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Un projet porté par l’ANP : Le Maroc modernise le dispositif de sécurité du port de Jorf Lasfar

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L’objectif affiché est de faire face aux risques d’actes illicites ou de malveillance, tout en garantissant la continuité et la sécurité des activités portuaires.

Plan : Evaluer et élaborer un nouveau plan de sûreté du port de Jorf Lasfar. C’est l’objectif d’une étude récemment lancée par l’Agence nationale des ports (ANP). Il s’agit aussi de renforcer la sécurité des infrastructures portuaires, des navires et des activités du port conformément aux normes internationales du Code ISPS. L’étude portera notamment sur l’analyse des risques et menaces, l’évaluation des dispositifs de sécurité existants, l’organisation de la sûreté portuaire ainsi que les mécanismes de coordination avec les autorités compétentes. Le futur plan devra également prévoir des mesures de contrôle des accès, de surveillance, de gestion des incidents et de protection des marchandises dangereuses, tout en intégrant des procédures d’audit et de révision régulières afin d’adapter le dispositif aux évolutions des risques.

Le Maroc poursuit le renforcement de la sécurité de ses infrastructures portuaires. Dans cette dynamique, l’Agence nationale des ports (ANP) vient de lancer une étude portant sur l’évaluation et l’élaboration d’un nouveau plan de sûreté pour le port de Jorf Lasfar, l’une des principales plateformes portuaires du Royaume. À travers cette démarche, l’ANP entend consolider les dispositifs de prévention et de protection des installations portuaires, des navires et des différents acteurs opérant au sein du port. L’objectif affiché est de faire face aux risques d’actes illicites ou de malveillance, tout en garantissant la continuité et la sécurité des activités portuaires. Dans ce sens, l’Agence rappelle que l’Autorité portuaire autonome (APA) s’est alignée sur les normes nationales et internationales en matière de sûreté maritime et portuaire, notamment les dispositions du Code ISPS (International Ship and Port Facility Security Code). Ce référentiel international impose une série de mesures visant à identifier en permanence les risques et menaces pesant sur les infrastructures portuaires et les navires, à mettre en place des systèmes adaptés de surveillance, de contrôle et d’intervention, mais aussi à renforcer la formation et la sensibilisation des acteurs portuaires. La première phase de l’étude consistera à réaliser un diagnostic complet du dispositif actuel de sûreté du port de Jorf Lasfar.

Cette évaluation devra permettre d’identifier les insuffisances existantes, les besoins d’amélioration ainsi que les évolutions nécessaires pour adapter les infrastructures aux nouvelles exigences sécuritaires. Les conclusions de cette analyse serviront de base aux futurs programmes de réhabilitation et de modernisation du port. Dans ce cadre, plusieurs volets seront examinés, notamment le cadre législatif et réglementaire encadrant la sûreté portuaire, l’organisation des responsabilités, les activités et l’environnement du port, ainsi que les dispositifs de prévention et d’intervention déjà en place, tant sur le plan humain que matériel. L’étude prévoit également une analyse approfondie des risques et menaces recensés au cours des cinq dernières années, ainsi qu’une évaluation critique du plan d’aménagement du port sous l’angle de la sûreté. Une révision complète de l’évaluation de sûreté du port sera menée conformément aux réglementations nationales et aux recommandations internationales, notamment celles de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de l’Organisation internationale du travail (OIT).

L’ANP souhaite par ailleurs identifier les menaces potentielles susceptibles de viser les infrastructures, les biens ou encore les systèmes d’information du port, afin d’établir des mesures de protection hiérarchisées selon leur niveau de priorité. Cette approche doit permettre d’évaluer les vulnérabilités du site et de définir les moyens nécessaires à une meilleure allocation des ressources de sûreté. Le futur plan de sûreté reposera ainsi sur une évaluation détaillée de l’ensemble des enjeux sécuritaires du port. Il devra préciser l’organisation de la sécurité portuaire, les mécanismes de coordination avec les autorités compétentes ainsi que les systèmes de communication indispensables au bon fonctionnement des opérations entre les postes de contrôle, les installations portuaires et les navires présents sur site. Le document intégrera également les mesures applicables selon les différents niveaux de sûreté, tout en prévoyant des procédures régulières d’audit, d’évaluation et de révision afin d’adapter le dispositif aux évolutions des risques. Une attention particulière sera accordée à la gestion des zones à accès restreint, avec des règles précises concernant l’identification des personnes et des véhicules, les procédures d’accès des visiteurs et les contrôles aux points sensibles. Les aspects liés à la confidentialité des communications et des documents de sûreté, qu’ils soient sous format papier ou électronique, seront également pris en compte.

L’ANP insiste en outre sur la nécessité d’évaluer régulièrement l’efficacité des équipements et dispositifs de sécurité afin de détecter et corriger rapidement toute défaillance technique ou opérationnelle. Le plan couvrira aussi la gestion des incidents de sûreté, à travers des mécanismes de signalement et d’évaluation des anomalies ou infractions constatées. Il inclura enfin des procédures spécifiques relatives à l’évacuation des cargaisons, à la livraison des provisions de bord, à la gestion des marchandises dangereuses ainsi qu’aux dispositifs d’alerte destinés aux services de secours et aux équipes spécialisées, notamment pour la recherche d’explosifs et les inspections sous-marines.

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