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Formation, programmes d’entrepreneuriat, accès aux compétences numériques… Industrie du gaming : Une dynamique en pleine accélération

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Pour structurer et dynamiser l’industrie du gaming, quatre accords de partenariat portant sur la promotion des métiers du gaming et des droits de l’enfant, ainsi que la démocratisation de l’accès aux compétences numériques ont été signés récemment dans le cadre de la 3ème édition du Morocco Gaming Expo organisée à Rabat. Les détails !

La structuration de l’écosystème du gaming au Maroc s’accélère. Longtemps considéré comme un simple loisir, le gaming s’impose aujourd’hui comme un véritable levier économique et culturel, attirant investisseurs, développeurs, créateurs de contenus et organismes de formation. Cette dynamique ouvre la voie à la création d’un écosystème plus organisé, capable de générer des opportunités d’emploi, d’innovation et de rayonnement numérique. C’est dans ce sens que quatre conventions de partenariat portant sur la promotion des métiers du gaming et des droits de l’enfant, ainsi que la démocratisation de l’accès aux compétences numériques ont été signées récemment à Rabat en marge de la 3ème édition du Morocco Gaming Expo (MGE-2026), prévue jusqu’au 24 mai. Dans les détails, ces accords ambitionnent de structurer l’écosystème du gaming au Maroc, en développant la formation diplômante et professionnelle et en stimulant l’innovation et l’entrepreneuriat.

La première convention, signée par le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication (MJCC) et le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, vise à définir les modalités de la mise en œuvre des cursus de formation diplômante dans les métiers de l’industrie du gaming, en vue de doter le Royaume de compétences qualifiées répondant aux exigences d’un secteur en forte croissance. «Ce projet stratégique ambitionne de former près de 4.000 spécialistes de l’industrie du jeu vidéo d’ici 2029», a indiqué le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, notant que «cette offre de formation inclusive, ciblant aussi bien les techniciens que les ingénieurs et les chercheurs, vise à répondre aux exigences d’un secteur pourvoyeur de grandes opportunités d’emploi à l’échelle internationale».

Dans une déclaration à la presse, le ministre a souligné que, face à l’engouement massif des jeunes pour des produits vidéoludiques souvent importés et peu réglementés, le Royaume se doit de maîtriser l’intégralité de la chaîne de valeur de cette industrie. «L’objectif consiste à opérer une transition d’un modèle de simple de consommation vers une véritable production locale, structurée et fondée sur des bases scientifiques», a-t-il ajouté.

Promouvoir les startups émergentes
La 2ème convention, signée par le MJCC, la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT), porte sur la mise en application des programmes Gamification Lab du MJCC et Gaming de Loisir de la SMIT, qui ont pour but de stimuler l’innovation, d’encourager l’entrepreneuriat dans l’écosystème gaming et de développer une offre de loisirs.
Le directeur général de la CDG, Khalid Safir, a relevé, dans ce cadre, que «cette convention s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale sur laquelle travaille la CDG, et qui joue le rôle de locomotive entre les startups et certaines administrations. «L’objectif est de permettre à ces administrations d’acquérir les produits de ces startups», a-t-il expliqué, mettant l’accent sur l’importance de promouvoir les startups émergentes au Maroc, et leur permettre d’obtenir des financements qui les aideront à produire et à faire parvenir leurs produits sur les marchés intérieur et extérieur.
Un mémorandum d’accord a été également signé entre le MJCC et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), en vue de mobiliser les acteurs de l’écosystème du gaming autour de la promotion des droits de l’enfant, tout en prévoyant l’organisation de campagnes communes de sensibilisation, notamment la célébration de la Journée nationale de l’enfant dans le cadre du Morocco Gaming Expo.
S’exprimant à cette occasion, la représentante de l’Unicef au Maroc, Laura Bill, a indiqué que «ce partenariat stratégique a pour but de promouvoir les droits des enfants dans le jeu, soulignant la nécessité d’assurer un environnement protecteur et sûr pour cette catégorie vulnérable».

S’agissant de la quatrième convention, signée entre le MJCC, la société Hewlett-Packard (HP) et l’ONG eSTEM Morocco, elle permettra de déployer un programme de formation des formateurs dans le domaine du gaming, en s’appuyant sur la solution HP Gaming Garage. Elle vise également à mettre en place une offre de formation en ligne au profit des jeunes détenteurs du «Pass Jeunes» au sein des Maisons de Jeunes, afin de démocratiser l’accès aux compétences numériques. Dans une déclaration à la presse, le directeur général de HP pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest, Salah Ouardi, a relevé que la multinationale accorde un intérêt particulier au principe d’équité digitale, notamment en matière de gaming, faisant observer que l’accord signé avec le ministère a pour objectif de favoriser l’accès de joueurs au Maroc à l’écosystème de gaming, tout en assurant leur accompagnement pour pouvoir développer leurs compétences.
La présidente et co-fondatrice d’eStem Morocco, Nezha Ghrissi, a de son côté noté que cette convention tripartite touche un secteur très prometteur pour le Maroc, à savoir le développement des industries de gaming. «La société HP met à notre disposition le HP Gaming Garage, une plateforme internationale de formation sur tous les métiers de l’industrie, qui sera mis à la disposition des jeunes à travers l’application «Pass Jeunes», ainsi que des workshops et des formations dans toutes les Maisons de jeunes du Maroc», a-t-elle précisé. Il faut noter que l’industrie du gaming connaît une véritable transformation au Maroc, passant d’un écosystème fragmenté à une véritable industrie nationale. Le pays ambitionne d’atteindre 1 % du chiffre d’affaires mondial estimé à 300 milliards de dollars, en s’appuyant sur ses incubateurs d’entreprises.