Culture

Reconnu pour ses photographies analogiques: Daoud Aoulad-Syad explore les paysages humains à l’IF du Maroc

© D.R

Exposition
Du 17 juin au 31 août , le cinéaste marocain Daoud Aoulad-Syad présente son exposition personnelle «Le temps d’un battement de cil», à la Galerie Delacroix de l’Institut français du Maroc, dans le cadre de la première édition de Photo Tanger, le festival international de l’image.


Dans le cadre de son programme hors les murs, le Musée d’Art contemporain africain Al Maaden (MACAAL) assure le commissariat de l’exposition personnelle du photographe et cinéaste marocain Daoud Aoulad-Syad, « Le temps d’un battement de cil », à découvrir du 17 juin au 31 août 2026 à la Galerie Delacroix de l’Institut français du Maroc, dans le cadre de la première édition de Photo Tanger, le festival international de l’image. L’exposition est organisée en collaboration avec l’Institut français du Maroc et bénéficie du soutien de la Fondation Alliances, partenaire du festival. Depuis plus de 45 ans, Daoud Aoulad-Syad développe une œuvre photographique profondément ancrée dans la culture populaire marocaine.

Artistes de rue, amuseurs itinérants, forains et gens ordinaires occupent une place centrale dans son travail, nourrissant un récit visuel attentif aux gestes du quotidien, aux rencontres et aux formes discrètes de présence qui traversent l’espace public. Reconnu pour ses photographies analogiques en noir et blanc d’une grande force expressive, l’artiste dévoile ici une facette plus rarement montrée de sa pratique à travers une sélection de travaux en couleur. Réunissant trente-six images, dont vingt-quatre n’avaient jamais été tirées auparavant, l’exposition offre une nouvelle perspective sur son exploration de longue date du Maroc et de ses paysages humains.

Ce chiffre n’est pas anodin : il fait écho aux trente-six poses de la pellicule argentique, en référence directe aux procédés photographiques auxquels l’artiste demeure profondément attaché. Photographiant depuis l’intérieur plutôt qu’à distance, Daoud Aoulad-Syad construit une œuvre fondée sur la proximité. Ses images ne cherchent ni l’exotisme ni le spectaculaire; elles révèlent au contraire la densité du quotidien, les circulations permanentes, les temps d’attente, les activités marchandes et les formes ordinaires de coexistence qui composent la vie sociale.

Pensée par la scénographe Sara Ayoub avec la production scénographique de Mouad Laalou, l’exposition transforme la Galerie Delacroix en un espace de déambulation inspiré des rythmes de la rue. Le parcours se déploie en trois séquences : La Place (Sa7a), consacrée aux formes populaires de rassemblement ; La Ruelle (Znika), centrée sur les scènes du quotidien et les circulations intimes ; et La Galerie (Kisarya), dédiée aux dynamiques marchandes et aux espaces commerciaux populaires. À la fin du parcours, un film de Daoud Aoulad-Syad prolonge l’expérience de l’exposition. Cette présence rappelle la manière dont son œuvre se déploie depuis longtemps entre photographie et cinéma, deux pratiques nourries par une même attention aux gestes, aux rencontres et aux rythmes du quotidien. À travers cette nouvelle sélection, « Le temps d’un battement de cil» propose un regard sur le Maroc des années 80 à travers les gestes, les présences et les rythmes du quotidien.

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