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Avec des rendements allant jusqu’à 57 quintaux par hectare : Le secteur céréalier retrouve des couleurs

© D.R

Les quantités collectées ont dépassé, au 15 juin, les 100.000 quintaux par jour au cours de la deuxième semaine de juin.

Campagne céréalière : Les premiers résultats de récolte font état de rendements satisfaisants et confortent les prévisions d’une production nationale avoisinant 90 millions de quintaux. Une performance attribuée à des conditions climatiques particulièrement favorables et à un ensemble de mesures d’accompagnement mises en œuvre par les pouvoirs publics.

 

La campagne céréalière 2025-2026 affiche des perspectives prometteuses. Les premières opérations de récolte révèlent de bons rendements et confortent les prévisions d’une production nationale avoisinant 90 millions de quintaux. Une performance portée par des conditions climatiques favorables et des mesures d’accompagnement mises en place par le gouvernement. C’est ce que l’on peut retenir en gros de l’intervention de Ahmed El Bouari, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, à la Chambre des conseillers. Selon le ministre, les données préliminaires des opérations de récolte en cours font état de bons niveaux de production céréalière, avec des rendements variant entre 15 et 57 quintaux par hectare selon les régions. «Les opérations de récolte et de commercialisation ont démarré progressivement, relevant que les quantités collectées ont dépassé, au 15 juin, les 100.000 quintaux par jour au cours de la deuxième semaine de juin», précise M. El Bouari. Et de préciser que «les régions de Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi concentrent à elles seules près de 84% des volumes collectés».

Le ministre a rappelé dans ce sens que la campagne agricole actuelle a été marquée par des conditions climatiques favorables. Le cumul des précipitations a atteint, au 12 juin, environ 571 mm, soit une hausse de 94% par rapport à la campagne précédente et de 45% comparativement à une année normale. Dans ce sillage, il a noté que son département avait pris, avant le lancement de la campagne de récolte, une série de mesures anticipatives, notamment la mise à disposition de 734.000 quintaux de semences certifiées de céréales à des prix subventionnés et uniformisés à l’échelle nationale, l’approvisionnement du marché national en près de 500.000 tonnes d’engrais, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du programme national de semis direct. A celà s’ajoute également le lancement effectif du programme d’irrigation de complément visant à atteindre un million d’hectares à l’horizon 2033, et ce en plus de l’élargissement de la couverture de l’assurance agricole et la restructuration de ses produits. Selon M. El Bouari, ces mesures, conjuguées à l’amélioration des conditions climatiques, ont contribué à une production prévisionnelle avoisinant les 90 millions de quintaux, dont 44 millions de quintaux de blé tendre, 21 millions de quintaux de blé dur et 25 millions de quintaux d’orge. S’agissant des capacités de stockage, le ministre a souligné que son département poursuit le renforcement des infrastructures dédiées au stockage des céréales à travers la création d’unités de proximité d’une capacité avoisinant deux millions de quintaux et le relèvement du taux de soutien aux investissements dans les infrastructures de stockage de 10% à 25%, en plus du développement d’un système national intégré de stocks stratégiques. « L’approche adoptée pour la commercialisation de la récolte nationale de blé tendre repose sur la priorité accordée à la production nationale et le renforcement de la sécurité alimentaire, à travers la fixation du prix de référence d’achat du blé tendre destiné aux minoteries industrielles à 280 dirhams le quintal et la suspension de la levée des droits de douane sur les importations de blé tendre durant les mois de juin et juillet 2026», explique le ministre.

Et d’ajouter: «Il s’agit, en outre, du partenariat scellé entre l’État et les professionnels afin de garantir la collecte de 15 à 20 millions de quintaux de blé tendre produit localement». Ladite approche se base également sur un mécanisme additionnel de constitution des stocks stratégiques consistant en l’octroi d’une prime de stockage de 3 dirhams par quinzaine pour chaque quintal de blé tendre national conservé, dans le but d’encourager la constitution d’un stock de réserve de huit millions de quintaux issus de la production locale, permettant ainsi d’améliorer la couverture des besoins pour une durée de six mois au lieu de trois mois.

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