Culture

Majid Al Muhandis, Macy Gray, Ninho…. / Mawazine 2026 : Ces artistes qui ont enflammé les scènes

© D.R

Concerts
Le coup d’envoi de la 21ème édition du Festival Mawazine Rythme du Monde a été donné vendredi 19 juin à Rabat. Des dizaines de milliers de festivaliers ont répondu présent pour célébrer une programmation riche et plurielle, portée par des artistes de renommée internationale, arabe, africaine et marocaine. En voici les temps forts !


Entre rap francophone, musiques d’Afrique, chanson arabe, rythmes populaires égyptiens et répertoire marocain, la soirée inaugurale a donné le ton d’une édition placée sous le signe de l’ouverture, du dialogue des cultures et de la célébration collective. De l’OLM Souissi à Bouregreg, de Nahda à Salé, en passant par le théâtre national Mohammed V, chaque scène a offert une expérience unique, témoignant de la richesse artistique qui caractérise le festival. À l’OLM Souissi, Ninho a inauguré la programmation internationale de cette édition 2026 devant un public particulièrement enthousiaste. Très attendu, l’artiste a livré une performance puissante portée par l’efficacité de son répertoire, la force de son écriture et une relation directe avec son public. Sa présence en ouverture confirme la volonté de Mawazine d’accueillir les plus grandes figures des musiques actuelles et de proposer une programmation en phase avec les attentes des nouvelles générations. Sur la scène Bouregreg, The Ancestors ont ouvert la programmation africaine dans une atmosphère à la fois spirituelle, festive et fédératrice.

Le groupe togolais a séduit le public grâce à une proposition musicale authentique, profondément enracinée dans les traditions du continent tout en restant résolument contemporaine. «Nous sommes venus avec notre identité, notre style musical et la fierté de représenter le Togo. Être à Mawazine est un grand honneur pour nous», ont confié les membres du groupe lors de leur rencontre avec la presse. Leur prestation a illustré la place essentielle qu’occupe la scène africaine au sein du festival et la volonté de Mawazine de mettre en lumière la richesse culturelle du continent.

Hassan Chakouch, Saad Soghayar…sur la scène Nahda
À Nahda, Hassan Chakouch et Saad Soghayar ont offert au public une soirée placée sous le signe de la convivialité et de la fête. Très apprécié du public marocain, Hassan Chakouch a tenu à exprimer son attachement au Royaume et à Mawazine : « C’est un très grand honneur pour moi de me produire à Mawazine, l’un des plus grands festivals au monde. Le Maroc est mon deuxième pays, et je suis venu pour rendre les gens heureux». Saad Soghayar a, quant à lui, rappelé l’importance de la musique populaire dans l’expression des réalités et des émotions du quotidien, contribuant à faire de la scène Nahda un véritable espace de proximité et de communion avec le public. Samedi soir, la star irakienne Majid Al Muhandis a livré quant à lui un concert mémorable sur la même scène. L’artiste à la voix chaleureuse a interprété ses plus célèbres chansons romantiques. La star a exprimé, lors d’une conférence de presse, sa gratitude envers le public marocain pour son soutien déterminant depuis le début de son parcours artistique, saluant son authenticité et sa manière d’interagir avec les différentes couleurs musicales. Il a également salué le goût artistique raffiné de son public, qu’il a pu constater à plusieurs reprises, notamment lors de ses précédentes participations à Mawazine, ainsi que lors de son passage en tant qu’invité au Festival international d’Ifrane.
Une soirée mémorable de Mayada El Hennawy au théâtre national Mohammed V
Au théâtre national Mohammed V, Mayada El Hennawy a offert au public un moment d’exception placé sous le signe de la grande chanson arabe. Sa voix emblématique, son élégance et l’intensité émotionnelle de son répertoire ont ouvert la programmation du théâtre dans une atmosphère d’écoute, de respect et de raffinement artistique. Sur la même scène, la star américaine de la musique soul Macy Gray à livré une magistrale soirée jazz le samedi 20 juin. Elle a présenté une prestation artistique qui restera dans les annales de cette édition. Le public, venu en masse célébrer cette icône de la musique contemporaine, a été conquis par un répertoire savamment orchestré, mêlant nostalgie et énergie débordante. La soirée a débuté sur les chapeaux de roues, l’artiste enchaînant des titres phares tels que «Witness», «Thinking of you», l’irrésistible «Do something», ou encore «Why didn’t you call me». L’un des moments d’orgue de ce concert d’exception fut sans conteste l’interprétation poignante de «Creep», reprise audacieuse du célèbre premier single du groupe de rock britannique Radiohead, magnifiée par la tessiture unique de Macy Gray. Voix immédiatement reconnaissable, au timbre éraillé caractéristique, et présence magnétique, l’artiste a imposé son univers profondément singulier sur la scène prestigieuse de la capitale. Oscillant avec une aisance saisissante entre émotion brute, groove rythmé et élégance vocale, la chanteuse a offert un moment rare et hors du temps.

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