Cette année, 2.007 établissements accueilleront les examens mobilisant quelque 26.000 salles.
Dispositifs : Le ministère de l’éducation nationale renforce la lutte contre la triche aux examens du baccalauréat avec la mise en place d’un nouveau dispositif numérique capable de détecter les téléphones portables en fonctionnement dans les salles d’examen. Il sera déployé dans les 2.007 centres d’examen.
Le ministère de l’éducation nationale, du préscolaire et des sports va mettre en place un nouveau dispositif numérique visant à renforcer le suivi des examens du baccalauréat et à limiter les erreurs de gestion. Intervenant lundi à la Chambre des représentants, le ministre Mohamed Saad Berrada a indiqué que cette mesure intervient au regard du nombre important de candidats estimé à 520.000, signalant que l’organisation des examens pour un tel effectif «ne peut être gérée sans risque d’erreurs ou d’omissions qu’à travers la digitalisation». Il a précisé que ce nouveau dispositif numérique permet de doter chaque candidat d’un identifiant et d’un code QR pour suivre les différentes étapes de l’examen et du processus de correction du début à la fin. S’agissant de la lutte contre la fraude, le ministre a annoncé l’équipement des lycées de 2.000 nouveaux dispositifs électroniques (1 appareil par établissement) destinés à détecter les téléphones portables en fonctionnement dans les salles d’examen. Développé par la startup marocaine Sensthings, issue de l’Université Mohammed VI Polytechnique ( UM6P), le T3 Shield sera ainsi déployé dans les centres d’examen pour lutter contre la triche. Ce dispositif qui est un boitier portable de moins de 3 kg intègre la technologie AI Edge, permet de détecter les appareils électroniques en totale autonomie, sans connexion au cloud. Son autonomie de fonctionnement atteint 6 heures continues, couvrant ainsi l’intégralité d’une session d’épreuves. Cet appareil dispose de quatre modes opérationnels distincts : inspection des salles, contrôle des sacs, fouille des individus, et localisation précise des sources de signaux suspects. Il offre ainsi une couverture complète des vecteurs potentiels de fraude. Concernant le calendrier des examens, les épreuves de la session ordinaire du baccalauréat se dérouleront les 4, 5 et 6 juin, tandis que les résultats seront annoncés le 17 du même mois. Cette année, 2.007 établissements accueilleront les examens mobilisant quelque 26.000 salles et près de 150.000 cadres administratifs et enseignants. Le nombre de candidats libres s’élève à 100.000, en baisse de 8% alors que les candidats scolarisés sont au nombre de 420.000, soit une hausse de 10,7% des effectifs. Rappelons qu’en 2025, le taux de réussite global avait atteint 83,3% contre 84,1% en 2024, soit une légère baisse de 0,8%. Le nombre de bacheliers s’était chiffré à 311.625 à l’issue des deux sessions.
Ecoles pionnières : 6.626 écoles primaires et 1.230 collèges à la prochaine rentrée
Le nombre des écoles primaires pionnières atteindra 6.626 lors de la prochaine rentrée sur 8.500 (80% du total des établissements), a précisé le ministre de l’éducation nationale. Les collèges pionniers compteront 1.230 établissements en septembre prochain (50%). M. Berrada a signalé que plusieurs outils ont été adoptés au sein des écoles pionnières comme les cours intensifs au profit des élèves dans les matières fondamentales, l’adoption de la méthode «TaRL» (enseigner au bon niveau) et de l’«Explicite». figurent également des évaluations périodiques chaque six semaines, où plus de 3 millions d’élèves passent des examens normalisés à l’échelle nationale. Selon le ministre, cette démarche permet de comparer les résultats des élèves, des classes et des établissements, de détecter les difficultés et d’apporter le soutien continu aux élèves et aux établissements en difficulté. Outre le système d’évaluation, le ministère a adopté un mécanisme d’homologation des corrections dans l’objectif d’unifier les standards et de garantir la comparabilité et l’amélioration des résultats. Les inspecteurs se chargent de l’homologation interne, aux côtés d’une homologation externe en vue de vérifier l’exactitude des évaluations. Par ailleurs, le ministre de l’éducation nationale a relevé que les activités parascolaires et les cellules de veille contribuent à lutter contre la déperdition scolaire au sein des collèges pionniers. Il a estimé que la participation des élèves à des activités comme le théâtre, le sport, le cinéma ou la robotique à raison de deux heures hebdomadaires, érige l’école en un espace de loisirs et d’apprentissage. Les cellules de veille ont accompagné les élèves menacés de décrochage scolaire. En effet, environ 20% des élèves ayant abandonné l’école ou qui sont exposés à ce risque bénéficient de l’accompagnement de ces cellules, qui prennent contact avec leurs tuteurs afin d’en déterminer les causes des absences et d’y remédier, a expliqué le ministre. Ces cellules veillent également à accompagner les élèves souffrant de problèmes psychiques et familiaux ou de difficultés d’apprentissage, tout en leur accordant la priorité pour les cours de soutien.










