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La Direction du Trésor et des finances extérieures le confirme : Une croissance renforcée et des déséquilibres maîtrisés en 2025

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La DTFE confirme l’accélération de la croissance économique au niveau national. Cette dernière a atteint une moyenne de 4,6% sur les quatre trimestres de 2025, contre 3,8% en 2024. 

Résilience : Le bilan économique 2025 présenté par la DTFE met en évidence une année de consolidation pour l’économie marocaine, dans un environnement international relativement plus stable et favorable. L’activité économique a poursuivi, ainsi, son redressement, portée par la bonne dynamique des secteurs non agricoles et la reprise du secteur agricole après une année précédente difficile.

La Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE) livre les premiers résultats de l’année 2025. Le panorama tracé confirme une consolidation des agrégats économiques du Royaume et ce dans un contexte international marqué par la reprise graduelle chez les principaux partenaires et une relative stabilisation des marchés des matières premières. «L’activité économique a confirmé son orientation positive, portée par la dynamique soutenue des secteurs non agricoles et par une amélioration des performances du secteur agricole, tandis que le processus de désinflation engagé en 2024 s’est consolidé avec un retour durable de l’inflation à des niveaux modérés», indique la DTFE dans ce sens.

Et d’ajouter : «Les équilibres macroéconomiques se sont ainsi améliorés conformément aux objectifs de la Programmation budgétaire triennale (PBT), renforçant la résilience et la soutenabilité du cadre macro-budgétaire national». Dans les détails, la DTFE confirme l’accélération de la croissance économique au niveau national. Cette dernière a atteint une moyenne de 4,6% sur les quatre trimestres de 2025, contre 3,8% en 2024. Une dynamique soutenue principalement par la vigueur des activités non agricoles et la reprise de la valeur ajoutée du secteur agricole. «Compte tenu des écarts historiques observés entre les comptes nationaux trimestriels et annuels, la prévision de croissance économique a été maintenue à 4,8%, soit son niveau le plus élevé depuis 2017, traduisant ainsi la résilience de l’économie nationale et la pertinence des politiques économiques mises en œuvre. La campagne agricole 2024/25 s’est clôturée avec une amélioration de la production céréalière à 43 M.Qx, en hausse de 39 % par rapport à la campagne précédente (31,2 M.Qx), contribuant ainsi à une reprise notable de la valeur ajoutée agricole à 3,7% (moyenne des quatre trimestres) après une baisse de -4,5% en 2024», apprend-on.

Au niveau des activités secondaires, la DTFE indique que le secteur du BTP a maintenu sa bonne performance avec une croissance de 8,2%, portée par les grands chantiers d’infrastructures et par les projets initiés dans le cadre de l’accueil d’évènements sportifs de grande envergure. Pour sa part, le secteur industriel a enregistré de bonnes performances, comme en atteste l’amélioration de la production industrielle (4,1%) et du taux d’utilisation des capacités de production industrielle (1 point) qui se situe à 78,7%. De son côté, la production des phosphates et de ses dérivés a enregistré une hausse de 7,5% et de 5,2% respectivement contre 23,1% et 20,4% en 2024. Du côté des services, le Maroc a d’ores et déjà réalisé les objectifs de la feuille de route touristique pour 2026 en accueillant plus de 19,8 millions de touristes, soit une augmentation de 13,7% par rapport à 2024. Cette performance a entraîné une hausse significative du trafic aérien, avec un record de 36,4 millions de passagers ( 11,1%).

L’année 2025 a par ailleurs été marquée par le déficit du compte courant de la balance des paiements. Ce dernier ressort à 2,5 % du PIB contre 1,2 % en 2024. Le déficit de la balance commerciale a ainsi progressé de 48,2 milliards de dirhams (15,8 %) pour s’établir à 353,1 milliards de dirhams, et ce sous l’effet d’une hausse plus importante des importations des biens ( 8 %) par rapport à celle des exportations ( 2,8 %), ramenant ainsi le taux de couverture à 57 % contre 59,9 % il y a un an. Par ailleurs, le déficit budgétaire a poursuivi son trend baissier. Se référant à la DTFE, l’exécution de la loi de Finances 2025 (LF-25) s’est soldée par un déficit budgétaire de 60,5 milliards de dirhams, marquant un allégement de -1 milliard de dirhams ou -1,6% par rapport à 2024. Rapporté au PIB, ce déficit s’est établi à 3,5%, en amélioration de 0,3 point par rapport à l’année précédente.