Au-delà du partage scientifique, ce rendez-vous biennal contribue à définir les stratégies de développement durable de la filière.
Arganiculture : Organisé sous le thème «De l’arganeraie à l’arganiculture : L’arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés», le Congrès s’est imposé cette année comme une plateforme de référence dédiée au partage d’expertises et à la promotion de l’innovation autour de cette filière stratégique.
Renforcer la recherche scientifique, promouvoir l’innovation et soutenir le développement durable de la filière de l’arganier, tels sont les objectifs principaux des conventions conclues dimanche en marge de la cloture des travaux de la 8ème édition du Congrès international de l’arganier. Une cérémonie présidée par Ahmed El Bouari, ministre de l’argiculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. A cet égard, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) a scellé un partenariat respectivement avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut africain de la nutrition des plantes (APNI) et la société Managem. Ces rapprochements visent le développement de programmes de recherche appliquée, le renforcement des capacités techniques et scientifiques, l’amélioration des pratiques liées à l’arganiculture ainsi que la promotion de solutions innovantes en faveur de la durabilité et de la résilience de l’écosystème de l’arganier.
Au-delà du partage scientifique, ce rendez-vous biennal contribue à définir les stratégies de développement durable de la filière, l’ultime finalité étant de concilier innovation technique, préservation de l’écosystème et valorisation socio-économique de l’arganeraie.
Pour cette 8ème édition, pas moins de 500 congressistes sont venus explorer les pistes d’accompagnement de la dynamique de développement de la filière notamment dans le cadre de la stratégie « Génération Green ». Plusieurs recommandations ont été émises à l’issue des différentes sessions scientifiques du congrès. Elles sont structurées autour de quatre axes majeurs portant sur la biodiversité et l’écologie de l’arganier, l’arganiculture, la valorisation des produits dérivés ainsi que les dimensions socio-économiques liées à cet écosystème. Les participants ont souligné, dans ce sens, la nécessité de passer d’une gestion forestière traditionnelle à une véritable arboriculture moderne, à travers l’adoption de variétés inscrites au catalogue officiel et multipliées par clonage afin de garantir productivité et qualité.
Mettant en avant les avancées réalisées dans les domaines de la biotechnologie et de la génomique, avec le séquençage de l’arganier par l’INRA ayant permis l’identification de près de 35.000 gènes, ainsi que l’amélioration des itinéraires techniques et de la qualité de l’huile d’argan, les intervenants ont insisté sur l’importance de l’exploitation des sous-produits de l’arganier afin de renforcer la rentabilité de la filière et de favoriser une meilleure intégration des agriculteurs, des femmes et des jeunes dans une approche globale de l’agroécosystème. Ils ont, en outre, plaidé pour le renforcement des systèmes agroforestiers, la multiplication des initiatives de type SIPAM et la valorisation du potentiel de séquestration du carbone par l’arganier, tout en insistant sur l’importance de poursuivre les efforts de soutien à la recherche scientifique et à l’innovation, notamment en faveur des jeunes chercheurs, afin d’accompagner le développement durable et la résilience de la filière. La cérémonie de clôture a été couronnée par la remise des prix «Jeunes chercheurs» dans la catégorie master/mémoire d’ingénieur. Le premier prix est revenu à Bounasser Bouchra (1er prix) tandis que Nouhaila Menan et Saida Dakir se sont disputé le deuxième et ce troisième prix.
Dans la catégorie thèse de doctorat, le 1er prix a été décerné à Mohamed Mouafik, suivi de Oussama Bayssi (2e prix) et Abdelmoiz El Faqer (3e prix). Des distinctions ont, également, été remises dans le cadre des « Doctoriales de la Chaire Icesco de l’Arganier», avec un 1er prix attribué à Laila Amjlef, tandis que le deuxième et troisième prix sont revenus respectivement à Amina Braimi et à Boujemaa Fassih.










