Santé : Le ministère de la santé va lancer une étude en vue d’examiner l’ampleur, la distribution et les déterminants des coûts supportés par les patients atteints de tuberculose et leurs ménages au Maroc afin de réduire les dépenses catastrophiques et améliorer l’efficacité économique du système de prise en charge de cette maladie.
Le ministère de la santé et de la protection sociale va mener une étude sur les coûts catastrophiques associés à la tuberculose (TB) au Maroc et leurs impacts sur les patients et leurs ménages. Cette analyse permettra d’orienter les politiques publiques vers une meilleure protection financière des patients et une optimisation de l’organisation des soins. Dans un contexte de renforcement progressif de la couverture sanitaire universelle (CSU) et de développement des mécanismes de protection sociale, il est essentiel de mesurer l’ampleur réelle de cette charge économique, d’en analyser les déterminants et d’identifier les groupes les plus exposés.
Dans le cadre de cette étude, il s’agira d’estimer la proportion de patients tuberculeux et de leurs ménages , d’ analyser la structure des coûts liés à la tuberculose , en distinguant les coûts médicaux directs, les coûts non médicaux directs et les coûts indirects liés aux pertes de revenus. Cette étude permettra d’identifier les principaux déterminants des coûts élevés, incluant les caractéristiques socio-économiques, cliniques et géographiques des ménages et d’évaluer les stratégies d’adaptation financières mises en œuvre par les ménages (endettement, vente d’actifs, appauvrissement progressif, déscolarisation, etc.). Elle identifiera les groupes les plus vulnérables, les ménages à faible revenu et les populations en situation de précarité. Des recommandations opérationnelles seront émises pour réduire les dépenses catastrophiques et améliorer l’efficacité économique du système de prise en charge de la TB.
Au Maroc, la tuberculose constitue non seulement un enjeu majeur de santé publique, mais également un déterminant important de vulnérabilité économique et sociale, touchant de manière disproportionnée les ménages les plus pauvres. Malgré la gratuité des services de diagnostic et de traitement assurés par le ministère à travers le Programme national de lutte antituberculeuse (PNLAT), la prise en charge de la TB engendre pour les patients et leurs ménages des coûts significatifs, souvent sous-estimés.









