L’objectif serait de capitaliser sur les enseignements tirés de cette première expérience et mettre en place un dispositif plus structuré, capable de soutenir l’émergence de projets féminins à fort potentiel économique et social.
Economie sociale et solidaire : Le Secrétariat d’État chargé de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire renforce son programme Tahfiz Niswa, et ce dans le cadre de la feuille de route gouvernementale pour l’emploi et l’autonomisation économique des femmes. Après une première expérience menée avec l’appui de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), cette initiative vise à capitaliser sur les acquis du programme, renforcer sa gouvernance et développer des projets entrepreneuriaux féminins viables et à fort impact. Le département vient en effet de lancer une assistance technique qui portera sur l’évaluation des résultats du programme initial, l’élaboration d’outils méthodologiques pour accompagner les initiatives économiques des femmes ainsi que la conception d’un manuel de procédures destiné à améliorer la gestion, la transparence et l’efficacité du programme.
Le secrétariat d’état chargé de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire poursuit sa stratégie d’autonomisation économique des femmes. Après une première expérience menée en partenariat avec l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID), il entend désormais consolider les acquis du programme et renforcer les mécanismes d’accompagnement des initiatives entrepreneuriales féminines à travers le programme Tahfiz Niswa. Et ce, «Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale pour l’emploi et l’autonomisation économique des femmes, et après la mise en œuvre du premier programme d’autonomisation des femmes objet de la convention de la coopération technique entre le ministère et l’Agence espagnole de la coopération internationale pour le développement (AECID), dont l’un des objectifs majeurs la contribution au renforcement du poids économique et social du secteur de l’économie sociale et solidaire dans l’amélioration des conditions de vie de la population défavorisée et à l’amélioration de la visibilité du secteur», explique le secrétariat d’état chargé de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire. Le premier programme, mis en œuvre grâce à la coopération maroco-espagnole, avait pour ambition de renforcer le rôle de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables tout en contribuant à une meilleure visibilité du secteur. Aujourd’hui, les responsables du programme souhaitent aller plus loin.
L’objectif serait de capitaliser sur les enseignements tirés de cette première expérience et mettre en place un dispositif plus structuré, capable de soutenir l’émergence de projets féminins à fort potentiel économique et social.
Pour y parvenir, une assistance technique sera mobilisée autour de plusieurs axes stratégiques. Le premier consiste à réaliser un bilan approfondi du programme initial afin d’identifier les réussites, les difficultés rencontrées et les principaux enseignements à retenir. Cette analyse portera notamment sur les résultats obtenus, le nombre de bénéficiaires accompagnés, les emplois créés, les investissements mobilisés ainsi que les secteurs d’activité concernés.
L’évaluation permettra également de mettre en lumière les filières les plus prometteuses, les mécanismes d’accompagnement ayant démontré leur efficacité et les bonnes pratiques susceptibles d’être reproduites à plus grande échelle. Une attention particulière sera accordée à l’impact économique et social des initiatives soutenues ainsi qu’à leur capacité à perdurer dans le temps. En plus de ce diagnostic, le projet prévoit la conception d’une série d’outils méthodologiques destinés à renforcer la structuration des activités économiques portées par les femmes. Guides pratiques, référentiels, modèles organisationnels et supports d’accompagnement seront élaborés afin de faciliter la formalisation des projets et d’améliorer leur viabilité économique.
L’ambition est de constituer un portefeuille de projets entrepreneuriaux féminins solides, reproductibles et adaptés aux réalités des territoires. Ces initiatives devront servir de modèles de référence pour favoriser leur duplication dans d’autres régions du Royaume. La deuxième phase du projet sera consacrée à l’élaboration d’un manuel de procédures complet pour le programme Tahfiz Niswa. Véritable document de référence, ce manuel définira les règles de gouvernance, les mécanismes de financement, les procédures de sélection des projets et des incubateurs ainsi que les outils de suivi et d’évaluation. Le document précisera également les rôles des différents acteurs impliqués dans le programme, qu’il s’agisse du secrétariat d’État, des partenaires régionaux, des structures d’accompagnement ou des organismes de financement. L’objectif est de garantir une mise en œuvre harmonisée, transparente et efficace sur l’ensemble du territoire. Dans ce sens, le secrétariat d’État ambitionne de faire de Tahfiz Niswa un levier majeur de l’entrepreneuriat féminin et de l’inclusion économique. En renforçant les dispositifs d’accompagnement et en professionnalisant les outils de gestion, le programme entend contribuer durablement à la création d’emplois, à la croissance économique locale et à l’autonomisation des femmes, notamment dans les territoires les plus fragiles.









