des perturbations climatiques de fin d’année. La croissance du quatrième trimestre 2025 (4,1 %, contre 4 % un trimestre plus tôt) a été essentiellement tirée par la demande intérieure. La consommation des ménages a progressé de 4,4 %, portée par l’amélioration de l’emploi et des revenus, tandis que l’investissement, bien que toujours soutenu (+8,5 %), a amorcé une phase de normalisation après un pic à +15 % au troisième trimestre.

Ce ralentissement reflète une modération des investissements en construction, en contraste avec la poursuite de l’expansion des dépenses en équipements industriels. En revanche, les échanges extérieurs ont continué de peser sur la croissance. La hausse des importations (+10 %) a dépassé celle des exportations (+6,1 %), bien que le repli des prix à l’import ait permis d’alléger légèrement la facture commerciale. Sur le plan des équilibres macroéconomiques, la situation s’est améliorée. Ainsi, le déficit budgétaire s’est réduit, sous l’effet combiné d’une maîtrise des dépenses de fonctionnement et d’un redressement des recettes non fiscales. Le besoin de financement de l’économie a, lui aussi, reculé, s’établissant à 11,6 milliards de dirhams. Le premier trimestre 2026 marque toutefois une inflexion notable, avec un rééquilibrage du modèle de croissance en faveur de l’offre, sous l’effet d’un choc pluviométrique exceptionnel.

L’activité agricole aurait bondi de 14,8 %, contribuant à hauteur de 1,5 point à la croissance globale, grâce à des précipitations excédentaires de 86,6 % par rapport à une année normale. Hors agriculture, la progression de l’activité est restée solide (+3,8 %), bien qu’en léger retrait par rapport au trimestre précédent. Les secteurs secondaires ont continué de subir le ralentissement des industries extractives et de la construction. En revanche, l’industrie manufacturière a maintenu son dynamisme, soutenue par l’agroalimentaire et le redressement de la fabrication de matériel de transport. Les services, de leur côté, confirment leur rôle de pilier de la croissance, avec une hausse de 4,3 %. L’environnement international a également contribué à cette accélération, avec une légère reprise de la demande européenne, combinée à la poursuite de conditions monétaires accommodantes et à une intensification de l’investissement. Dans ce contexte, les exportations de biens et services ont progressé de 7,4 %, tandis que les importations ont continué d’augmenter à un rythme plus modéré (+6,9 %). La contribution négative du commerce extérieur à la croissance s’est ainsi nettement atténuée, revenant à -0,3 point contre -2,6 points un trimestre auparavant. La demande intérieure demeure un moteur central, bien qu’en léger ralentissement (+4,8 % contre +6,2 % fin 2025).

L’investissement poursuit sa normalisation après plusieurs trimestres de forte expansion, tandis que la consommation des ménages progresse de 4,6 %, soutenue notamment par l’amélioration des revenus en milieu rural et par la détente des prix.