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La Semaine mondiale se tiendra les 13, 14 et 15 octobre 2026: Agadir capitale mondiale de la Francophonie scientifique en octobre

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Evénement  
La 6ème édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique se tiendra à Agadir les 13, 14 et 15 octobre 2026. Un événement placé sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, co-organisé par l’Université Ibnou Zohr et l’Agence universitaire de la Francophonie. Un rendez-vous historique pour le Maroc et pour la région Souss Massa.

La capitale du Souss s’apprête à franchir un cap dans sa trajectoire académique internationale. La métropole et célèbre station balnéaire tournée vers l’Atlantique, s’apprête à jouer dans la cour des grands. Les 13, 14 et 15 octobre 2026, la ville accueillera la 6ème édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique, co-organisée par l’Université Ibnou Zohr et l’Agence universitaire de la Francophonie. Un événement que d’autres capitales ont porté avant elle – Bucarest, Le Caire, Québec, Toulouse, Dakar – et qu’Agadir portera désormais avec une ambition clairement affichée : celle d’un Maroc qui ne se contente plus d’assister aux grandes conversations du monde, mais qui les organise, les oriente, les anime.

Le thème retenu pour cette édition dit beaucoup de l’époque : « Face aux enjeux géopolitiques mondiaux : quel rôle de la diplomatie scientifique francophone ? » On n’est plus dans le registre purement académique, mais plutôt dans quelque chose de plus urgent, de plus politique, de plus nécessaire. Dans un monde où les alliances se recomposent, où la science devient un outil de puissance autant qu’un bien commun, la question du rôle de la Francophonie – cet espace de 300 millions de locuteurs répartis sur cinq continents – est loin d’être rhétorique. Elle est stratégique.
L’événement sera placé sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Un signal fort. Celui d’un Maroc qui a fait de la diplomatie scientifique un levier explicite de sa politique étrangère, qui investit dans ses universités comme d’autres investissent dans leurs flottes militaires, et qui regarde vers l’Afrique et vers la Méditerranée avec une vision de long terme. Qu’Agadir – et non Rabat, non Casablanca – soit choisie pour accueillir cette grand-messe dit quelque chose de la maturité académique de la région Souss-Massa, trop souvent réduite dans l’imaginaire collectif à ses plages et à ses agrumes.


Depuis plusieurs années, l’Université Ibnou Zohr s’est positionnée comme un acteur de recherche crédible, tissant des partenariats au-delà des frontières, formant des générations d’étudiants. La SMFS 2026 sera pour elle l’occasion de montrer ce travail de l’ombre, de le projeter sur la scène mondiale, de le confronter aux meilleures pratiques d’Europe, d’Afrique et des Amériques.
Le programme s’annonce dense. Conférence ministérielle, assises scientifiques, congrès de la jeunesse étudiante francophone, ateliers thématiques, rencontres bilatérales – trois jours qui ne laisseront pas le temps de souffler aux participants. Plus de 900 intervenants internationaux sont attendus, des représentants de plus de 50 pays, des ministres en charge de l’enseignement supérieur, des présidents d’université, des chercheurs de terrain et des étudiants qui viennent pour prendre la parole à leur tour.

En cinq éditions, l’événement a réuni plus de 21. 000 participants. Et pour cette nouvelle rencontre du genre, la SMFS 2026 pose une question que le Maroc, précisément, est en bonne position pour aborder: comment un pays du Sud francophone peut-il peser dans la production et la circulation des savoirs ? Comment faire en sorte que la coopération scientifique ne soit pas une relation asymétrique – où le Nord produit, le Sud consomme – mais un dialogue de pairs? Comment la langue française, souvent perçue comme un héritage colonial encombrant, peut-elle devenir au contraire un espace d’émancipation intellectuelle et de solidarité entre chercheurs qui partagent les mêmes défis, les mêmes urgences, les mêmes espoirs ?
Ces questions, Agadir les recevra en octobre prochain avec la conscience de ce qu’elles impliquent. Pour l’Université Ibnou Zohr et ses partenaires, l’événement sera une opportunité d’accélérateur de partenariats durables, de projets de recherche communs, de mobilités étudiantes et de coopérations.
Il reste sûrement beaucoup à faire d’ici là. Mobiliser les acteurs économiques et institutionnels de la région. Associer les chercheurs marocains à la construction du programme. Préparer la jeunesse estudiantine à prendre toute sa place dans les débats. Assurer une couverture médiatique à la hauteur de l’enjeu.
Mais l’essentiel est déjà là : pour la première fois, c’est une ville du Sud marocain qui accueillera cette grand-messe mondiale de la Francophonie scientifique. Et ça, ça change tout.