Conjoncture : Les entreprises des services marchands non financiers abordent le deuxième trimestre 2026 avec un certain optimisme.
Selon la dernière note de conjoncture du HCP, 46% des chefs d’entreprise anticipent une hausse de l’activité, portée notamment par les transports et l’hébergement. Dans le commerce de gros, les perspectives sont plus modérées, avec 67 % des opérateurs tablant sur une stabilité des ventes. Au premier trimestre 2026, l’activité des services marchands non financiers s’est toutefois contractée selon la moitié des entreprises interrogées, sous l’effet notamment du recul des télécommunications et des transports aériens. Malgré ce contexte, les carnets de commandes sont restés globalement à un niveau normal et l’emploi a fait preuve de résilience.
Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) vient de publier sa note de conjoncture relative aux secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros, basée sur les enquêtes menées auprès des entreprises au titre du deuxième trimestre 2026. Ces données retracent à la fois le bilan de l’activité au premier trimestre et les perspectives des opérateurs pour le trimestre en cours. Dans les services marchands non financiers, les chefs d’entreprise affichent un certain optimisme pour le deuxième trimestre 2026. Ainsi, 46 % d’entre eux anticipent une progression de l’activité, contre 15 % qui prévoient un recul. Cette dynamique devrait être soutenue principalement par les bonnes performances attendues dans les transports aériens, l’entreposage et les services auxiliaires des transports, les transports terrestres ainsi que l’hébergement.
À l’inverse, les activités de programmation et diffusion ainsi que les services postaux et de courrier devraient enregistrer une baisse de leur activité. Du côté de la demande, près de la moitié des entreprises interrogées (49 %) tablent sur une stabilité, tandis que 40 % s’attendent à une hausse. Les perspectives d’emploi demeurent également relativement favorables avec 59 % des dirigeants qui prévoient une stabilité des effectifs et 26 % envisagent des recrutements. Dans le commerce de gros, les anticipations dévoilent que 23 % des grossistes prévoient une augmentation du volume global des ventes au deuxième trimestre, tandis que 67 % s’attendent à une stabilisation. Cette évolution serait portée essentiellement par les performances attendues dans les autres commerces de gros spécialisés, le commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants, ainsi que le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
Par ailleurs, 81 % des grossistes jugent que le niveau des commandes devrait rester normal au cours du trimestre, tandis que la même proportion prévoit une stabilité des effectifs. S’agissant du premier trimestre 2026, les résultats des services marchands non financiers font ressortir une conjoncture plus contrastée. La moitié des chefs d’entreprise (50 %) déclarent une baisse de l’activité, contre 24 % qui font état d’une progression. Cette évolution reflète notamment le repli enregistré dans les télécommunications et les transports aériens, compensé en partie par la hausse observée dans l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que dans les transports par eau.
Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur s’est établi à 74%. Les carnets de commandes ont été jugés à un niveau normal par 86 % des entreprises interrogées. Sur le plan de l’emploi, 37 % des chefs d’entreprise signalent une hausse des effectifs, tandis que 49 % font état d’une stabilité.










