Ensemble, ces programmes soutiendront une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc, une architecture qui mobilise les capitaux privés, crée des emplois
pour les jeunes et les femmes, et fait progresser les engagements climatiques du pays.
Financement : À travers deux programmes complémentaires, la Banque mondiale entend soutenir la stratégie Maroc Digital 2030, stimuler l’innovation et l’emploi, tout en mobilisant davantage de capitaux privés pour le financement des infrastructures climatiques et le développement d’une économie plus résiliente et inclusive.
La Banque mondiale apporte un nouvel appui financier à la transformation numérique et à la résilience climatique du Maroc. L’institution de Bretton Woods a approuvé récemment deux nouveaux programmes d’un montant global de 650 millions de dollars en vue de renforcer la résilience financière du pays face aux risques liés au climat, aux catastrophes et aux cyber risques. «Ces deux nouveaux programmes s’inscrivent au cœur des priorités de transformation du Maroc : une économie dynamisée par le numérique, un écosystème d’innovation dynamique et une nation financièrement résiliente, capable de gérer les risques climatiques, les catastrophes et les cyber risques d’un monde en mutation rapide», relève-t-on de Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. Et d’ajouter : «Ensemble, ces programmes soutiendront une architecture intégrée pour la prochaine décennie du Maroc, une architecture qui mobilise les capitaux privés, crée des emplois pour les jeunes et les femmes, et fait progresser les engagements climatiques du pays». Pour 250 millions de dollars, le programme d’accélération de la transformation numérique apportera un financement catalyseur pour soutenir la stratégie «Maroc Digital 2030».
La finalité étant d’accélérer le déploiement et l’adoption de services publics numériques centrés sur l’utilisateur au bénéfice des citoyens et des entreprises, de soutenir la transition du gouvernement vers les systèmes cloud, de renforcer le financement et les capacités de l’écosystème des start-up et de faire progresser l’innovation en matière d’intelligence artificielle (IA). Il est également question de soutenir la transformation numérique des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), de créer des emplois dans le secteur de l’externalisation et d’élargir le vivier de talents numériques. «Élaboré en étroite collaboration avec le gouvernement marocain et visant des résultats mesurables d’ici 2031, ce programme financé par la Banque mondiale met l’accent sur la promotion de la participation des jeunes et des femmes à l’économie numérique. Il vise à offrir un accès numérique aux services publics prioritaires via un portail national unifié, afin de réduire le recours aux démarches administratives en personne et d’améliorer la satisfaction et l’adoption par les utilisateurs», peut-on lire du communiqué de la Banque mondiale. Et de préciser que «le programme aidera les administrations publiques à adopter des solutions basées sur le cloud pour leurs nouveaux investissements informatiques, à renforcer les capacités d’innovation numérique basées sur l’IA grâce à des centres d’excellence, à mobiliser de capital-risque pour les start-ups, à créer des emplois dans le secteur de l’externalisation, à orienter les financements vers la numérisation des petites et moyennes entreprises et à renforcer le vivier de compétences numériques». Grâce à des mécanismes de partage des risques soutenus par le gouvernement, ce dispositif permettrait de mobiliser près de 200 millions de dollars de capitaux privés pour le financement des start-up et la numérisation des MPME. Par ailleurs, le programme de financement du climat et des risques au Maroc porte sur un montant de 400 millions de dollars. Il permettra ainsi de renforcer la résilience financière du Maroc face aux risques climatiques, aux catastrophes et aux cyber risques. Il contribuera, par ailleurs, à mobiliser des capitaux privés pour le développement des infrastructures climatiques du pays.
Se référant à la Banque mondiale, le programme mettra au point des instruments d’assurance contre les cyber risques et les catastrophes afin d’accroître la capacité de transfert des risques. Il consolidera, ainsi, les cadres institutionnels, renforcera aussi bien les infrastructures de paiement numérique pour accélérer les flux financiers après des chocs que les capacités des régulateurs financiers à superviser les risques climatiques et cyber pesant sur les banques et les assurances. «Afin de faciliter les investissements dans les infrastructures climatiques, le programme mettra en place une facilité de préparation de projets visant à développer un portefeuille de projets commercialement viables dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des transports durables et des infrastructures hydrauliques», explique la Banque mondiale.
Notons qu’au cours des cinq prochaines années, le programme vise à mobiliser jusqu’à 400 millions de dollars de capitaux privés, à mettre en place 1 milliard de dollars de financements prédéterminés en cas de catastrophe, et à étendre la couverture contre les cyber risques à au moins vingt entités financières, tout en contribuant à introduire sur le marché une nouvelle génération de projets d’infrastructures climatiques.









