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Donner une âme aux chiffres

© D.R

Les données chiffrées sont nécessaires, mais jamais suffisantes, à elles seules, pour rendre compte d’une réalité surtout quand elle est complexe parce que humaine et sociétale. L’élaboration, la conduite et l’évaluation de politiques publiques pertinentes et bien ciblées reposent en grande partie sur la disponibilité de statistiques fiables, détaillées, actualisées et correctement exploitées. Elles permettent, sans conteste, aux responsables publics de disposer d’un diagnostic clair des besoins et des attentes.
Mais, au-delà de cette rigueur indispensable, les chiffres restent, par nature, des données froides, impersonnelles. Ils ne disent rien – ou si peu – des humeurs, des perceptions, des états d’âme, des émotions. Autant d’éléments pourtant subjectifs, mais essentiels, qui traduisent la manière dont une politique est réellement vécue sur le terrain.
C’est précisément dans cet écart que s’inscrit la nouvelle chronique proposée sous le titre générique «Ce que les chiffres ne disent pas» (lire en page 3). Une chronique qui entend donner la parole à celles et ceux que les tableaux statistiques ne captent pas. Des témoignages authentiques, recueillis auprès de citoyennes et de citoyens, pour restituer un vécu, une perception, parfois un ressenti brut face à une politique publique, qu’elle concerne la santé, l’éducation ou d’autres domaines du quotidien.
Quand bien même elle serait précise et fiable, une statistique ne peut, à elle seule, traduire la profondeur d’une réalité complexe. Car, au fond, une politique publique ne se mesure pas uniquement en indicateurs, mais aussi en impressions, en adhésion, en confiance.

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