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Pêche durable : Le Maroc, acteur clé de la gouvernance halieutique en Méditerranée occidentale

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Figurant parmi les zones les plus productives du bassin méditerranéen, la Méditerranée occidentale constitue un espace stratégique pour la sécurité alimentaire, l’économie bleue et l’emploi.

Ressources halieutiques : À travers son implication dans les différents programmes de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), le Maroc confirme son engagement en faveur d’une gestion durable des ressources marines et d’une coopération régionale renforcée pour préserver l’avenir de la pêche en Méditerranée occidentale.

Le Maroc consolide progressivement sa position d’acteur clé de la gestion durable des ressources halieutiques en Méditerranée occidentale. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM). Cette instance relevant du FAO met en avant les avancées du Royaume en matière de préservation des stocks de poissons, de recherche scientifique et de lutte contre la pêche illicite. Figurant parmi les zones les plus productives du bassin méditerranéen, la Méditerranée occidentale constitue un espace stratégique pour la sécurité alimentaire, l’économie bleue et l’emploi. Elle représente près de 20% des débarquements enregistrés dans la zone couverte par la CGPM, avec une activité particulièrement dynamique autour de la sardine et des sardinelles. Dans ce contexte, le Maroc joue un rôle actif dans la promotion des bonnes pratiques. Le Royaume participe, en effet, aux initiatives régionales visant à assurer une exploitation durable des ressources marines. Citons dans ce sens l’engagement du Royaume dans le processus de reconstitution du stock de pageot acarné (Pagellus bogaraveo) en mer d’Alboran, une espèce à forte valeur économique pour les communautés de pêcheurs marocaines et espagnoles.

«Face aux signes de surexploitation observés au cours de la dernière décennie, la CGPM a progressivement mis en place des mesures de gestion renforcées, culminant avec l’adoption en 2025 d’une règle de contrôle des captures destinée à encadrer durablement les prélèvements. Cette étape marque l’aboutissement de huit années d’efforts scientifiques et de coopération régionale», apprend-on de la CGPM. Au-delà de son adhésion aux initiatives régionales, le Royaume a accompli des avancées notables dans le développement d’une gestion halieutique fondée sur la science et les écosystèmes. On note dans ce sens le renforcement des capacités de collecte et d’analyse des données biologiques et socio-économiques ainsi que le développement des programmes de suivi des captures accidentelles d’espèces vulnérables. Les travaux menés dans le sud de la mer d’Alboran ont notamment permis d’améliorer la compréhension des interactions entre les activités de pêche et les espèces sensibles, tout en expérimentant des mesures visant à réduire ces impacts en collaboration avec les professionnels du secteur.

Selon le rapport, les chercheurs marocains ont également bénéficié de formations spécialisées et d’un accompagnement scientifique leur permettant de contribuer davantage aux évaluations des stocks halieutiques prioritaires. «Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large qui a permis à la Méditerranée occidentale de devenir la sous-région la mieux couverte en matière d’évaluation scientifique des ressources marines», explique la CGPM dans ce sens. Parallèlement aux efforts de gestion durable, le Maroc participe au renforcement de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). En avril dernier, des inspecteurs marocains ont pris part à une formation régionale organisée à Málaga, en Espagne, par l’Unité technique de la Méditerranée occidentale de la CGPM.
L’objectif étant d’améliorer les capacités nationales en matière de surveillance, de contrôle et d’inspection des activités de pêche, notamment à travers l’utilisation d’outils innovants et l’adoption de méthodologies harmonisées au niveau régional.