Sous l’effet des réformes engagées
Gouvernance publique: Le portefeuille public affiche un bilan en forte progression au terme du mandat gouvernemental actuel. Investissements, chiffre d’affaires, résultat net et contributions au budget de l’État ont tous connu une hausse significative, traduisant, selon Nadia Fettah, les effets de la transformation de la gouvernance.
Le portefeuille public monte en puissance. Des performances inédites ont été observées au titre du mandat gouvernemental actuel. En cinq ans, les investissements ont affiché une croissance à deux chiffres grimpant ainsi de 98%. Une performance attribuée à la profonde réforme de la gouvernance des établissements et entreprises publics. Cette dynamique a été mise en exergue par Nadia Fettah, ministre de l’économie et des finances, lors de son intervention devant la Chambre des conseillers. En réponse à une question orale sur la réforme des établissements et entreprises publics (EEP), la ministre a précisé que les données disponibles montrent que le portefeuille public a enregistré, durant l’actuel mandat gouvernemental, des «résultats concrets et mesurables», se traduisant notamment par une hausse de 40% du chiffre d’affaires. Sur ladite période, le résultat net du portefeuille public est, quant à lui, passé de 16,4 milliards de dirhams à 26,6 milliards de dirhams, et ce après le dépassement des difficultés enregistrées en 2022. La ministre soulève également une progression de 54% des ressources transférées au budget général de l’État.
« L’importance de ces résultats ne réside pas uniquement dans l’ampleur des performances réalisées, mais reflète également une transformation du modèle de gestion du portefeuille public, qui est désormais davantage en mesure d’investir et de créer de la valeur, tout en recourant davantage à des financements durables et innovants sans garantie de l’État et en contribuant davantage aux finances publiques», explique la ministre. Et de rappeler que « le Maroc a adopté une approche moderne et innovante dans la gestion de son portefeuille public». Se référant à Nadia Fettah, le Royaume figure désormais parmi le cercle très restreint des pays disposant d’une politique claire de participation de l’État, considérant les établissements et entreprises publics comme un portefeuille stratégique intégré.
Dans ce sillage, la ministre a rappelé la création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE). «Cette réforme a permis de passer progressivement d’une logique de gestion individuelle des établissements à celle de «l’État actionnaire», qui fixe les objectifs stratégiques, évalue les résultats et assure le suivi des performances», a-t-elle expliqué. Et de conclure que « le portefeuille public a démontré une capacité croissante à accompagner et à mettre en œuvre les politiques publiques et les stratégies sectorielles, faisant état de plusieurs chantiers et études en cours dans divers domaines, notamment les énergies renouvelables, l’électricité, le secteur financier et la logistique».
Sous un autre angle, Nadia Fettah a dressé le bilan des biens de l’Etat. La situation arrêtée au 11 juin laisse appraître un patrimoine foncier de l’Etat de plus de 13,7 millions d’hectares, en hausse de 1,7 million d’hectares comparé à fin 2025. «Ce patrimoine constitue un levier pour l’investissement, le développement et la création d’emplois, ainsi qu’un outil essentiel pour accompagner les grands chantiers conduits sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI», souligne la ministre. Et de préciser : «Cette performance est le fruit de la vaste opération d’immatriculation foncière engagée par la Direction des domaines de l’État, à travers le dépôt de réquisitions d’immatriculation portant sur des terrains non immatriculés couvrant plus de 6,5 millions d’hectares, soit une progression de 381% par rapport à 2024, outre l’établissement de titres fonciers couvrant plus de 590.000 hectares». Selon la ministre, la part des terrains non immatriculés est devenue quasi inexistante, ne représentant plus que 0,03% du patrimoine foncier de l’État.
«L’enjeu ne réside pas uniquement dans l’importance du patrimoine foncier, mais également dans sa mobilisation au service de l’investissement et des projets publics», explique Nadia Fettah. Rappelons qu’en 2025, près de 32.000 hectares ont été mobilisés pour la réalisation de 308 projets d’investissement d’un montant global avoisinant 71 milliards de dirhams, lesquels devraient permettre la création d’environ 16.000 emplois. La moitié de ces projets est localisée dans les provinces du sud du Royaume, dans le sillage de la dynamique que connaissent ces territoires, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et des grands projets structurants, notamment le port de Dakhla Atlantique.
De même, 812 hectares ont été mobilisés au profit des équipements publics et des projets à caractère social, notamment des établissements scolaires, des hôpitaux et des infrastructures sociales.









