Une salle comble qui confirme l’importance d’un tel sujet.
Carrefour : La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mardi dernier à Casablanca, la seconde édition du Carrefour de la TPME, placée sous le thème «Oser l’export». Les intervenants ont tous plaidé la cause de ce segment d’entreprises qui est toujours réticent à l’idée d’aller s’exporter ailleurs. L’accompagnement est pourtant réel. Il reste à sortir de sa zone de confort. Explications.
Modéré pour la première partie par Thami Ghorfi, image emblématique de l’entrepreneuriat depuis son émission « Macharri », il y a déjà trois décennies, l’événement a réuni décideurs publics, chefs d’entreprise et experts autour d’un objectif commun ; celui d’accompagner les TPME marocaines dans leur développement à l’international et renforcer leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
Ouvrant le débat, Chakib Alj, président de la CGEM, a précisé que «le choix du terme «oser» dans le titre de la thématique est plus que justifié car il s’agit tout simplement d’une histoire de Zaama. Pour l’heure, le chiffre d’affaires annuel de 53 milliards de dirhams est réalisé par 6.000 entreprises. Et il existe plusieurs dispositifs aujourd’hui sauf qu’ils ne sont pas forcément connus par les bénéficiaires. Le Maroc a donc tout le potentiel à exporter, il suffit juste de percer le plafond de verre».
Le ton est donné. La messe est dite.
Et c’est en langue arabe que Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, choisira d’effectuer son intervention. Les coopératives et les chefs d’entreprises de TPE n’étant pas forcément familiarisés à la langue de Molière… Le politicien a tenu à rappeler le rôle de l’investissement dans la transformation d’un business donné et a fortiori dans le cas de la TPME. «L’investissement est l’indicateur le plus important pour faire dans la durabilité à l’export. Il permet de les propulser sur les marchés internationaux. L’enjeu est de pouvoir vendre une très grande quantité en respectant la qualité. Par ailleurs, nous nous sommes engagés à aller vers toutes les régions puisque les infrastructures aujourd’hui existent».
Pour sa part, Omar Hejira, secrétaire d’État auprès du ministre de l’industrie et du commerce chargé du commerce extérieur, a insisté sur le fait que «les TPME et les coopératives jouent un rôle très important car pour arriver à une équité territoriale, il faut passer par la TPME et les coopératives. Et ces dernières doivent oser car le potentiel est réel mais inexploité. Le chiffre d’affaires qui peut être généré a été estimé à 100 MDH. C’est bien ainsi que se traduirait le Maroc à une seule vitesse plébiscité par la plus Haute Autorité. Et ce n’est que de cette manière que l’équité sera atteinte. Le ministre a rappelé également que le Maroc détient un réseau d’accords de libre-échange avec 100 pays, soit près de 3 milliards de consommateurs en face. l’ingrédient essentiel étant cette hargne et cette ambition de pénétrer des marchés nouveaux et à l’international. Et pour y arriver des programmes d’agrégation ont été mis en place». Cette seconde édition a également permis de donner la parole à des entrepreneurs marocains ayant réussi leur développement à l’international. Les témoignages inspirants de Anwar Radi (Groupe Enosis), de Ghalia Sebti (Ait Manos) et de Aziz Horani (HPS) ont illustré, à travers des parcours concrets, les opportunités qu’offre l’export et les leviers à activer pour réussir sur des marchés internationaux. Des témoignages inspirants qui devraient permettre d’encourager d’autres dans la prise de risques.
Les dispositifs d’accompagnement sont là. Le second panel dédié à l’accès aux marchés internationaux a permis d’apporter des éclairages pratiques sur les dispositifs d’accompagnement existants, les stratégies d’entrée sur les marchés étrangers ainsi que les leviers de financement et de structuration.
Et ce sont Anouar Alaoui Ismaili, DG de Maroc PME, Mohamed Benjelloun, consultant chez l’AMDIE, Mehdi Ziady, représentant de CDG Invest, et Mohamed El Ouali, directeur Trade Business Development Groupe BCP), qui ont contribué à l’enrichissement de cette seconde partie de l’événement. En marge, un workshop dédié à l’intelligence artificielle animé par Ismail Moqadem (The Aigency) a mis en avant le potentiel de cette technologie comme levier stratégique de développement à l’international. Bref, à travers ce Carrefour de la TPME, la CGEM réaffirme son engagement à accompagner fortement les TPME, à faciliter leur accès aux opportunités internationales et à promouvoir une croissance inclusive et durable.










