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Développement durable : Le projet Green Jobs II affiche un bilan encourageant

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Cette réunion stratégique a constitué une étape majeure d’évaluation des progrès accomplis, d’analyse des résultats obtenus.

Réunion : À un an de son achèvement, le projet GREEN Jobs II a accompagné 70 structures d’économie collective. Près de la moitié ont enregistré une progression moyenne de leur chiffre d’affaires d’environ 20 %. Près de 1.170 emplois directs ont été créés, tandis que 1.180 bénéficiaires ont amélioré leurs revenus de 20 %.

L’Agence nationale des eaux et forêts a tenu le 29 avril à Rabat la 3ème réunion du Comité de Pilotage du projet Green Jobs II «Promotion des emplois verts à travers les chaînes de valeur durables en zones rurales et de montagne». Cette réunion a été présidée par le directeur général de l’ANEF, Abderrahim Houmy en présence de Oumnia Aboukorah-Voigt, directrice du Pôle énergie, environnement et gouvernance de la GIZ Maroc, ainsi que des équipes de mise en œuvre du projet. Cette réunion stratégique a constitué une étape majeure d’évaluation des progrès accomplis, d’analyse des résultats obtenus et de préparation de la phase post-projet, dans une perspective de consolidation des acquis et de réflexion sur les conditions de leur pérennisation et de leur mise à l’échelle. Financé par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) à hauteur de 5,5 millions d’euros, et mis en œuvre par l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ), le projet Green Jobs II s’inscrit en appui à la stratégie «Forêts du Maroc 2020-2030».

Il accompagne les structures économiques collectives rurales et forestières en renforçant leurs capacités techniques, managériales et commerciales, tout en favorisant une gestion durable des ressources naturelles dans quatre régions à fort potentiel, à savoir Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès, Béni Mellal-Khénifra et Rabat-Salé-Kénitra. À un an de son achèvement, le projet affiche des résultats particulièrement probants : 70 structures d’économie collective ont été accompagnées. Près de la moitié ont enregistré une progression moyenne de leur chiffre d’affaires d’environ 20 %. Il est à noter qu’ environ 1170 emplois directs ont été créés, tandis que 1 180 bénéficiaires ont amélioré leurs revenus de 20 %. Par ailleurs, plus de 1700 personnes ont bénéficié de formations spécialisées, renforçant durablement les compétences locales. Parmi ces structures, neuf coopératives «championnes» se distinguent aujourd’hui par leur niveau avancé de maturité, leur capacité à accéder à de nouveaux marchés et leur rôle croissant dans l’accompagnement d’autres initiatives locales, contribuant ainsi à l’émergence d’un écosystème coopératif forestier structuré et solidaire. Lors de cette réunion, le DG de l’ANEF a indiqué que ce projet illustre concrètement la capacité des partenariats stratégiques à transformer durablement les territoires ruraux et montagneux. Il a réaffirmé l’engagement de l’ANEF à consolider et à valoriser les acquis du projet, au bénéfice des communautés locales, à travers une approche intégrée plaçant l’économie verte, l’inclusion sociale et la durabilité au cœur du développement territorial.

M. Houmy a également mis en exergue le rôle structurant de cette initiative dans la promotion de l’entrepreneuriat rural forestier, l’insertion économique des jeunes et l’autonomisation des femmes, en contribuant à l’émergence de modèles économiques locaux plus résilients et plus compétitifs. De son côté, Oumnia Aboukorah-Voigt a souligné que cette troisième réunion intervient à un moment charnière, marqué par le passage d’une phase d’expérimentation à un stade de maturité où les impacts du projet sont désormais visibles et mesurables sur le terrain. Elle a insisté sur la nécessité de capitaliser sur les acquis obtenus et de réfléchir collectivement aux leviers permettant leur déploiement à plus grande échelle, afin d’inscrire durablement cette dynamique dans les politiques de développement économique territorial. Le projet Green Jobs II constitue un levier stratégique de transformation socio-économique durable, au service des zones rurales et montagneuses, de la valorisation responsable des ressources naturelles et de la construction d’une économie verte inclusive.