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La France défie l’Irak dans un match menacé par des orages Un choc sous haute surveillance

© D.R

Deuxième journée
Face à la menace de violents orages ce lundi soir, l’équipe de France aborde son match contre l’Irak avec une double méfiance : celle d’un adversaire dos au mur, mais surtout celle d’un climat instable qui pourrait totalement paralyser la rencontre en raison d’un protocole sécuritaire américain ultra strict.


Sur le papier, l’affiche semble déséquilibrée entre des Bleus vainqueurs du Sénégal (3-1) et des Irakiens balayés par la Norvège (4-1). Pourtant, Didier Deschamps a injecté une forte dose de méfiance dans son groupe. Le sélectionneur rappelle que l’Irak a tenu tête à l’Espagne (1-1) en préparation. Mais au-delà de la tactique, c’est bien le climat de Philadelphie qui force le staff français mais également irakien à revoir tous leurs plans d’avant-match.

Le spectre des orages et d’un éventuel report
Les discussions dans les vestiaires tournent moins autour de la tactique que du ciel. Les prévisions météo annoncent de violents orages électriques sur la Pennsylvanie au moment du coup d’envoi. Aux États-Unis, la législation ne plaisante pas avec la foudre. Si un éclair est détecté dans un rayon de 13 kilomètres autour de l’enceinte, le match sera instantanément arrêté et les acteurs renvoyés aux vestiaires.
Ce protocole impose une pause obligatoire de 30 minutes. Le problème ? Chaque nouvel impact de foudre réinitialise le chronomètre à zéro. La rencontre pourrait ainsi se transformer en un véritable marathon nocturne haché par les interruptions, à moins que la FIFA ne se voie contrainte de reporter la partie au lendemain si les conditions devenaient trop dangereuses. Irakiens comme Français devront donc faire preuve d’une force mentale à toute épreuve pour rester concentrés, qu’importent les caprices du ciel américain.

Enjeu crucial pour la qualification
Au-delà du défi climatique, l’enjeu reste de taille. Victorieuse du Sénégal (3-1) pour son entrée en lice, l’équipe de France a une nouvelle occasion de briller face à l’Irak à Philadelphie pour décrocher dès lundi son billet pour les 16e de de finale du Mondial-2026.
Les Bleus ont finalement eu la peau des Lions de la Teranga mardi dernier à East Rutherford et ont idéalement lancé leur Coupe du monde dans le sillage de leur grande vedette Mbappé, auteur d’un doublé. Il s’agit désormais de garder le même élan et le même rythme tout en sécurisant d’ores et déjà la qualification pour le prochain tour, histoire de s’éviter une corvée inutile et d’aborder plus sereinement le choc contre la Norvège d’Erling Haaland, quatre jours plus tard à Foxborough, avec pour enjeu la cruciale première place du groupe I. L’Irak étant sur le papier l’adversaire le plus faible de la poule, la tâche devrait être théoriquement une formalité pour les Tricolores, qui font partie des principaux prétendants au titre suprême. Mais pas question de se faire piéger par une formation qui a certes été écrasée par les Norvégiens (4-1), mais qui avait tout de même réussi à tenir en échec rien de moins que l’Espagne en match de préparation (1-1), le 4 juin à La Corogne.

La vigilance est donc de mise et Didier Deschamps n’a cessé de marteler ce message à ses hommes durant les six jours précédant la rencontre.
«Ne les considérez pas comme une petite équipe parce que ce n’est pas le cas, je peux vous l’assurer», leur a-t-il dit juste avant la dernière séance d’entraînement, selon une vidéo diffusée par la Fédération française de football, rappelant le succès des Lions de la Mésopotamie lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars au Mexique.

Le mur du 100 pour Mbappé
Pour ne pas connaître de mauvaise surprise, le sélectionneur Didier Deschamps a décidé de ne pas trop bouleverser son onze de départ et de mobiliser ses cadres.
Kylian Mbappé ne manquerait lui pour rien au monde ce deuxième acte. L’attaquant du Real Madrid, qui est devenu mardi dernier le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avec 58 réalisations, peut encore un peu plus entrer dans la légende en atteignant le cap des 100 apparitions sous le maillot bleu. Et s’il arrivait à agrémenter son total de deux autres buts, il égalerait le record de Miroslav Klose et de Lionel Messi en Coupe du monde (16).
Un défi à la mesure de ce joueur hors normes, plus que jamais galvanisé par son épreuve fétiche et qui a encore une fois prouvé combien il était indispensable à la sélection française. Avant son duel tant attendu avec le serial buteur de Manchester City, Erling Haaland, nul doute qu’il aura à coeur de marquer à nouveau les esprits et son territoire.

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