«Cette opération, conduite par Madame Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances, accompagnée d’une délégation de la Direction du Trésor et des Finances extérieures, a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux».»
Les investisseurs étrangers avaient rendez-vous avec le Maroc à l’occasion d’une nouvelle sortie du pays sur le marché international. En effet, le Royaume a émis, le 19 mai 2026, un emprunt obligataire sur le marché financier international de 2,25 milliards d’euros en deux tranches. La 1ère tranche d’une maturité de 8 ans, portant sur un montant de 1,25 milliard d’euros, a été émise à un spread de 170 pb et un prix de 99,402%, offrant ainsi un taux de rendement de 4,842% et servant un coupon de 4,750%. La 2ème tranche d’une maturité de 12 ans, portant sur un montant de 1 milliard d’euros, a été émise à un spread de 200 pb et un prix de 98,570%, offrant ainsi un taux de rendement de 5,289% et servant un coupon de 5,125%. «Cette opération, conduite par Madame Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances, accompagnée d’une délégation de la Direction du Trésor et des finances extérieures, a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux. Elle s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’arbitrage entre les sources de financement intérieur et extérieur, et a permis à notre pays d’établir de nouvelles références sur le compartiment de l’euro», apprend-on auprès du ministère. Placée auprès d’investisseurs de qualité avec un carnet d’ordres qui a atteint 5,2 milliards d’euros, cette émission a bénéficié d’une large diversification géographique, traduisant ainsi la qualité de la signature du Maroc et la confiance dont il jouit auprès de la communauté financière internationale. «Exécutée pour la première fois en mode Intraday, cette transaction est intervenue après le non-deal roadshow organisé en septembre 2025 en Asie. Elle a constitué une nouvelle occasion de mettre en avant la stabilité politique dont jouit le Maroc, la résilience de son cadre macroéconomique, ainsi que la dynamique des réformes engagées sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste. L’émission a été réalisée sous format 144A/RegS, permettant ainsi une large participation des investisseurs à travers le monde», précise la même source.
Notation internationale
Cette nouvelle sortie intervient quelques semaines après une notation positive des agences internationales. En effet, l’agence de notation Moody’s Ratings a révisé de «stable» à «positive» la perspective de la note «Ba1» du Maroc pour sa dette à long terme en devises et en monnaie locale. Dans son rapport d’évaluation Moody’s souligne que «la perspective positive» reflète l’amélioration progressive de la solidité économique et budgétaire du Maroc, susceptible de renforcer davantage son profil de crédit et, si cette dynamique se maintient, d’ouvrir la voie à une amélioration de la notation, relève le ministère dans un communiqué. Selon l’agence, cette révision de la perspective est soutenue par l’amélioration des perspectives de croissance du pays, portée par la hausse de l’investissement ainsi que par la poursuite des réformes structurelles visant à transformer l’économie et à relever son potentiel de croissance. Bien que le revenu par habitant demeure inférieur à celui des pays mieux notés, l’agence estime que la combinaison d’une croissance plus soutenue, d’une diversification économique accrue et d’un niveau d’investissement élevé suggère une amélioration structurelle du profil de croissance du Maroc. L’agence souligne notamment que la croissance hors agriculture s’est accélérée de manière régulière ces dernières années et devrait dépasser 5 % en 2025, traduisant une dépendance moindre à l’égard d’une production agricole plus volatile et permettant d’assurer une croissance plus stable et plus prévisible à l’avenir. Moody’s anticipe, par ailleurs, le maintien d’une dynamique de croissance relativement élevée, soutenue par des investissements publics et privés importants, notamment dans les infrastructures de transport, de logistique, d’énergie et d’eau, ainsi que par la poursuite des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à attirer davantage d’investissements. Pour sa part, Standard & Poor’s Global Ratings avait également confirmé la note souveraine du Royaume en catégorie Investment Grade, tout en saluant la résilience de l’économie nationale, la solidité des réformes et des perspectives de croissance soutenue à moyen terme. L’agence de notation a, ainsi, confirmé les notes « BBB-/A-3 » pour la dette à long terme et à court terme en devises et en monnaie locale du Maroc avec perspective stable. « Cette notation reflète la résilience de l’économie marocaine, soutenue par la solidité de ses politiques macroéconomiques mises en œuvre », peut-on relever de l’agence. Portée par une croissance soutenue, la dynamique des réformes et de grands projets d’investissement, l’économie nationale devrait poursuivre sur une trajectoire robuste malgré un environnement international incertain. A moyen terme, S&P anticipe une croissance économique solide, avec une moyenne de 4,4 % sur la période 2026-2029, soutenue par la poursuite des réformes structurelles, la mise en œuvre de la Charte de l’investissement et le déploiement du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. L’agence estime également que l’activité économique bénéficiera du développement de grands projets d’investissement en lien notamment avec l’organisation de la Coupe du monde de football en 2030. A noter enfin qu’à fin avril, la situation des charges et ressources du Trésor dégageait un besoin de financement de 20,9 milliards de dirhams contre 33,3 milliards de dirhams un an auparavant. Dans ce sens, les mobilisations nettes se sont stabilisées autour de 19,2 milliards de dirhams sur le marché domestique, tandis que les emprunts extérieurs nets se sont établis à -2,5 milliards de dirhams. Le flux de l’endettement intérieur recouvre des souscriptions pour un montant de 51,1 milliards de dirhams et des remboursements en principal pour 31,9 milliards de dirhams. Celui de l’endettement extérieur comprend des tirages de 7,3 milliards de dirhams, ainsi que des amortissements de 9,8 milliards de dirhams.
« Morocco Capital Markets Days 2026 »
Ambitions internationales. La ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah, a présenté il y a quelques jours à Londres les atouts et les avancées économiques réalisées par le Maroc à la faveur des choix stratégiques opérés durant les deux dernières décennies sous l’Impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. « Au cours des deux dernières décennies, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, le Maroc a fait des choix stratégiques très tôt », a dit Nadia Fettah lors d’une conférence de haut niveau tenue sous le thème « De la catégorie Investment Grade à l’investissement à grande échelle : la nouvelle dynamique des marchés de capitaux au Maroc », dans le cadre des « Morocco Capital Markets Days 2026 » (édition de Londres), organisés par la Bourse de Casablanca avec le soutien de l’ambassade du Maroc à Londres. La ministre, qui s’exprimait devant un parterre de responsables britanniques, d’investisseurs et d’opérateurs économiques et financiers de divers horizons, a mis en lumière les vastes investissements réalisés par le Maroc, notamment dans les infrastructures, les écosystèmes industriels, les énergies renouvelables et le capital humain. « Nous avons investi dans les infrastructures avant que cela ne devienne urgent. Nous avons investi dans les écosystèmes industriels avant qu’ils ne deviennent une politique mondiale. Nous avons investi dans les énergies renouvelables avant que la souveraineté énergétique ne devienne une priorité stratégique. Et nous avons investi dans le capital humain bien avant qu’il ne soit évident qu’aucune transformation économique ne peut réussir sans talents ni confiance dans l’avenir », a-t-elle déclaré. Il faut préciser que les « Morocco Capital Markets Days 2026 » mettent en avant le retour du Maroc dans la catégorie « Investment Grade », les performances record du marché et le lancement du premier marché à terme de la région. Cet événement, organisé pour la 9ème année consécutive, intervient à un moment clé pour les marchés de capitaux marocains. À la suite notamment du retour du pays dans la catégorie « Investment Grade », du lancement du contrat à terme MASI-20 et d’une année de performances exceptionnelles sur les marchés des actions, Casablanca se positionne comme l’une des plateformes d’accès aux marchés de capitaux africains les plus crédibles et évolutives.










