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L’agriculture nationale affiche des fondamentaux solides

© D.R

L’agriculture marocaine montre des signes de reprise claire grâce au retour des précipitations et aux mesures de soutien public. La production céréalière reste solide malgré les difficultés, tandis que les cultures arboricoles et l’élevage démontrent une certaine capacité d’adaptation. L’amélioration des ressources hydriques contribue à stabiliser le secteur et à renforcer la sécurité alimentaire. Portée par des stratégies comme Génération Green, l’agriculture s’oriente progressivement vers un modèle plus durable et résilient, malgré des défis persistants. Les indicateurs dévoilés lors du SIAM 2026 en attestent.

Après plusieurs années marquées par une sécheresse prolongée, le secteur agricole marocain amorce une reprise encourageante. Bien que les conditions climatiques aient fortement pesé sur les campagnes précédentes, les indicateurs récents laissent entrevoir une amélioration progressive, soutenue par le retour des précipitations et les efforts déployés par les autorités.

Un PIB agricole attendu en hausse de 15%
La dernière campagne agricole, malgré un contexte difficile, a permis de maintenir une activité céréalière significative. Avec près de 3,9 millions d’hectares cultivés et une production avoisinant les 90 millions de quintaux, le secteur démontre une capacité de résistance notable face aux aléas climatiques. Cette performance témoigne de la solidité des bases agricoles du pays. Les cultures arboricoles, telles que les oliviers, les agrumes et les amandiers, ont également montré des signes d’adaptation, avec des résultats globalement variables mais souvent encourageants selon les régions.

Cette diversité productive constitue un atout majeur pour amortir les chocs climatiques. En plus, l’amélioration récente des conditions météorologiques marque un tournant positif. En effet, les précipitations ont augmenté d’environ 15% par rapport à l’année précédente, contribuant à une nette reconstitution des réserves hydriques. Le niveau des barrages atteint désormais près de 13 milliards de mètres cubes, enregistrant une hausse significative par rapport aux moyennes passées. Cette dynamique offre des perspectives favorables pour les prochaines campagnes. Renforcée par cette amélioration, l’activité agricole connaît ainsi une relance progressive, notamment dans les périmètres irrigués.

Les ressources en eau disponibles permettent d’assurer les besoins des cultures d’automne et de printemps, tandis que des programmes de soutien ciblés viennent renforcer la production céréalière et accompagner les agriculteurs dans cette phase de reprise. Le secteur agricole marocain illustre une capacité d’adaptation et de résilience face aux défis climatiques.

Les récentes améliorations hydriques, combinées aux politiques de soutien, ouvrent la voie à une dynamique plus stable et prometteuse. Si des défis persistent, les bases d’une agriculture plus durable et mieux préparée aux variations climatiques semblent aujourd’hui se renforcer.

Elevage : Un cheptel de plus de 33 millions de têtes
Pilier essentiel de l’économie agricole, l’élevage représente près d’un tiers du PIB du secteur. Il génère environ 35 milliards de dirhams de valeur ajoutée, mobilise quelque 135 millions de journées de travail par an et constitue une source de revenu pour près de 1,2 million d’éleveurs. Le Maroc dispose d’un cheptel de près de 33 millions de têtes, comprenant ovins, bovins et camelins.

Cette richesse permet une production annuelle d’environ 530.000 tonnes de viandes rouges et de 2 milliards de litres de lait. S’agissant de la filière avicole, qui a connu une nette progression, la production a atteint 780.000 tonnes de viande blanche et près de 6,5 milliards d’œufs de consommation, couvrant ainsi l’intégralité des besoins du marché national. La production animale contribue à hauteur de 35% au PIB agricole et assure environ 135 millions de journées de travail par an.

Du plan Maroc Vert à Génération Green…
Avancées Des avancées significatives ont été enregistrées. Et pour cause : des politiques agricoles qui ont renforcé la capacité de l’agriculture marocaine à surmonter les défis multiples auxquels elle est confrontée. Le Plan Maroc Vert a permis une modernisation notable des filières animales, avec notamment la couverture quasi intégrale des besoins en viandes blanches et en œufs, une progression de la production laitière et un taux de couverture des besoins en viandes rouges atteignant près de 98%. Ces résultats ont été soutenus par des efforts en matière d’amélioration génétique, de structuration des filières et de renforcement de l’encadrement technique. Dans la continuité, la stratégie Génération Green 2020-2030 vise à consolider ces acquis en mettant l’accent sur le capital humain, la compétitivité et la durabilité. Elle privilégie la structuration des producteurs, l’intégration dans les chaînes de valeur et la valorisation des produits. Le renforcement des organisations professionnelles, des coopératives et des interprofessions apparaît comme un levier clé pour améliorer l’accès aux marchés, aux intrants et aux financements, tout en consolidant la gouvernance sectorielle. Parallèlement, la santé animale et la sécurité sanitaire restent des enjeux majeurs. Si des progrès ont été réalisés en matière de surveillance et de prévention, l’émergence de nouvelles menaces impose de renforcer les dispositifs de contrôle, de vaccination et de biosécurité. Face à l’urgence, les pouvoirs publics ont engagé, sur Hautes Instructions Royales, un programme de reconstitution du cheptel national. Cette initiative structurante vise à soutenir durablement les éleveurs, à travers des mesures ciblées sur l’alimentation animale, l’encadrement sanitaire et l’accompagnement technique. L’objectif étant de restaurer progressivement les capacités de production et renforcer la résilience du secteur. Dans ce contexte, la concertation entre les acteurs s’impose comme un levier stratégique. Elle doit permettre d’identifier des solutions concrètes pour accélérer la transformation des filières animales, améliorer leur compétitivité et répondre aux défis croissants de durabilité et de souveraineté alimentaire.

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